Alix de ChampagneSa généalogie sur le site Medieval Lands., née vers 1195-1196 et morte en 1247, est la fille d', roi de Jérusalem, et d'Isabelle de Jérusalem.
Elle devient reine de Chypre en épousant .
Biographie Fiançailles et mariage Peu après sa naissance, Son père , roi de Jérusalem, négocie un traité de rapprochement entre les royaumes de Jérusalem et de Chypre et fiance ses trois filles, Marie, Alix et Philippe avec Guy, Jean et Hugues, les trois fils d’, roi de Chypre..
Avec la mort d’ de Champagne, survenue le , le rapprochement prévu entre les deux royaume mène à une union, car est élu roi de Jérusalem., et le projet de fiançailles est par la suite oublié. D’ailleurs Marie, l’aînée des sœurs et Jean, le fiancé d’Alix, sont morts avant 1205 et Guy meurt vers 1207Foundation for Medieval Genealogy..
Après la mort d’, les deux royaumes sont de nouveau séparés et confiés à des régents, les héritiers étant encore mineurs. Jean d’Ibelin dirige le royaume de Jérusalem au nom de Marie de Montferrat, la demi-sœur aînée d’Alix, et Gautier de Montbéliard dirige le royaume de Chypre au nom d’.. Les deux régents reprennent le projet de rapprochement des royaumes et négocient le mariage d’Alix avec Hugues, bien que Philippe, la fiancée d’Hugues, soit encore en vie. Le mariage est célébré en .
La régence de Chypre Hugues meurt huit ans plus tard, le , laissant deux filles et un fils , âgé de quelques mois. La régence est confiée à la reine-mère, Alix de Champagne, qui confie la baylie du royaume à Philippe d’Ibelin..
En , elle accorde des privilèges commerciaux aux Génois.. En 1220, Pélage Galvani, légat de la cinquième croisade se rend dans l’île pour régler un litige entre le clergé et la noblesse : avant la conquête de l’île par Richard Cœur de Lion, les monastères grecs possédaient de nombreux domaines. Ces monastères, ainsi que leurs domaines, sont ensuite passés sous la tutelle de monastères latins, mais les rois Guy de Lusignan et son frère en avaient distribué aux nobles. L’Église latine, se considérant comme spoliée, les revendiquait, mais sans succès jusqu’alors. Après les négociations et l’intervention de Pélage, la régente rédige en les accords de Limassol : la noblesse accepte de payer la dîme sur tous ses domaines, ainsi que la taille ecclésiastique sur les serfs dépendant des anciens domaines ecclésiastique, et le clergé reconnaît à la noblesse la possession de ces domaines..
En 1225, un litige entre Philippe et Alix, arbitré par le pape , écarte Alix et confirme Philippe d'Ibelin comme régent. Apparemment, elle avait tenté de retirer la baylie du royaume à Philippe voulant la confier à son second mari, , qu’elle avait épousé en .
Elle se retire en Syrie et se sépare de son second mari en 1227 sur le motif de la consanguinité. À la mort de Philippe d’Ibelin, la régence est reprise par le frère de ce dernier, Jean d’Ibelin, seigneur de Beyrouth. Des opposants à ce dernier se regroupent autour d’Alix, et font appel à l’empereur , suzerain du royaume de Chypre et roi de Jérusalem par mariage, pour mettre fin à la régence d’Ibelin. Ce dernier vient en Orient avec la sixième croisade, démet le régent de ses fonctions, mais garde la régence pour la confier à cinq barons chypriotes..
