Cour-sur-Heure (en wallon Cour) est une section de la commune belge de Ham-sur-Heure-Nalinnes située en Région wallonne dans la province de Hainaut.
C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977.
Toponymie Le nom de Cour-sur-Heure trouve son origine dans le gallo-roman CORTE, terme issu ultimement du latin cohors, cohortis, et signifiant « cour de ferme », « enclos » par extension « ferme, domaine rural » et qui a donné en ancien français cort, curt > court, orthographié cour à l'époque moderne, d'après le latin curia, par rapprochement étymologique erroné.
On retrouve d’ailleurs cette racine dans le mot wallon corti « jardin », mais qui représente le dérivé cortilis, curtilis > ancien français courtil « jardin ». L'ancien français cort, curt est à l'origine du dérivé courtois (courtisan étant un emprunt à l'italien).
Le déterminant complémentaire sur-Heure se réfère au nom du cours d’eau, l'Eau d'Heure, anciennement l'Heure, qui traverse le village.
Géographie
Morphologie urbaine
Hameaux et lieux-dits Martinsart. Fours à Chaux. Hurlugeai. Le Lotot. Les Hayettes. Gomerée. Le Tordoir. Les Minières.
Hydrographie Cour-sur-Heure possède des cours d'eau :
Eau d'Heure, ruisseau du Moulin, ruisseau de Péruwelz.
Bois
Bois Jacques.
Évolution démographique
Sources : INS, Rem. : 1831 jusqu'en 1970 = recensements, 1976 = nombre d'habitants au 31 décembre.
Gentilé Les habitants de Cour-sur-Heure sont les Courois. Leur appellation populaire est Bidaudu(e)., ou Bidaudus, allusion à Bidaudus, petit buste de pierre grossièrement taillée, mascotte de la commune, caricature du bidardus (bidaldus, bidaudus), désignant un fantassin armé de deux dards, remplacés ici par un verre de bière dans une main et une couque plate dans l'autre. . En mention, le petit buste a été maçonné sur le mur de l'ancienne mairie, avec protection par barres de métalphoto en p 16, ce qui n'a pas empêché un enlèvement de la tête en , remise en place en article.
Histoire gauche|vignette|Le village au milieu du . Le site de Cour-sur-Heure était déjà occupé à l'époque romaine, un cimetière y ayant été signalé à la Terre du Buisson.
Il est fait mention pour la première fois du domaine agricole de Curt dans la seconde version du pouillé des biens de l’abbaye de Lobbes au . Il s’y trouve une chapelle, annexe de la paroisse de Berzée. En 1243, le doyen du concile de Thuin atteste que l’abbaye d’Aulne n’est pas tenue de fournir les cloches ni à Berzée, ni à Cour.
À la demande de l’écuyer Jean de Glymes, chanoine de Saint-Barthélemy à Liège et seigneur de Cour, la chapelle est érigée en église paroissiale en 1589 par l’évêque de Namur, sous le patronage de saint Jean-Baptiste. Cette nouvelle paroisse dépend du concile de Biesme puis de celui de Walcourt.
Cette église est remplacée en 1880 par un nouveau bâtiment dû à l’architecte Auguste Cador, de Charleroi.
Au , la terre de Cour entre dans le patrimoine des seigneurs Morialmé, propriétaire également d’Ham-sur-Heure et Nalinnes.
En 1512, elle passe aux mains des Glymes qui la garderont jusqu’à la fin de l’Ancien Régime.
À ce sujet, une étude de Marc Belvaux, un généalogiste, nous apprend que ces nouveaux seigneurs du lieu — des Glynes, ou en thiois, des Gelinden, du pays de Looz (ou Borgloon, dans le Limbourg) — se sont approprié le nom et les armes des Glymes du Brabant à la fin du .
Affaire dite « du tarmac » 1975 Tirs de mines Une carrière de pierre calcaire s'étendait le long du village de Cour-sur-Heure et les tirs de mines étaient faits sans précaution. Le , une violente explosion a fissuré les maisons et a fait retomber des blocs de pierre dans le village.
Paul de Métairy (Paul Verhoeven, à l'époque) a organisé la défense des habitantsLivre archives Cour-sur-Heure mourra-t-il ?, 535 pages, bibliothèque du château de Ham-sur-Heure, pp. 1 à 35 - réédition 2020, éditions BOD . . Une grosse pierre ayant traversé un groupe d'enfants et de parents à la sortie de l'école, il réussit à mobiliser la presseIdem, et journaux Le Rappel et la Nouvelle Gazette, 23 et 28 décembre 1976..
