thumb|upright=1.3|Cologne en 1945. vignette|Une vieille femme devant les cadavres d'enfants à Cologne, après un raid. La ville de Cologne a été bombardée au cours de raids aériens alliés pendant la Seconde Guerre mondiale, dont la grande majorité étaient des raids de la RAF. Les alertes s'étaient faites rares de l'hiver au printemps 1940, et c'est le qu'eut lieu le premier vrai bombardement. L'attaque la plus mémorable sur Cologne eut lieu dans la nuit du 30 au ; c'était le premier raid allié qui engageait plus de mille bombardiers.

Premier raid de bombardiers vignette|Comparaison des trois principaux types de bombardiers moyens britanniques. Le premier raid de mille bombardiers de la RAF a reçu le nom de code d' « Opération millenium ». C'est Cologne - la plus ancienne des grandes villes allemandes - qui a été choisi comme objectif et le raid a eu lieu dans la nuit du 30 au , deux mois après le bombardement de Lübeck. Ces mille bombardiers ont été engagés pour diverses raisons : l'espoir que la dévastation massive résultant de ces raids serait suffisante pour dissuader l'Allemagne de rester en guerre, ou tout au moins, pour saper sérieusement son moral ; les raids constituaient un acte de propagande important pour les alliés et plus particulièrement pour Arthur Travers Harris et son concept du bombardement stratégique. Les résultats très modestes du Bomber Command dans la précision des bombardements au cours de l'année 1941 a amené les autorités à séparer les forces pour les affecter à des théâtres d'opération urgents comme la bataille de l’Atlantique. Un raid de grande envergure dirigé contre l'Allemagne était une excellente façon médiatique pour Arthur Travers Harris de démontrer au ministère de la guerre qu'investir dans l'importance et la technologie du Bomber Command pouvait constituer une contribution décisive à la victoire.

À ce stade de la guerre, le Bomber Command n'avait d'ordinaire qu'une seule ligne de front forte d'environ et était dans la phase de transition entre les bombardiers bimoteurs de l'avant guerre et les nouveaux bombardiers lourds quadrimoteurs plus puissants. En utilisant les bombardiers et le personnel des unités opérationnelles d'entraînement, les 250 appareils du Coastal Command de la RAF et du Training Command de la RAF (qui était une unité d'entraînement) Harris arrivait facilement à avions. Mais juste avant que le raid ne soit programmé, la Royal Navy refusa d'y faire participer les avions du Coastal Command. Consulté le 20 mars 2009.. L'amirauté estimait que le motif de propagande était un argument de moindre importance face à la menace réelle et pressante des sous-marins dans la bataille de l'Atlantique. Harris batailla pour obtenir davantage d'avions et réussit à en obtenir 49 de plus, leurs équipages étant composés d'élèves pilotes et d'instructeurs. C'est ainsi que ont finalement été engagés dans le raid, c'est-à-dire deux fois et demie plus que n'importe quel autre raid de la RAF avant ce jour. En plus des bombardiers qui ont attaqué Cologne, avions ont participé à des raids d'intrusion pour harceler les terrains d'aviation des chasseurs de nuit allemands.

Ce n'est pas Cologne qui avait été sélectionné initialement comme cible, mais Hambourg. Cologne n'était que la cible secondaire qui a été finalement choisie en raison du mauvais temps http://www.raf.mod.uk/bombercommand/thousands.html. C'est la première fois que la technique du Bomber stream est employée et la plupart des tactiques utilisées pendant ce raid sont devenues des techniques de base pour les opérations du Bomber command au cours des deux années qui ont suivi, certaines ont même survécu jusqu'à la fin de la guerre. L'idée était qu'un nombre si important de bombardiers passant la ligne Kammhuber au même moment submergerait les chasseurs de nuit allemands et permettrait ainsi de limiter les pertes de bombardiers à une proportion acceptable. L'apparition récente du GEE permet aux bombardiers de suivre une route précise à un temps et une altitude donnés. La campagne britannique de bombardement nocturne a duré plusieurs mois et a permis la construction d'une approximation statistique du nombre de bombardiers qui pourraient être abattus par la Nachtjagd allemande et la lutte antiaérienne, à comparer au nombre de ceux qui risquaient d'être perdus à la suite de collisions. Si l'on veut réduire le premier terme, il faut que la formation soit très serrée (au risque d'augmenter les collisions) parce que les chasseurs qui défendent leur partie d'espace aérien ne peuvent potentiellement faire que six interceptions par heure et la défense aérienne ne peut pas se concentrer au même moment sur l'ensemble de la formation. Au début de la guerre, quatre heures étaient considérées comme une durée acceptable pour une mission. Dans le cas de ce raid tous les bombardiers étaient passés au-dessus de Cologne et avaient largué leurs bombes en 90 minutes, le premier est arrivé à le . Un bombardement aussi concentré sur une période aussi courte devait déborder les pompiers de Cologne et causer des conflagrations très semblables à celles que la Luftwaffe avait infligées à Londres au cours du Blitz.

Pendant ce raid, ont bombardé la cible principale et appareils d'autres cibles. Le poids total de bombes lâchées est de dont les deux tiers étaient des bombes incendiaires. Il en a résulté d'incendie dont ont été classés comme « importants ». À la fois le travail des pompiers et la largeur des rues ont empêché les incendies de se transformer en tempêtes de feu, pourtant la plus grande partie des dommages est due aux incendies plutôt qu'aux explosions elles-mêmes. non résidentiels ont été détruits, endommagés et atteints ce qui donne un total de dont étaient industriels ou commerciaux. Parmi les immeubles totalement détruits : sept bâtiments administratifs, quatorze établissements publics, sept banques, neuf hôpitaux, dix-sept églises, seize écoles, quatre bâtiments universitaires, dix postes ou gares ferroviaires, dix monuments historiques, deux journaux, quatre hôtels, deux cinémas et six grands magasins. Les seuls équipements militaires endommagés sont les baraquements de la défense aérienne. Les dégâts sur les habitations civiles, pour la plupart des appartements dans de grands immeubles, sont considérables : , endommagés et touchés.

Le nombre des morts se situe entre 469 et 486 dont et . et sont répertoriés. Sur une population d'environ , l'estimation des habitants de Cologne qui ont fui la ville après le raid oscille entre et . De son côté, la RAF a perdu (la propagande allemande en annonça 44). Consulté le 20 mars 2009., soit 3,9 % des engagés dans le raid. Les pertes se décomposent en perdus au-dessus de Cologne ou dans ses environs, par la défense aérienne, quatre par les chasseurs de nuit, deux dans une collision et deux bombardiers légers Bristol Blenheim dans des attaques sur des bases aériennes de chasseurs de nuit.

+ Moyens engagés Unités Type d'avions TotalGroup 1156 Wellington156Group 3134 Wellington88 Stirling222Group 4131 Halifax9 Wellington7 Whitley147Group 573 Lancaster46 Manchester34 Hampden153Operational Training Group 91236 Wellington21 Whitley257Operational Training Group 9263 Wellington45 Hampden108Flying Training Command4 Wellington4

Déroulement des opérations

Déroulement des opérations DateRAF Bomber Command Notes1942-02-1413/14 février 1942RAF39 avions affrontent la glace et les nuages, le bombardement donne de mauvais résultats.

1940: May-June July-December June-October1941: January-April May-August 1942: January, February, March, April, May, June, July, August, September, October, November, December 1943: January, February, March, April, May, June, July, August, September, October, November, December 1944: January, February, March, April, May, June, July, August, September, October, November, December 1945: January, February,