Épisode champenois Lorsque son père s’était engagé dans la troisième croisade, il n’était pas encore marié et avait déclaré dans son testament que le comté de Champagne reviendrait à son frère Thibaut s’il ne revenait pas d’Orient. À sa mort, la Champagne était effectivement revenue à , lequel meurt en 1201, laissant un enfant en bas âge, sous la régence de sa mère Blanche de Navarre. Mais les filles d’ estiment que leur père ne pouvaient pas les déshériter et ne l’aurait pas fait s’il avait su qu’il aurait des enfants, et revendiquent le comté de Champagne. Ce sont d’abord Philippa de Champagne, la sœur cadette d’Alix, et son mari Érard de Brienne qui déclenche la guerre de succession de Champagne, avant de renoncer au comté en 1221. Mais Alix n’y renonce pas et revendique à son tour la succession en 1231. Elle est soutenue par un nombre important de barons français qui l’ont d’ailleurs appelée, plus ou moins en révolte contre Blanche de Castille et reprochant à son soutien à la régente. Alix ne s’est pas dépêchée et n’arrive en France qu’au début de l’, ce qui nuit fortement à ses projets, car les principaux barons du royaume ont fait leur soumission au roi . En , elle renonce à la Champagne moyennant la somme de quarante mille livres tournois et un domaine de deux mille livres tournois de revenus..
Alix retourne dans la Syrie franque. En 1236, elle tente de s’installer à Chypre, mais son fils lui fait comprendre qu’elle n’y est pas la bienvenue.. En 1241, elle épouse Raoul de Soissons, seigneur de Couevre, un croisé venu combattre en Terre sainte en 1239 avec la croisade de de Champagne.
La régence de Jérusalem Pendant son absence, une guerre civile, appelée guerre des Lombards, avait fait rage entre les barons levantins et les partisans de l’empereur. Mais pour les barons du royaume, cette situation posait un problème juridique car l’empereur, représentait le souverain légitime du royaume, en la personne de son fils , roi de Jérusalem depuis la mort de sa mère , morte en 1228. Appliquant les lois du royaume, les barons avaient demandé que leur roi réside dans le royaume, mais avait refusé. Considérant le refus de d’accéder à leur demande, et le fait que sa régence prend fin le , les barons légitiment leur position en nommant le Alix et son mari Raoul de Soissons comme régent du royaume, afin de s’assurer une position politique légitime face à Richard Filangieri, représentant de l’empereur. Cette action rallie autour d’Alix la plupart des barons, et Filangeri est vaincu et chassé de Tyr le . Raoul de Soissons demande alors à recevoir la ville de Tyr, au nom de sa régence, mais Philippe de Montfort préfère la garder pour augmenter son fief de Toron et, soutenu par les autres barons, fait comprendre à Raoul que le titre de régent est uniquement symbolique. Ulcéré, Raoul quitte la Terre Sainte et sa femme et repart en Occident au début de l’..
Alix de Jérusalem reste à Saint-Jean-d’Acre et assumant le titre (symbolique) de régente du royaume de Jérusalem, et meurt en 1247.
Mariages et enfants Elle épouse en 1210 roi de Chypre et eut : Marie de Lusignan (morte en 1251), mariée en 1233 au comte (1200-1244) ; Isabelle de Lusignan (morte en 1264), mariée en 1233 avec Henri de Poitiers-Antioche (mort en 1276) ; (1217-1253), roi de Chypre.
Elle se remarie en 1225 avec (mort en 1252), prince d'Antioche et comte de Tripoli, mais le mariage est annulé deux ans plus tard pour des raisons de consanguinité.
Elle épouse enfin en 1241 Raoul de Soissons, mais ce dernier l'abandonne et rentre en Europe en 1244.
Notes et références
Annexes Bibliographie Benjamin Bourgeois, « Étude de cas - Alix de Champagne : continuité de la royauté et enjeux politiques », dans La royauté : dynamiques et représentations. Royaumes de Jérusalem, Chypre et Arménie cilicienne. , Thèse de doctorat en histoire sous la direction d'Isabelle Augé, Université de Montpellier Paul-Valéry, , , . .
. Foundation for Medieval Genealogy : de Chypre. Alix de Jérusalem. .
Articles connexes
Liens externes
Catégorie:Naissance en 1195 Alix de Champagne Catégorie:Décès en 1246 Catégorie:Article dont une information diffère dans l'infobox Alix de Champagne Catégorie:Régent du XIIIe siècle Catégorie:Princesse d'Antioche Catégorie:Personnalité du royaume de Jérusalem Catégorie:Comté de Jaffa et d'Ascalon