Ferdinand de Gramont, né fin , baptisé le à Saint-Martin sur l'île de JerseyActe de baptême reproduit dans . et mort le à Paris, est un homme de lettres français.

Biographie Baptisé en 1812., comme le confirment les mentions de son âge sur l'acte de naissance de son filsArchives départementales des Hauts-de-Seine, état civil de Sèvres, registre des naissances de 1854, acte (vue 29 sur 46). et sur son acte de décèsArchives de Paris, état civil du , registre des décès de 1897, acte (vue 6 sur 14)., Ferdinand-Léopold de Grammont (avec deux « m ») est le fils de Suzanne Gaudin et de Léopold-Ferdinand de Grammont, alors exilé à Jersey en tant qu'officier royaliste..

Entré à l'Ecole royale militaire de La Flèche en 1823, Ferdinand de Grammont est admis en 1828 à Saint-Cyr, dont il sort au moment de la révolution de juillet 1830. LégitimisteParis, , ., il refuse de servir la Monarchie de Juillet. Il renonce ainsi à une carrière militaire afin de se consacrer à la littérature.

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C'est en tant que « comte Ferdinand de Gramont » (avec un seul « m ») qu'il se fait connaître avec un premier volume de sonnets en 1840. Deux ans plus tard, il publie une traduction en prose des poésies de Pétrarque. Admirateur de ce dernier et de Dante, Ferdinand de Gramont a contribué à la redécouverte de la sextine, à tel point que Théophile Gautier a pu écrire : « est le seul poète français qui ait pu réussir la Sextine, ce tour de force qu'on croirait impossible dans notre langue »Rapport sur le progrès des lettres, Paris, Imprimerie impériale, 1868, ..

Très lié à Auguste de Belloy et à Honoré de Balzac, dont il a été le secrétaire, Gramont collabore aux œuvres du célèbre romancier, notamment en inventant en 1839 l'armorial des personnages nobles de la Comédie humaine (dessiné ensuite par la comtesse Ida de Bocarmé). Il serait également le véritable auteur du roman Dom Gigadas (1839), publié parmi les œuvres d'« Horace de Saint-Aubin » (pseudonyme de Balzac), ainsi que le rédacteur des notices signées « Balzac » et consacrées à cinq rois de France (de à ) dans le Dictionnaire de la conversation et de la lecture (, Paris, Belin-Mandar, 1837)Honoré de Balzac 1799-1850 : exposition organisée pour commémorer le centenaire de sa mort, Paris, Bibliothèque nationale, 1950, ..

Sous le Second Empire, Gramont écrit des ouvrages pour enfants. En 1864, l'éditeur Pierre-Jules Hetzel lui confie ainsi le poste de secrétaire de rédaction du Magasin d'éducation et de récréation, pour lequel Gramont rédige des contes..

Marié à Marie-Cécile Cornemuse (1829-1891), fille du général Cornemuse, Ferdinand de Gramont est le père de Louis de Gramont (1854-1912), critique dramatique et dramaturge.

Âgé de 85 ans, Ferdinand de Gramont meurt le à son domicile du de la rue d'Assas. Ses obsèques ont lieu le surlendemain en l'église Notre-Dame-des-ChampsLe Gaulois, , .. Il est inhumé au cimetière du MontparnasseLa Presse, , ..

Œuvres Sonnets, Paris, 1840. Poésies de Pétrarque : sonnets, canzones, triomphes, Paris, Masgana, 1842. Le Livre de Job, traduit en vers (suivi du Livre de Ruth, traduit en vers par le marquis Auguste de Belloy, Paris, Waille, 1843. Chant du passé (1830-1848), Paris, Giraud, 1854. La Fille du garde, Bruxelles, Lebègue, 1856. Euphrosine. Les Petits souliers. La Fiancée d'O' Donohé, Bruxelles, Office de publicité, 1857. Comment on se marie, Paris, Michel-Lévy frères, 1858. Comment on vient et comment on s'en va, Paris, Michel-Lévy frères, 1858. Mademoiselle de Riville, suivi de : Les Pêcheurs de Meudon et Un philosophe inconnu, Bruxelles, Hetzel, 1858. Les Mémoires de Frontin, suivi de : Trop tard, Leipzig, Dürr, 1859. La Sœur aînée, suivi de : l'Âme des statues, Bruxelles, Méline, Cans et , 1859. Les Gentilshommes riches, Paris, Hachette, 1860. Le Partage, Bruxelles, Méline, Cans et , 1860. Les Bébés (vignettes par Oscar Pletsch), Paris, Hetzel, 1861. Les Bons petits enfants, Paris, Hetzel, 1862. (Avec Jean Macé et Lorenz Frølich) L'arithmétique de Mademoiselle Lili : à l'usage de pour servir de préparation à l'arithmétique du grand-papa, Paris, Hetzel, 1867 . Sextines, précédées de l'histoire de la Sextine dans les langues dérivées du latin, Paris, Lemerre, 1872. Les Vers français et leur prosodie, Paris, Hetzel, 1876. Olim : sextines et sonnets, Paris, Ollendorff, 1882. Les Vers de ma bibliothèque, Paris, Gauthier-Villars et fils, 1894.

Notes et références

Bibliographie . . .

Liens externes

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