La saison 2011-2012 de l'OGC Nice voit le club s'engager dans trois compétitions que sont la Ligue 1, la Coupe de France et la Coupe de la Ligue.
Résumé de la saison Avant-saison
Pendant l'été, l'OGC Nice connaît un premier chamboulement : le , Jean-Pierre Rivère est nommé président du club, en remplacement de Gilbert Stellardo. L'homme d'affaires niçois va également injecter 12 millions d'euros dans le club.
Côté transferts, plusieurs joueurs quittent le club, comme Ismaël Gace, Habib Bamogo, Mamadou Bagayoko, Grégory Paisley ou encore Lionel Letizi (remplacé par le gardien international péruvien Raúl Fernández). Danijel Ljuboja rejoint le Legia Varsovie, David Bellion et Abdou Traoré retournent à Bordeaux.
Pour les arrivées, l'OGC Nice ne traîne pas : Camel Meriem signe le , puis Kévin Gomis arrive le . Mickaël Poté, Julien Berthomier et Mahamane Traoré reviennent de prêt. Le , Fabián Monzón signe pour 4 ans contre deux millions d'euros. L'argentin portera le n°18. Le , c'est Fabrice Abriel qui arrive en provenance de Marseille, libéré par le club phocéen. Le recrutement niçois n'est pas clos, les Aiglons ont encore besoin de renforts, et ces derniers arriveront en fin de mercato : Xavier Pentecôte le , Franck Dja Djédjé le , puis Abraham Guié Guié et Yannick Djaló le . Mais le transfert du second n'est pas homologué, à cause d'un envoi trop tardif du contrat à la FIFA. Les niçois font appel, mais le , le TAS rejette l'appel, et le joueur doit retourner au Sporting Portugal. Il devrait rejoindre l'OGC Nice au mercato d'hiver.
Pour préparer la prochaine saison, les joueurs de l'OGC Nice partent en stage à Peralada, en Catalogne. Après quelques jours, ils affrontent en match amical l'équipe locale, qu'ils dominent 9-0. Les joueurs rentrent à Nice plus tôt que prévu, le match amical contre le Benfica Lisbonne ayant été annulé.
Les niçois affrontent ensuite Istres, mais malgré deux buts de Mounier et Tulasne, le gym concède le nul 2-2. Nice rencontre la sélection Guinéenne (qu'ils battent 1-0 grâce à un but de Mouloungui) puis Évian TG (contre lesquels Nice perd 2-0) avant un dernier match le face à l'Udinese, du dernier championnat d'Italie, au Stade du Ray. Grâce à un but de David Hellebuyck, le Gym s'impose et remporte une victoire de gala pour son dernier match amical.
Championnat
Nice commence son championnat à domicile, face à l'Olympique lyonnais. Malgré une bonne entame de match et un but marqué dès la par Anthony Mounier, l'OGC Nice s'incline 1-3. Le championnat démarre assez mal pour les hommes d'Éric Roy. Lors de la deuxième journée, l'OGC Nice s'enlise à la dix-neuvième place du classement, à la suite d'une défaite à Annecy, contre Évian TG à la suite d'un but de Saber Khalifa à la . L'OGC Nice commence le championnat par deux défaites, la situation est plutôt inquiétante, car le Gym manque de fond de jeu, et surtout d'une attaque efficace. Parallèlement, le Gym annonce un accord de principe avec Xavier Pentecôte, le jour où Nice affronte le TFC au Stade du Ray. L'OGC Nice concède le match nul, malgré l'ouverture du score de Mounier à la et un fin de match confuse. En effet, l'arbitre refuse un second but valable d'Anthony Mounier (un troisième but est également refusé dans la minute qui suit) et Éric Mouloungui rate un penalty dans la foulée, alors que Toulouse se retrouve à 10 contre 11. L'OGC Nice pointe à la et dernière place du classement après 3 journées.
Lors de la quatrième journée, le Gym concède le nul face au Stade brestois à domicile (0-0), puis s'incline 1-0 à Montpellier (but de Souleymane Camara). Après 5 journées, l'OGC Nice court toujours après sa première victoire et pointe au , juste devant Valenciennes. Le , Nice remporte enfin son premier match, au Stade du Ray face à Ajaccio sur le score de 3-0, grâce à deux buts sur penalty de Fabián Monzón ( et ) et un but de la tête par Renato Civelli (). Forts de ce succès, les Niçois sortent enfin de la zone de relégation, et se trouvent en . 4 jours plus tard, les Aiglons s'inclinent à Paris, malgré un nouveau but sur pénalty de Fabián Monzón (), en réponse à deux autres pénaltys (marqués par Nenê et Kevin Gameiro).
