Rachel de Queiroz, née le à Fortaleza et morte le à Rio de Janeiro, est une femme de lettres, dramaturge, traductrice et journaliste brésilienne. Elle est l'auteure d'un grand succès littéraire au Brésil, son roman, O Quinze. Elle est aussi la première femme à rejoindre l'Académie brésilienne des lettres, et en 1993 est encore la première femme à recevoir le prix Camões, le plus important prix littéraire du monde lusophone.

Biographie Elle naît à Fortaleza en 1910, de Daniel et Clotilde Franklin de Queiroz. En 1917, à la suite de la sécheresse de 1915, elle se rend avec sa famille à Rio de Janeiro, où elle suit ses études au Colégio da Imaculada Conceição jusqu’en 1925. Elle revient ensuite dans sa région natale et y devient ensuite journaliste. Sous le pseudonyme de Rita de Queluz, elle écrit quelques poèmes et le roman-feuilleton História de um Nome. Mais c'est en 1930, à 20 ans, qu'elle publie son premier véritable roman, O Quinze, un succès au Brésil. O Quinze désigne pour les Brésiliens l'année 1915 et la grande sécheresse de cette année-là. Le roman de Rachel de Queiroz décrit l'état de dénuement des paysans du Ceará dont les champs sont devenus arides et qui se jettent sur les routes pour quitter cette région, désespérés.

Alors que les tensions politiques montent au Brésil, elle est accusée un moment à tort d'être communiste. Dans les faits, explique-t-elle, elle avait été longtemps sympathisante du Parti communiste. Mais au moment où elle se décide à adhérer, dans les années 1930, des responsables du parti lui demande de faire preuve de bonne volonté en adaptant la trame de son deuxième roman, à l'époque à paraître, et de donner un meilleur rôle au personnage central, un prolétaire, João Miguel, dont elle avait fait un assassin : . Elle se rapproche des trotskistes. Pour échapper aux persécutions liées à son appartenance à la gauche, elle s'installe à Maceió en 1935. Pendant l'Estado Novo (régime brésilien de 1937 à 1945), elle est emprisonnée trois mois et voit ses livres brûlés avec ceux d'autres auteurs comme Jorge Amado, José Lins do Rego et Graciliano Ramos sous l'accusation d'être subversifs.

En 1940, elle rencontre un médecin, Oyama de Macedo, qui devient son compagnon, jusque sa mort en 1982. Par ailleurs, l'assassinat de Léon Trotski, toujours en 1940, sur ordre de Joseph Staline l'éloigne des mouvements de gauche. En 1964, elle soutient même le coup d'état militaire contre le président João Goulart et fait partie d'un Conseil fédéral pour la culture de 1967 à 1985.

Le , elle devient la première femme élues à l'Académie brésilienne des lettres. , précise-t-elle,

En 1993, elle remporte le Prix Camões (elle est la deuxième personnalité brésilienne et la première femme à remporter ce prix).

Elle meurt d'une attaque cardiaque le à Rio de Janeiro, deux semaines avant ses 93 ans.

vignette|259x259px|Rachel de Queiroz, 1977.

vignette|260px|Rachel de Queiroz avec ses amis Adonias Filho (à gauche) et Gilberto Freyre (à droite)

Œuvres O quinze (1930)

João Miguel (1932)

Dôra, Doralina (1975)

Memorial de Maria Moura (1992)

Caminho de pedras (1937) As três Marias (1939) A donzela e a moura torta (1948) O galo de ouro (1950) Lampião (1953) A beata Maria do Egito (1958) Cem crônicas escolhidas (1958) O brasileiro perplexo (1964) O caçador de tatu (1967) O menino mágico (1969) As menininhas e outras crônicas (1976) O jogador de sinuca e mais historinhas (1980) Cafute e Pena-de-Prata (1986) Teatro (1995) Nosso Ceará (1997) Tantos Anos (1998) Não me deixes : suas histórias e sua cozinha (2000)

Prix, récompenses et honneurs Prix Fundação Graça Aranha pour O quinze, 1930 Prix Sociedade Felipe d'Oliveira pour As Três Marias, 1939 Prix Saci, O Estado de São Paulo, 1954 Prix Machado de Assis, de l'Académie brésilienne des lettres, pour l'ensemble de son œuvre, 1957 Prix Teatro, de l'Institut National du livre (Instituto Nacional do Livro), et Prix Roberto Gomes, du ministère de l'éducation (Secretaria de Educação) de Rio de Janeiro, pour A beata Maria do Egito, 1959 Prix Jabuti de littérature pour enfant, du Conseil brésilien du livre (Câmara Brasileira do Livro) (São Paulo), pour O menino mágico, 1969 Prix national de littérature de Brasília pour l'ensemble de son œuvre 1980 Docteur honoris causa de l'Universidade Federal do Ceará, en 1981 Médaille Marechal Mascarenhas de Morais, 1983 : / Commandeur : Commandeur de l'ordre du Rio Branco, proposée par le Ministère des Relations extérieures, 1985 Grand commandeur de l'ordre du Mérite militaire du Brésil, 1986 Medaille de Inconfidência do Governo de Minas Gerais, 1989 Prix Camões, 1993 Docteur honoris causa de l'Universidade Estadual do Ceará - UECE, 1993 Docteur honoris causa de l'Universidade Estadual Vale do Acaraú, di Sobral, 1995 Prix Moinho Santista de Literatura, 1996 Docteur honoris causa de l'Universidade Estadual do Rio de Janeiro, 2000 Medaille Boticário Ferreira, du conseil municipal de Fortaleza, 2001 Troféu Cidade de Camocim, - Academia Camocinense de Letras e Prefeitura Municipal de Camocim

Références

Liens externes

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