Lopération Ariel (parfois appelée opération Aerial - Antenne) est l'évacuation, durant la Seconde Guerre mondiale, des forces alliées depuis les ports de l'ouest de la France, du 15 au , à la suite de l'effondrement militaire conséquence de la bataille de France contre l'Allemagne nazie. Deux autres évacuations ont également eu lieu lors de la défaite de 1940 : l'opération Dynamo (évacuation de Dunkerque) et l'opération Cycle (évacuation du Havre)Operation Cycle, the evacuation from Havre, 10–13 June 1940. Historyofwar.org. Retrieved on 2011-03-28..

Contexte left|thumb|174x174px|Carte de l'opération Ariel en 1940 Alors que l'opération Dynamo à Dunkerque avait permis d'évacuer une grande partie des forces combattantes du Corps expéditionnaire britannique (British Expeditionary Force - BEF), certaines unités de combat de la blindée et de la division Beauman et plus de de soutien étaient isolés du reste des forces au sud par les Allemands dans leur course vers la merEllis, .

En outre, la d'infanterie (Lowland) britannique et la canadienne avaient été jetées dans la précipitation en France pour renforcer la défense de l'ouest du pays. Toutes ces forces furent appelées « Second BEF ». Le général Sir Alan Brooke était revenu d'Angleterre pour les commander. À son arrivée le il s'est vite rendu compte qu'il n'avait aucune chance de succès et que le plan français de retraiter et de prendre position en Bretagne, afin de créer un réduit Breton, n'était pas réaliste.

En conséquence, dans un appel téléphonique dans la soirée du , il réussit à persuader le Premier ministre britannique, Winston Churchill, que toutes les troupes britanniques en France devait être désengagées et évacuéesAlanbrooke, War Diaries 1939–1945, entry 14 June 1940.

Évacuation depuis Cherbourg et Saint-Malo thumb|Évacuation de troupes à bord du SS Guinean lors de l'opération Ariel.

L'évacuation de la d'infanterie (Lowland) britannique de CherbourgCherbourg-Octeville depuis 2000, Cherbourg-en-Cotentin depuis 2016 a été placée sous le commandement de l'amiral , commandant en chef de Portsmouth. Il a dirigé les plus grands détachements de troupes et de navires opérant depuis Southampton. Les petits navires côtiers partaient depuis Poole et les scutes néerlandais depuis Weymouth. La plupart de la (Lowland) et la blindée embarquèrent entre le 15 et le . La division Beauman et la , qui étaient des formations composites, embarquèrent dans la soirée du . Les premières troupes allemandes entrèrent dans la périphérie de la ville lorsque le dernier navire prit le large. ont été évacués et emmenés à Portsmouth. À Saint-Malo, , principalement de la canadienne, ont embarqué le 17 et Ellis, .

Évacuation depuis Brest, Saint-Nazaire et La Pallice

L'évacuation des ports les plus à l'ouest a été commandée par l'amiral Sir , le commandant en chef du commandement des atterrages occidentaux basé à Devonport. L'évacuation de Brest a été réalisée par une grosse flotte de navires comprenant les transports de troupes Arandora Star, Otranto, et 10 June, Monday. Naval-history.net. Retrieved on 2011-03-28.. et alliés, principalement des équipes au sol de la Royal Air Force, ont été emmenés le 16 et , sans aucune intervention importante de la Luftwaffe, et ont été débarqués à PlymouthEllis, . Un grand nombre d'unités de soutien et de la logistique de l'armée britannique, du personnel de la RAF, des Belges, des Tchèques, des troupes polonaises, ainsi que des civils britanniques attendaient à Saint-Nazaire. La flotte envoyée pour l'évacuation comprenait les grands transports de troupes Georgic, , Franconia, Lancastria et lOronsay. Le Franconia a été endommagé par des bombes en route et retourna à Plymouth. La plupart des gros navires avaient dû jeter l'ancre dans la baie de Quiberon car la navigation dans le chenal étroit jusqu'à l'estuaire de la Loire à Saint-Nazaire est difficile. Jusqu'au , les troupes ont été transbordées à partir de Saint-Nazaire jusqu'aux grands transports de troupes par des destroyers et des bateaux côtiers. Les transports de troupes avaient pour ordre d'embarquer autant de personnel que possible et furent rapidement surpeuplés.

À , eut lieu un raid aérien de bombardiers allemands et l'Oronsay a été touché par une bombe sur la passerelle. Dans un second raid à , le Lancastria a été touché par quatre bombes qui ont pénétré la cale remplie de troupes et provoqué la rupture des réservoirs de mazout. En , le navire a gîté et a coulé, bien que à bord aient été sauvées, il y eut environ (les estimations varient de moins de ), la plus grande perte dans l'histoire maritime britannique . Les dernières troupes britanniques quittèrent la France dans la matinée du en deux convois de petits navires marchands et se dirigèrent vers Plymouth. En raison de renseignements erronés qui suggéraient que les Allemands étaient plus proches qu'ils n'étaient en réalité, beaucoup d'équipements précieux ont été abandonnés. Le , une dernière mission est arrivée à Saint-Nazaire pour évacuer polonais qui avaient été signalés au port, en fait, il n'y en avait que . Plus au sud, à La Pallice (le port de commerce de La Rochelle), l'officier principal de la marine britannique découvrit qu’aucun navire n'avait été envoyé pour les troupes britanniques et polonaises en attente au port. Il a donc réquisitionné un certain nombre de navires de commerce français et les fit embarquer le . Par la suite, deux flottilles de navires britanniques sont arrivées pour prendre des retardataires polonais. Au total, et plus de ont été sauvés de La PalliceEllis, .

Évacuation depuis Bordeaux, Le Verdon, Bayonne et Saint-Jean-de-Luz

Le , l'évacuation commença depuis Bordeaux grâce aux croiseurs et aux destroyers de la Royal Navy et par les navires marchands alliés qui étaient encore dans le port. Le personnel diplomatique britannique et le président de la Pologne Władysław Raczkiewicz et son cabinet eurent la priorité. Le reste a été constitué principalement de troupes polonaises et tchèques. L'évacuation continua dans les ports du Verdon et de Bayonne, situés à proximité, assistée par les transports de troupes MS Batory, Sobieski, Chorzów et Lechistan (tous quatre battant pavillon polonais), Ettrick et Arandora Star. Ces navires se sont par la suite rendus à Saint-Jean-de-Luz, où l'évacuation s'est terminée le à 14 heures, juste après le délai fixé par les conditions de l'armistice. Le dernier jour de l'opération, le destroyer canadien a été éperonné et coulé par le croiseur anti-aérien dans l'estuaire de la GirondeAllied Warships of WWII – Destroyer HMCS Fraser. uboat.net (1940-10-22). Retrieved on 2011-03-28.. De petites évacuations ont continué depuis la côte méditerranéenne française jusqu'au .

Bilan Le nombre de personnes évacuées de France en Angleterre durant l'opération Ariel se décompose comme suit : Britanniques : Polonais : Français : Tchèques : Belges : 163

Au total, alliés, aviateurs et civilsEllis, . Bien que la plupart de l'équipement ait été perdu, d'artillerie, , d'approvisionnements et quelques chars ont été sauvés.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie Ellis, L. F. (1954), The War in France and Flanders 1939–1940. J. R. M. Butler (ed.). HMSO. London

Articles connexes Bataille de Dunkerque - Évacuation de Dunkerque

Liens externes

Operation Aeriel – Admiralty War Diary

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