Nicolas-Joseph Marey, dit puis , né le à Nuits-Saint-Georges (généralité de Bourgogne, actuel département de la Côte-d'Or)., mort le à Pommard (département de la Côte-d'Or)., est un homme politique de la Révolution française.

Biographie

Nicolas-Joseph, qui ne s'appelait encore que , est négociant à Nuits, quand éclate la Révolution française. D'une des familles parmi les plus honorables de la BourgogneLe général-comte de Gassendi (arrière-petit-neveu du philosophe Gassendi), pair de France, ancien conseiller d'État et sénateur, marie sa fille unique à M. , chevalier de la Légion d'honneur, ancien maire de Nuits, ancien membre du conseil général de la Côte-d'Or, et sa petite fille à M. Ernest Marby-Monge, ancien officier d'artillerie ; le premier, cousin germain ; et le deuxième, frère du général Marey-Monge., il avait une grande instruction complétée par de nombreux voyages dans toute l'Europe..

La France devient une monarchie constitutionnelle en application de la constitution du 3 septembre 1791.

Le même mois, Nicolas-Joseph Marey est élu député suppléant du département de la Côte-d'Or, le troisième sur quatre, à l'Assemblée nationale législative. Il n'est cependant pas appelé à siéger.

Mandat à la Convention La monarchie prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.

En , Nicolas-Joseph Marey est élu député de la Côte-d'Or, le septième sur dix, à la Convention nationale.

Le , en tant que membre du Comité de la marine, il est élu membre, aux côtés de Jean-Jacques Bréard (député de Charente-Inférieure), d'Henri de Rochegude (député du Tarn), de Jean-Pascal Rouyer (député de l'Hérault) et de Jacques Taveau (député du Calvados) du Comité de défense générale..

Il siège sur les bancs de la Plaine. Lors du procès de Louis XVI, il vote la détention durant la guerre et l'expulsion à la paix, et se prononce en faveur de l'appel au peuple et du sursis à l'exécution de la peine.. : Citoyens, plus les crimes de Louis m'inspirent d'horreur, plus je dois me mettre en garde contre les effets tumultueux de l'indignation qu'ils excitent [...].

Envoyé par le peuple pour veiller au salut de l'Empire et lui donner une nouvelle Constitution, je déclare hautement que la cumulation des fonctions d'accusateur, de jury, de juge, de législateur, me paraît monstrueuse, tyrannique, subversive de tout ordre social [...].

Je déclare donc [...] que [...] je vote, comme mesure de sûreté générale, pour la détention du ci-devant roi pendant tout le temps de la guerre, et l'expulsion un an après que les despotes coalisés contre la France auront posé les armes et reconnu la République. Le , il vote en faveur de la mise en accusation de Jean-Paul Marat.. Le , celui-ci le dénonce, dans son journal, comme membre de la « faction des hommes d’État ».. Le , il vote cependant contre le rétablissement de la Commission des Douze..

Inscrit plus tard sur la liste des émigrés, Marey obtient sa radiation. Il épouse une fille de Gaspard Monge, ancien ministre, fondateur de l'école polytechnique et président du sénat conservateur, et a sept enfants, dont six fils. De là lui vient le nom de , qu'il porte jusqu'à sa mort (1818).

Union et postérité

Nicolas-Joseph Marey est le fils cadet de Claude Marey Mony ( - Nuits-Saint-Georges † ), conseiller secrétaire du roi, maire de Nuits-Saint-Georges (1758-1778), et de Claudine Lenoir (1725-1765).

On lit dans lHistoire de Bourgogne, de Claude Courtépée (1721-1781), que Claude Marey, élu aux États généraux, ancien maire de Nuits, exerça sa générosité en sauvant de la famine la moitié des habitants de cette ville, retirés sur le haut de leurs maisons inondées, en leur faisant porter sur une barque le pain nécessaire à leur subsistance. Cette belle action retentit jusqu'à la cour, qui lui fit offrir des titres de noblesse.

Nicolas-Joseph épouse, le à Paris, Jeanne Charlotte Émilie Monge (1778 † - Pommard). Aînée des quatre filles de Gaspard Monge (1746-1818), comte de Péluse et de Marie-Catherine Huart (1747-1846), elle est décrite par ses contemporains. belle, généreuse et spirituelle. Comme sa sœur elle bénéficie d'une éducation soignée, et singulière en accompagnant son père lors de ses tournées en tant qu'examinateur de la Marine.

Tous les fils Marey-Monge étaient oncles d'Arthur Marey, tombé, à Nuits, le , victime des passions révolutionnaires.

Armoiries Figure Blasonnement vignette|Blason de la famille MareyArmes de la famille

D'azur, à un mât de vaisseau d'or, avec ses cordages, accosté de deux raies du même..

Notes et références

Voir aussi Bibliographie

Emmanuel de Blic, La Famille Marey-Monge: ascendances et postérités, branches collatérales'', 1951 . .

Articles connexes Liste des députés de la Côte-d'Or Politique dans la Côte-d'Or Votes sur la mort de Louis XVI Château de Pommard

Liens externes

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