Le secteur de l'énergie en Arabie saoudite est dominant dans l'économie de l'Arabie saoudite : environ 62 % des recettes publiques et 73 % des recettes d'exportation proviennent de l'industrie pétrolière et pétrochimique en 2024, ce qui représente environ 46 % du produit intérieur brut du pays.
Le pays se classe en 2025 au mondial des pays producteurs de pétrole (11,4 % de la production mondiale), derrière les États-Unis (18,9 %) et devant la Russie (11,1 %), au des exportateurs de pétrole brut (14,5 % des exportations mondiales) devant la Russie et au des producteurs d'électricité à partir de pétrole (21,3 % du total mondial). Il se situe au pour la production et au pour les exportations de produits pétroliers.
Les réserves prouvées de pétrole de l'Arabie saoudite en 2022 représentent 15,3 % du total mondial, au mondial derrière le Venezuela (18,7 %), réparties sur plus de cent gisements de pétrole et de gaz naturel associé. La consommation du pays augmente rapidement ( mondial, 3,5 % de la consommation mondiale), principalement pour produire de l'électricité.
Ses réserves de gaz naturel représentent 4,4 % du total mondial en 2022, au mondial ; sa production de gaz se classe au mondial avec 3,2 % de la production mondiale ; elle est entièrement consommée dans le pays ( mondial).
La consommation d'énergie primaire par habitant du pays représentait 4,8 fois la moyenne mondiale en 2025, 29 % au-dessus de celle des États-Unis.
L'électricité représentait seulement 17,2 % de la consommation finale d'énergie en 2023. Elle est produite en 2025 à partir de gaz naturel pour 63,7 %, de pétrole pour 32,1 %, d'énergie solaire pour 3,9 % et d'énergie éolienne pour 0,3 %.
Les émissions de gaz à effet de serre liées à l'énergie en Arabie saoudite représentent 1,5 % des émissions mondiales en 2024. Les émissions de liées à l'énergie par habitant atteignent en 2024 un niveau parmi les plus élevés au monde : 3,6 fois la moyenne mondiale et 3,17 fois celle de l'Union européenne, 20 % au-dessus de celles des États-Unis.
Le pays a annoncé d'ambitieux programmes de développement du nucléaire et des énergies renouvelables : à l'horizon 2032, il prévoit de nucléaire et d'énergies renouvelables, dont de solaire ; des appels d'offres pour le solaire et l'éolien ont été réalisés en 2018 et 2020.
Vue d'ensemble Principaux indicateurs de l'énergie en Arabie saoudite Population Consom.énergieprimaire Production Export.nettes Energy Statistics Data Browser - Net energy imports, Saudi Arabia, 1990-2023, Agence internationale de l'énergie, 10 juin 2025. Consom.élect.* Energy Statistics Data Browser - Electricity consumption, Saudi Arabia, 1990-2023, Agence internationale de l'énergie, 10 juin 2025. Émissionsde GES**tab.GHG Energy Année Million PJ PJ PJ TWh Mt 1990 10,64 65,2 198 2000 16,18 117,1 282 2010 23,98 218,7 474 2015 29,82 335,0 590 2016 30,95 342,1 590 2017 30,98 347,0 582 2018 30,20 356,0 559 2019 30,06 357,0 559 2020 31,55 358,5 539 2021 30,78 371,7 553 2022 32,18 381,0 596 2023 33,70 401,4 602 variation1990-2023 +217 % +315 % +71 % +24 % +516 % +204 % * consommation brute d'électricité = production+importations-exportations-pertes en ligne** émissions de gaz à effet de serre liées à l'énergie.
Le secteur pétrolier apporte en 2024 environ 62 % des ressources du budget de l'Arabie saouditeZakarya Sadmi, Arabie saoudite - Situation économique et financière en 2025 : une transformation économique qui commence à porter ses fruits, Direction générale du Trésor, 16 mars 2025., 46 % de son PIBCroissance du PIB de l'Arabie saoudite - Secteur pétrolier, tradingeconomics.com, consulté le 23 mars 2026. et 73 % de ses revenus d'exportationArabie saoudite : Fiche pays - juin 2025, Bpifrance, juin 2025..