Le samedi suivant, Nice concède un triste match nul à domicile face à Dijon, grâce à un but de Franck Dja Djédjé dans le temps additionnel (+3). À Caen, les niçois réalisent une très belle performance, en égalisant à la treizième minute du temps additionnel (+13), à la suite d'une panne de projecteurs. Les caennais avaient pourtant ouvert le score par Pierre-Alain Frau à la . Le Gym réalise ensuite une très belle performance au stade du Ray, en battant les Girondins de Bordeaux 3-0, grâce à des buts d'Éric Mouloungui, David Hellebuyck et François Clerc. Les joueurs de l'OGC Nice fêtent donc d'une belle manière les 10 ans de l'Armada Rumpetata Nissa (ARN), le second groupe de supporters le plus important du Gym après la Brigade Sud Nice. Après cette belle victoire, les Niçois sont . Mais le samedi suivant, les Aiglons s'inclinent à Nancy, sur le score de 1-0 (but de Daniel Niculae à la ).
Une semaine plus tard, l'Ogym reçoit Sochaux, trois jours après les avoir affrontés en Coupe de la Ligue (victoire niçoise 2-1 grâce à un doublé de Xavier Pentecôte). Malgré l'ouverture du score d'Éric Mouloungui, Nice concède le nul 1-1, en grande partie à cause de Saïd Enjimi, l'arbitre de la rencontre, rapidement dépassé et prenant des décisions injustifiées (notamment l'exclusion de David Hellebuyck). L'OGC Nice s'incline ensuite à Marseille sur le score de 2-0 (buts de Jordan Ayew et de Loïc Rémy sur penalty), et descend à la dix-septième place. Le , René Marsiglia succède à Éric Roy au poste d'entraîneur de l'OGC Nice, lequel retrouve son poste de manager général sportif. Le samedi suivant, les Aiglons s'inclinent à domicile (pour la première fois depuis la ) face à Saint-Étienne (0-2). Les Niçois peuvent une nouvelle fois pester contre l'arbitre, Ruddy Buquet, qui aura renvoyé 3 joueurs niçois au vestiaire (dont deux de manière discutable) : David Ospina, Éric Mouloungui et Renato Civelli. À la suite de cette défaite, les Aiglons sombrent à la du championnat.
Après une nouvelle défaite (1-0) à Lorient (à la suite d'un penalty transformé par Arnold Mvuemba), les Niçois dominent Rennes à domicile, sur le score de 2-0 (buts de Monzón sur penalty et Civelli). Malgré cette victoire, les Aiglons ne parviennent pas à confirmer, et s'inclinent sur la pelouse d'Auxerre (2-1) malgré un superbe but d'Éric Mouloungui. Après 17 journées, Nice est , avec seulement 14 points au compteur. Face à Valenciennes, les Niçois reprennent leur marche en avant, en dominant les nordistes (2-0) grâce à un doublé d'Anthony Mounier.
Le , sur le terrain du LOSC, champion en titre, et alors que tout le monde s'attendait à une nouvelle défaite, les Aiglons réalisent une performance exceptionnelle : Menés dès la , les Aiglons égalisent à la grâce à Renato Civelli. Malgré un second but lillois à la , Nice va de nouveau réagir, par l'intermédiaire de Éric Mouloungui et Franck Dja Djédjé : le premier double passeur pour le doublé du second en 10 minutes ( et ), permettant à l'OGC Nice de mener à la mi-temps, sur le score de 2-3. Dominés, les Niçois tiendront jusqu'à la et l'expulsion sévère d'Éric Mouloungui. Ils encaisseront deux buts en fin de match (Eden Hazard à la et Florent Balmont à la ), et alors que les locaux se dirigeaient vers une victoire, François Clerc égalisait au bout du temps additionnel (90+), profitant d'un moment de confusion dans la surface adverse. Les Aiglons concèdent finalement le match nul 4-4, et terminent l'année 2011 en beauté.
