Camille Decoppet, né le à Suscévaz et mort le à Berne, est une personnalité politique suisse, membre du Parti radical-démocratique.

Biographie

Origines et famille Camille Decoppet naît le à Suscévaz, dans le canton de Vaud, en Suisse. Il est originaire du même lieu. Son père, Henri-François Decoppet, est cabaretier ; sa mère est née Philippine Alary.

L'ingénieur forestier Maurice Decoppet, professeur à l'École polytechnique fédérale de Zurich et fondateur de la statistique forestière suisse, est son frère cadet. Le conseiller national et conseiller d'État Lucien Decoppet, son cousin.

Camille Decoppet épouse Emma Grandjean, fille d'un horloger.

Études et parcours professionnel Camille Decoppet fait des études de droit à l'Université de Lausanne, conclues par une licence en 1886. Helvétien, ami du conseiller fédéral Louis Ruchonnet, il passe son brevet d'avocat en 1888, s'inscrit au barreau vaudois et exerce de 1888 à 1890 et de 1896 à 1900. Il est substitut du procureur en 1888, procureur général de 1890 à 1896, puis juge suppléant au Tribunal fédéral de 1896 à 1912.

Parcours politique Camille Decoppet entame son parcours politique à Lausanne et est élu député au Grand Conseil en 1897. Deux ans plus tard, il le préside et siège au Conseil national (1899-1912). En 1900, il est élu au Conseil d'État et remplace Marc-Emile Ruchet à la tête du Département de l'instruction publique et des cultes. Il s'engage pour l'instruction primaire et secondaire et introduit les hautes études commerciales à l'université.

Président du parti radical-démocratique, il est élu au Conseil fédéral en 1912 ( conseiller fédéral de l'histoire), prend le département de l'intérieur, puis celui de justice et police et enfin le département militaire pendant la guerre (1914-1919). Seul francophone et francophile au Conseil fédéral, chargé d'un département où les chefs militaires ne cachent pas leurs sympathies germanophiles, Camille Decoppet a fort à faire à garder les sympathies romandes. Dénoncée par Paul Maillefer, l'affaire des trains - envoi projeté de troupes en Suisse romande pour mâter la population scandalisée par l'absolution militaire donnée aux colonels qui ont transmis des informations secrètes aux états-majors allemands et austro-hongrois (1915-1916) - fragilise sa position au sein du Conseil fédéral. Il remplira ses fonctions pendant la durée de la guerre et démissionnera en 1919. Il prend alors la direction de l'Union postale universelle jusqu'en 1925.

Mort Camille Decoppet meurt le à Berne, à l'âge de 62 ans.

Notes et références Notes

Références

Sources

Université de Lausanne, Discours d'installation inauguration du Palais de Rumine, Lausanne, 1909 Jacques Gubler, "L'édifice de Rumine", in Études de lettres, 1967 J.-P. Chuard, Le centenaire de Camille Decoppet, 1862-1962 In: Politische Rundschau. - Bienne. - 1962, p. 143-147

Liens externes

Catégorie:Conseiller fédéral suisse Catégorie:Chef du département de l'intérieur en Suisse Catégorie:Conseiller national suisse Catégorie:Président du Conseil national suisse Catégorie:Conseiller d'État vaudois Catégorie:Dirigeant du Parti radical-démocratique Catégorie:Procureur général suisse Catégorie:Juge suisse du XIXe siècle Catégorie:Juge suisse du XXe siècle Catégorie:Juge au Tribunal fédéral suisse Catégorie:Avocat suisse du XIXe siècle Catégorie:Étudiant en droit de l'Université de Lausanne du XIXe siècle Catégorie:Membre d'Helvetia Catégorie:Naissance en juin 1862 Catégorie:Naissance dans le canton de Vaud Catégorie:Décès en janvier 1925 Catégorie:Projet:Valdensia/Articles liés Catégorie:Décès à 62 ans