Comparaisons internationales L'Agence internationale de l'énergie et l'Energy Institute classent l'Arabie saoudite aux tout premiers rangs pour de nombreux indicateurs du domaine de l'énergie:
+ Place de l'Arabie saoudite dans les classements mondiaux Source d'énergie indicateur rang année quantité unité % monde commentaires Pétrole brutRéserves 2023 Mt 15,3 % : Venezuela (18,7 %), : Iran (11,2 %)Production32 2025 535,8 Mt 11,4 % : États-Unis (, 18,9 %), : Russie (, 11,1 %)Exportation nette43 2025 319,3 Mt 14,5 % : Russie (, 10,7 %), : Canada (8,9 %) Produits pétroliersCapacité de raffinage41 2025 3,29 Mbl/j 3,2 % : Chine (18,1 %), : États-Unis (17,5 %), : Russie (6,5 %), : Inde (4,7 %), : Corée du sud (3,4 %)Production42 2025 2,74 Mbl/j 3,3 % : États-Unis (19,7 %), : Chine (17,8 %), : Inde (6,6 %), : Russie (5,9 %), : Corée du sud (3,4 %)Exportation nette 2025 27,8 Mt 2,3 % : États-Unis (, 15,7 %), : Russie (9,5 %), : Émirats arabes unis (4,3 %), : Koweït (3,6 %) Gaz naturelRéserves 2023 Mds m 4,4 % : Russie (, 22,7 %), : Iran (16,1 %), : Qatar (11,3 %), : États-Unis (7,8 %), : Turkménistan (6,6 %)Production47 2025 133,8 Mds m³ 3,2 % : États-Unis (, 25,6 %), : Russie (, 14,5 %), : Iran (6,3 %) ÉlectricitéProduction63 2025 471,4 TWh 1,5 % : Chine (, 32,9 %), : États-Unis (14,8 %), : Inde (6,4 %), : Russie (3,7 %) Prod.élec.fossiles*64Pétrole 2025 151,2 TWh 21,3 % : Iran (, 7,0 %)Gaz naturel 2025 300,4 TWh 4,3 % : États-Unis (, 27,6 %), : Russie (7,7 %), : Chine (4,8 %), : Japon (4,4 %)* production d'électricité à partir de combustibles fossiles
Production d'énergie primaire La production d'énergie primaire de l'Arabie saoudite s"élevait en 2023 à . Elle se limite à quatre sources d'énergie : le pétrole (86,2 %), le gaz naturel (13,8 %), le solaire et l'éolien (0,04 %). La part du gaz naturel a fortement progressé : de 5,3 % en 1990 à 13,8 % en 2023 ; en 33 ans, la production d'énergie a progressé de 71 % (56 % pour le pétrole et 346 % pour le gaz).
Pétrole Réserves de pétrole
Les réserves prouvées de pétrole de l'Arabie saoudite étaient estimées par l'Agence fédérale allemande pour les sciences de la terre et les matières premières (BGR) à (milliards de tonnes) fin 2022, soit 15,3 % du total mondial, au mondial derrière le Vénézuela (18,7 %) et devant l'Iran (11,2 %), le Canada (10,2 %) et l'Irak (7,8 %)80. Elles représentaient 73 années de production au rythme de 2025 : . Elles ont augmenté de 14,4 % depuis 2010 Kurzstudie Reserven, Ressourcen und Verfügbarkeit von Energierohstoffen 2011 (pages 43, 53, 61, 69), Agence fédérale pour les sciences de la terre et les matières premières (BGR), 8 décembre 2011.. Les ressources supplémentaires, non encore prouvées, sont estimées à , uniquement du pétrole conventionnel79.
Selon le Conseil mondial de l'énergie (rapport 2013 sur les ressources mondiales), les réserves prouvées récupérables de l'Arabie saoudite à fin 2012 (source : Oil & Gas Journal) étaient de (), au mondial : 20 % du total mondial, et sa production 2011 de (), au mondial, ce qui laissait 69 ans de réserves. Le premier gisement de pétrole, celui de Dammam, fut découvert par Aramco en 1938, suivi par des gisements géants tels que Ghawar (1948), le plus grand du monde, et Safaniyah (1951), le plus grand gisement offshore au monde. Sur la centaine de gisements de pétrole et gaz du royaume, plus de la moitié des réserves sont contenues dans huit gisements, celui de Ghawar ayant à lui seul 70 milliards de barils de réserves restantes, soit plus du quart du total. La production a atteint 11,6 millions de barils par jour en 2012, dont /j de brut et /j d'autres hydrocarbures liquides World Energy Resources: 2013 Survey - chap.2 : Oil (voir , 10, 35), site du Conseil mondial de l'énergie consulté le 3 avril 2014..
Production de pétrole
En 2025, selon l'Energy Institute, l'Arabie saoudite a produit (millions de tonnes) de pétrole, en hausse de 5,3 % par rapport à 2024, mais en baisse de 5,7 % depuis 2015. Elle se classe au mondial avec 11,4 % de la production mondiale, derrière les États-Unis ( ; 18,9 %) et devant la Russie ( ; 11,1 %).