Après la trêve, qui voit l'arrivée de Kévin Anin et Elliot Grandin recrutés au mercato d'hiver, et malgré les qualifications en Coupe de France (face à Marck) et en Coupe de la Ligue (contre Dijon), Nice s'incline à Brest (1-0, but de Ben Basat) puis face à Montpellier (0-1, but de Giroud à la ), match durant lequel Ospina a stoppé un penalty. La semaine suivante, à Ajaccio, les Aiglons arrachent le nul (1-1, but d'Esmaël Gonçalves), puis concèdent le nul à domicile face au Paris Saint-Germain (0-0). Malheureusement, les Niçois retombent dans leurs travers à Dijon et s'inclient lourdement 3-0 (plus large défaite de la saison). Une semaine plus tard, malgré le huis clos partiel infligé par la Ligue, obligeant la fermeture de la tribune sud, Nice se reprend à domicile en dominant le Stade Malherbe de Caen (1-0, but d'Anthony Mounier). Les Niçois sortent enfin de la zone de relégation, et remontent à la dix-septième place.
Nice commence le mois de mars en allant s'imposer à Bordeaux (1-2), grâce à des buts de Monzón et de Guié Guié. Le Gym concède ensuite le nul face à Nancy (1-1), puis s'incline à Sochaux (2-0). Les Aiglons obtiennent un nouveau match nul dans le derby face à l'Olympique de Marseille (1-1), avant de réaliser un hold-up à Saint-Étienne (2-3, doublé d'Anthony Mounier et but de François Clerc. Les Niçois s'imposent ensuite face au FC Lorient après un match maîtrisé (2-0, Mounier et Civelli buteurs). Nice retombe ensuite dans ses travers avec une défaite logique à Rennes (3-1) puis une victoire poussive au Ray face à la lanterne rouge Auxerre (but de Monzón sur pénalty). Suivent ensuite deux défaites, à Valenciennes (2-0) et face au LOSC (0-1).
Cette défaite sera la dernière de la saison, car les Aiglons, menacés par la relégation, ne perdront aucun de leurs trois derniers matchs : L'OGC Nice concède deux matchs nuls sur le terrain de Toulouse (0-0) et à domicile contre Évian Thonon Gaillard (1-1). Toujours en danger mais maîtres de leur destin, les Aiglons se déplacent à Gerland peu confiants. Le début du match face à l'Olympique lyonnais leur donnera raison : Les aiglons sont menés 2-0 après 26 minutes de jeu, et sont plus que jamais en danger. Mais Fabián Monzón puis Kafoumba Coulibaly vont sonner la révolte et revenir au score peu avant la pause. 2-2 à la mi-temps, tout est encore possible. 10 minutes après la reprise, Hugo Lloris se troue un coup franc anodin de Didier Digard. 2-3 pour l'OGC Nice. Lyon va pousser, et égaliser grâce à Jimmy Briand. Mais à peine 5 minutes plus tard, Esmaël Gonçalves marque ce qui sera peut-être le plus beau but de sa carrière : Servi par François Clerc (dans sa moitié de terrain), le jeune portugais évite le tacle de Källström, enrhume Umtiti avec un petit pont suivi d'une accélération fulgurante. Il résiste ensuite épaule contre épaule au retour de Bakary Koné avant d'ajuster Hugo Lloris d'une majestueuse pichenette. Ce but permet à Nice de s'imposer (pour la première fois depuis 39 ans) et de se maintenir en Ligue 1, au terme d'une saison éprouvante.
Coupe de la Ligue
Les niçois font leur entrée en Coupe de la Ligue le , à Toulouse. Les locaux ouvrent le score dès la par l'intermédiaire de Jean-David Beauguel. Mais l'OGC Nice réagit, et Renato Civelli égalise de la tête à la . Après la pause, Anthony Mounier double la mise d'une superbe volée de plus de 30 mètres, et donne l'avantage aux aiglons, qui le conserveront jusqu'au bout. En huitièmes de finale, l'OGC Nice rencontre le FCSM.
Le , Nice reçoit Sochaux pour les huitièmes de finale de la Coupe de la Ligue. Grâce à un doublé de Xavier Pentecôte, l'OGC Nice se qualifie pour les quarts, malgré la réduction du score sochalienne d'Abdoul Camara à la . Le tirage au sort, effectué dans la foulée, désigne Dijon comme adversaire des Aiglons en quarts de finale. Nice aura l'avantage de jouer au Stade du Ray.