est un film japonais réalisé par Kenji Mizoguchi et sorti en 1948.
Synopsis A Osaka, Fusako Owada, une veuve de guerre, ayant perdu son bébé tuberculeux, rencontre par hasard sa sœur Natsuko, qui, jusque-là, vivait en Corée. Celle-ci lui apprend le décès de leurs parents, victimes de malnutrition. Entraîneuse de cabaret, Natsuko s'installe chez Fusako qui travaille comme secrétaire chez un patron du marché noir. Fusako est également la maîtresse de celui-ci. Mais, un jour, fuyant une perquisition policière, elle le surprend, chez elle, en compagnie de sa sœur. Terriblement déçue, elle choisit alors de se prostituer. La fille de ses amis, Kumiko, est volée par un faux-étudiant, dépouillée par des filles de joie "pillardes". Fusako échoue bientôt à l'hôpital où sa sœur, partie à sa recherche, finira par la retrouver. Natsuko est enceinte et, tout comme sa sœur, atteinte de la syphilis.
Fiche technique vignette|Kinuyo Tanaka (au centre) dans Femmes de la nuit. Titre du film : Femmes de la nuit Titre original : Réalisation : Kenji Mizoguchi Scénario : Yoshikata Yoda, d'après un scénario original d' intitulé Photographie : Montage : Tazuko Sakane Décors : Costumes : Tsuma Nakamura Musique : Hisato Ōzawa Production : Mitsuhio Shimizu Société de production : Shōchiku Pays de production : Japon Langue originale : japonais Format : noir et blanc - 1,37:1 - 35 mm - son mono Genre : drame Durée : 75 minutes (métrage : huit bobines - ) Date de sortie : Japon :
Distribution Kinuyo Tanaka : Fusako Owada Sanae Takasugi : Natsuko Kimijima Tomie Tsunoda : Kumiko Owada Minpei Tomimoto : Koji Owada, beau-frère de Fusako : Tokuko Owada, belle-mère de Fusako : Kenzo Kuriyama Kumeko Urabe : tenancière de bordel Kikue Mōri : propriétaire d'un magasin de vêtements d'occasion
Commentaire Bien que l'occupation américaine du Japon , écrit Noël Simsolo dans son ouvrage consacré à Kenji Mizoguchi (Cahiers du cinéma/Le Monde).. Yoshikata Yoda, fidèle scénariste du réalisateur japonais, décrit la situation d'après-guerre de cette façon :
Aux geishas, désormais condamnées, ont succédé les filles de rue. Le sujet, évoqué par les romans et notamment par (1911-1983) dans La Porte de la chair (1947), est à la mode. Le film de Mizoguchi, d'abord intitulé Le Quartier des petites vertus, est, de fait, le premier film à connaître un grand succès depuis la guerre.
À cette époque, Mizoguchi ressent le besoin de dresser un nouvel état des lieux du monde de la prostitution. . Yoshikata Yoda explique notamment : .. Influencé par les méthodes néoréalistes qu'il vient de découvrir, Mizoguchi .
Mais, selon Noël Simsolo, Femmes de la nuit est aussi une œuvre expiatoire. , ajoute-t-il. Rappelons ici que l'épouse du cinéaste, Chieko Mizoguchi, atteinte de la syphilis, sombra dans la folie au cours du tournage de La Vengeance des 47 rōnin en 1941 et dut être internée.
Femmes de la nuit demeure, suivant Jacques Lourcelles, le film le plus noir de son auteur, même si par Mizoguchi, affirme-t-ilIn : Dictionnaire du cinéma/Les Films, Robert Laffont..
Distinction 1949 : prix Mainichi de la meilleure actrice pour Kinuyo Tanaka (conjointement pour Une poule dans le vent).
Notes et références
Liens externes
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