La compagnie nationale Saudi Aramco bénéficie des coûts les plus bas au monde : elle ne dépense en 2018 que pour l'extraction d'un baril contre en moyenne pour les cinq supermajors (Exxon, Chevron, Shell, BP et Total) ; ses coûts d'investissements sont également extrêmement bas : par baril ; si l'on ajoute l'exploration, ce chiffre monterait à , selon Fitch Ratings, contre pour Total et pour Shell. Mais la trésorerie dégagée n'est que de par baril contre pour Total et pour Shell, du fait de la lourde fiscalité qui pèse sur le groupe : 20 % de royalties versées à l'État saoudien en plus d'un impôt de 50 % sur ses bénéficesAramco : les coûts d'extraction les plus bas du monde, Les Échos, 10 avril 2019..
Consommation de pétrole En 2025, l'Arabie saoudite a consommé (millions de barils par jour) de pétrole36, soit (exajoules), en baisse de 2,2 % par rapport à 2024 et de 4 % depuis 2015. Elle se classe au mondial avec 3,5 % de la consommation mondiale, derrière les États-Unis (18,1 %), la Chine (17,1 %), l'Inde (5,4 %) et la Russie (3,6 %)37. Elle a consommé 33,9 % de sa production31.
L’Arabie saoudite figure en 2025 au mondial pour la production d'électricité à partir de pétrole : , soit 21,3 % du total mondial, loin devant l'Iran (, 7,0 %).
L'Arabie saoudite est le plus gros consommateur de pétrole du Moyen-Orient : en 2012, deux fois plus qu'en 2000, du fait de la forte croissance industrielle et des prix subventionnés ; la production d'électricité par combustion directe de pétrole brut était en forte progression : en été.
L'Arabie saoudite subventionne lourdement son pétrole sur le marché intérieur, le vendant à prix coûtant ( environ) et non au prix du marché mondial ( en , quinze mois auparavant)L'Arabie saoudite mise sur le solaire, Les Échos du 16 octobre 2015..
Pour réduire l'énorme déficit budgétaire résultant de l'effondrement des prix du pétrole (19 % du PIB en 2016 après 21 % en 2015), l'Arabie saoudite a dû se résoudre à tailler dans les subventions à la consommation d'électricité, d'eau et de carburants ; ainsi, le prix de l'essence augmente de 40 % dès le L’Arabie saoudite s’enfonce dans le déficit budgétaire, Les Échos du 28 décembre 2015..
Exportations de pétrole
L’Arabie saoudite était en 2025 le exportateur mondial de pétrole et produits pétroliers : , soit , dont de brut et de produits pétroliers, soit 11,0 % des exportations mondiales, derrière les États-Unis ( ; 14,1 %) et devant la Russie ( ; 10,3 %). Ces exportations ont progressé de 0,1 % en 2025, mais sont en recul de 5 % par rapport à 2015. Les importations de brut sont faibles : et celles de produits pétroliers ont atteint 43. Les exportations de brut de 2025 étaient surtout destinées à la Chine : (24,8 %), au Japon : (14,0 %), à l'Inde : (11,2 %), aux autres pays d'Asie : (28,4 %), à l'Europe : (9,9 %), au Moyen-Orient : (4,6 %) et aux États-Unis : (4,1 %)44. L’Arabie saoudite a exporté de produits pétroliers, dont (38 %) vers l'Asie (en particulier vers l'Inde), vers l'Afrique (28 %), vers l'Europe (26 %), vers les États-Unis45.
Le graphique de droite montre la place des hydrocarbures en 2010 dans les exportations de l'Arabie saoudite (en $) : 77 % de pétrole brut, 87 % avec les autres hydrocarbures, plus 9 % de produits de la pétrochimie ; en 2016, le pétrole brut atteint 71 %, les produits pétroliers 10,85 %, les gaz de pétrole 2,13 %, la pétrochimie 10 % The Atlas of Economic complexity, site The Atlas... consulté le 20 janvier 2018..
Organisation du secteur pétrolier
Deux ministères se partagent la responsabilité du secteur de l'énergie : le ministère du Pétrole et le ministère de l'Eau et de l'Électricité. Le but déclaré de celui-ci est : « De préparer un plan global visant à établir un réseau pour la distribution d'eau et le retraitement des eaux usées dans tout le royaume, il permettra également d'élaborer la politique de l'eau du pays et de proposer de nouveaux règlements afin de la préserver. » Politique du ministère de l'eau et de l'électricité..