Unité de produits goudronnés Les exploitants de la carrière prévoient alors d'implanter une unité de produits hydrocarbonés, dont les gaz cancérigènes pouvaient être retenus dans la vallée. Paul de Métairy mobilisa la population et les médias, obtenant la décision au niveau communal () et provincial ()Livre supra p 38 à 183, journal Nouvelle Gazette 31/08/1977, 08/09/1977, 27/09/1977, Journal et Indépendance 27/09/1977 et 29/09/1977, Le Rappel 29/09/1977, Nouvelle Gazette 29/09/1977, 30/09/1977, 06/10/1977, 11/10/1977, 12/10/1977, éditorial 15/10/1977, 22/10/1977, 24/10/1977, 25/10/1977, 27/10/1977, 27/02/1978, 11/03/1978, 15/03/1978..
Le , l'affaire est portée en appel au niveau ministériel. Le , une nouvelle action est organisée (incendie de pneus). Les auteurs des faits sont placés en détention préventiveLivre supra p 189 à 229. Le sénateur Duvieusart intervient et une libération a lieu le Livre supra p 189 à 259, La Cité 08, 09 et 10/05/1978, Nord Éclair 08/05/1978, la Nouvelle Gazette 08 et 09/05/1978, 12/05/1978, 16/05/1978, 23/05/1978Livre supra, p. 322 (coupure de presse).
C'est le ministre Robert Urbain qui refusa le recours de la carrièreLa Nouvelle Gazette 29/09/1978, 16/12/1978, 23/12/1978, Le Rappel 16/12/1978. À la suite de ces actions, cette implantation ne s'est pas faite.
Liste des bourgmestres de 1830 à 1977
Patrimoine et culture
Patrimoine architectural et mémoriel Cour-sur-Heure possède des bâtiments historiques :
une église dédiée à saint Jean-Baptiste, qui est construite en 1905-1906 par l'architecte Henri Leborgne de Gilly en style néo-roman, un château-ferme qui faisait partie du domaine agricole de Lobbes en 868-869, et détaché en 960, date du , l'ancienne maison communale de style néo-classique édifiée vers la moitié du , et qui abrite l'école communale.
Monuments funéraires L'église compte plusieurs monuments funéraires dont la grande pierre tombale d'Antoine de Glymes et de Jehenne de Ferro, seigneurs du lieu, tous deux décédés en 1588, représentés en gisants avec leurs armoiries respectives.
Folklore La marche Saint-Jean-Baptiste qui est fêté le dimanche le plus proche du .
Enseignement École communale de Cour-sur-Heure, rue Saint-Jean.
Galerie
Lieux publics
Cimetière Cimetière de Cour-sur-Heure, rue Fonds des Bosquets.
Économie gauche|vignette|La station.
Le village a toujours vécu de l’agriculture et notamment de la culture de la betterave avant la Première Guerre mondiale. À partir de 1850, on ouvre des carrières de pierres calcaires, pour des fours à chaux, dont il subsiste des vestiges, et dont la réouverture avait été envisagée un moment en 1979 à la suite de l'interdiction de l'unité de produits hydrocarbonésLa Nouvelle Gazette, 2 avril 1979 Après le tarmac, une unité de fabrication de chaux à Cour-sur-Heure ?.
Transports
Le village de Cour-sur-Heure est desservi par les trains circulant sur la ligne 132 allant de Charleroi à Couvin.
Vie associative
Notes et références
Voir aussi
Articles connexes Ham-sur-Heure-Nalinnes Thudinie
Bibliographie
Marc Belvaux, Les Glymes de Cour-sur-Heure, sont-ils réellement des Glymes. Essai de réponse et généalogie de cette famille, Le Parchemin, 2004, , pp 329-354
. L. Soudan, Les curés de Cour-sur-Heure, Bulletin SPRA Charleroi, 1952, pp 33-42. L. Soudan, La terre et seigneurie franche de Cour-sur-Heure, Bulletin SRPA Charleroi, 1958, .
Liens externes Site de la commune de Ham-sur-Heure-Nalinnes. Site de l’Union des Villes et Communes de Wallonie asbl. Site culturel en coopération avec la commission de la culture Histoire de Cour-sur-Heure
Catégorie:Ham-sur-Heure-Nalinnes Catégorie:Commune avant fusion dans l'arrondissement de Thuin