La Torquéole à collier (Arborophila torqueola) est une espèce d'oiseaux de la famille des Phasianidae.

Répartition Sud de la chaîne himalayenne, du nord-ouest de l’Inde au Népal. Sikkim, Bhoutan, Arunachal Pradesh, nord du Myanmar. Chine, dans le sud-ouest du Sichuan et le nord-ouest du Yunnan. Extrême nord-ouest du Vietnam..

Sous-espèces Selon , la Torquéole à collier est représentée par 5 sous-espèces (ordre phylogénique) :

Arborophila torqueola millardi (Baker, ECS, 1821) — de l’ouest de l’Himalaya à l’ouest du Népal, où il intergrade avec la forme nominative ; Arborophila torqueola torqueola (Valenciennes, 1825) — du centre et est de l'Himalaya au nord du Myanmar et le sud de la Chine ; Arborophila torqueola interstincta Ripley, 1951 — sud et sud-est de l'Assam ; Arborophila torqueola batemani (Ogilvie-Grant, 1906) — ouest et nord-ouet du Myanmar et sud de la Chine dans le Sichuan et le Yunnan ; Arborophila torqueola griseata Delacour & Jabouille, 1930 — nord-ouest du Vietnam (Tonkin).

Habitat Cette espèce fréquente les forêts d’altitude, de 1800 à 3000m mais elle a été observée jusqu’à 4000m (Madge & McGowan 2002).

Mœurs La torquéole à collier est monogame. On l’observe le plus souvent en bande de cinq ou six oiseaux, le couple avec sa dernière nichée. Elle fouille les litières végétales des sols forestiers à la recherche de graines, de baies, d’invertébrés et même de petits reptiles. Effrayée, elle court puis s’envole rapidement dans un vol ascensionnel, tout en manœuvrant très habilement entre les arbres, pour se percher sur une branche bien feuillue, ou pour se reposer au sol dans un couvert dense (Hennache & Ottaviani 2011).

Voix Le chant, poussé de préférence tôt le matin ou le soir, est audible à plus d’un kilomètre. Une femelle commence par pousser un sifflet strident continu puis le mâle lui répond par un cri aigu bisyllabique d’une durée de une à deux secondes répété trois ou quatre fois à environ trois secondes d’écart. En général le chant d’un couple est repris par un autre couple sur un territoire adjacent (Hennache & Ottaviani 2011).

Nidification La torquéole à collier niche d’avril à juin, parfois plus tard en altitude. Le nid est construit par le mâle. Il s’agit d’une simple cuvette délimitée par des végétaux et placée dans une touffe de bambou ou sous des buissons. Des nids ont aussi été trouvés dans des trous de berges. Ils sont parfois couverts d’un léger dôme construit avec des herbes (Hennache & Ottaviani 2011).

Statut, conservation Cette espèce est assez commune en Inde et au Népal bien que la déforestation ait affecté des populations localement. Elle est aisément repérable grâce à son cri, ce qui en fait un oiseau facile à capturer. De plus la collecte de ses œufs pourrait poser un problème à long terme (Hennache & Ottaviani 2011).

Références

Voir aussi

Bibliographie Hennache, A. & Ottaviani, M. (2011). Cailles, Perdrix et Francolins de l’Ancien Monde, 400 pages. Editions W.P.A. France, Clères, France. Madge, S. & McGowan, P. J. K. (2002). Pheasants, Partridges & Grouse. Helm, London.

Liens externes

Catégorie:Phasianidae Catégorie:Oiseau décrit en 1825 Catégorie:Galliformes (nom vernaculaire)