Le prolongement de la ligne E du RER d'Île-de-France à l'ouest consiste à prolonger la ligne du RER E de la gare d'Haussmann - Saint-Lazare à celle de Mantes-la-Jolie en passant par le quartier d’affaires de La DéfenseDossier de présentation du maître d'ouvrage sur le prolongement du RER E à l'ouest, , consulté le 2 juin 2011.Par arrêté ministériel paru au J.O. en juillet 1999, la commune de Nanterre est classée, en totalité, dans le périmètre de La Défense (ceci afin de simplifier les procédures d'expropriation ainsi que l'extension…). Sa mise en service jusqu'à Nanterre-La Folie a lieu le ; celle jusqu'à Mantes-la-Jolie devrait avoir lieu entre 2027 et 2029.

C'est l'aboutissement du projet Eole, acronyme pour Est Ouest Liaison Express, conduit sous l'autorité d'Île-de-France Mobilités (ex-STIF) dans le cadre de sa politique d’amélioration des conditions de transport des Franciliens, lancé au début des années 1990, et dont la partie Est avait été ouverte à partir de 1999.

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Histoire

Chronologie

Dates-clés Le planning prévisionnel du projet prévoit plusieurs étapesDossier de présentation du maître d'ouvrage sur le prolongement du RER E à l'ouest, 120 à 123, consulté le 2 juin 2011.. Initialement prévue pour 2020, la mise en service du prolongement est repoussée plusieurs fois, ce qui se traduit par le calendrier suivant : 2011 : schéma de principe ; 2013 : enquête publique ; 2014 : déclaration d'utilité publique ; 2015 : début des travaux sur la ligne Paris - Mantes via Poissy afin d'améliorer la circulation des trains normands et de la ligne J du Transilien ; : Baptême du tunnelier Virginie à Courbevoie ; : début de la construction du tunnel Haussmann - Saint-Lazare – Porte Maillot – La Défense – Nanterre. ; : raccordement du prolongement à la ligne existante à Haussmann - Saint-Lazare. ; : mise en service du prolongement du RER E jusqu'à Nanterre-La Folie ;

Planning prévisionnel : mise en service du prolongement du RER E jusqu'à Mantes-la-Jolie, avec 3 trains terminus Mantes et 3 trains terminus à Les Mureaux ; fin 2029 : mise en service complète du prolongement avec 6 trains par heure vers Mantes-la-Jolie..

Projet initial vignette|Le bâtiment voyageurs de la gare de Pont-Cardinet, en .

En , le schéma de principe d'Eole est présenté. Il prévoit entre autres, la réalisation d'une liaison souterraine reliant les voies de banlieue de la gare Saint-Lazare à un point des lignes vers l'Est situé à environ au nord de la Gare de l'Est, ainsi que la création de quatre gares nouvelles à quatre voies situées près de Saint-Lazare, entre la gare de l'Est et la gare du Nord, à Pont-Cardinet et à La Villette-Aubervilliers. Le coût estimé des travaux s'élève alors à 7,55 milliards de francs aux conditions économiques de 1998, soit 1,51 milliard d'euros aux conditions économiques de 2003, en excluant toutefois les gares et travaux à Pont-Cardinet et La Villette-Aubervilliers RFF - Bilan LOTI du RER E, 12 et 13.

Le , le Syndicat des transports parisiens (STP) prend en considération la du schéma de principe RFF - Bilan LOTI du RER E, 14 et 15. Elle prévoit de raccorder Eole à la banlieue Ouest sur les voies de la gare Saint-Lazare, par le biais d'un tunnel court entre Pont-Cardinet et le terminus actuel Haussmann - Saint-Lazare (environ ), en créant par la même occasion, deux nouvelles gares à Pont-Cardinet et La Villette-Aubervilliers, situé à l'est de l'actuelle gare de Magenta. Eole aurait ainsi repris les missions du groupe II du réseau Saint-Lazare, qui passent par les gares de Clichy - Levallois, Asnières, Bécon-les-Bruyères, Courbevoie, La Défense, afin de desservir Versailles-Rive-Droite et Saint-Nom-la-Bretèche. Une troisième branche vers Poissy était également envisagée.

Du au , l'enquête publique du projet complet d'Eole (parties est-parisienne et ouest-parisienne) a lieu. Par la suite, il est prévu de ne réaliser dans un premier temps que la partie orientale de la ligne (Saint-Lazare - Condorcet (actuel Haussmann - Saint-Lazare) – Chelles - Gournay / Villiers-sur-Marne / Le Plant-Champigny) RFF - Bilan LOTI du RER E, 45. En , un avant-projet rectificatif d'Eole est publié. Il ne prévoit plus de réaliser la branche desservant la gare nouvelle du Plant-Champigny RFF - Bilan LOTI du RER E, 16 et 17 et envisage en compensation le prolongement de la ligne jusqu'à Tournan-en-Brie RFF - Bilan LOTI du RER E, 18 et 19.

En 1999, les travaux de la du schéma de principe prennent fin. À la mi-juillet, la ligne est mise en service entre Haussmann - Saint-Lazare et Chelles - Gournay., et à la fin août, elle atteint la gare de Villiers-sur-Marne - Le Plessis-Trévise, par le biais d'une seconde branche.. C'est alors l'heure des bilans : le coût des travaux de la première étape ayant été beaucoup plus important que prévu (8,125 milliards de francs au lieu des 6,2 milliards de francs prévus initialementEOLE, le RER qui vient de l'est, 10), les pouvoirs publics souhaitent en tirer les leçons vers des projets de tramway en banlieue moins coûteux et vers la rénovation du matériel roulant francilien. De ce fait, le prolongement à l'ouest de la ligne, estimé au minimum à 1,5 milliard de francs, est ajourné. Eole, qui devait initialement relier l'est à l'ouest de Paris, comme son acronyme le rappelle (Est-Ouest Liaison Express), est limitée à Haussmann - Saint-Lazare.. Ce projet n'avait d'ailleurs jamais trouvé de réel écho populaire ni de portage politique suffisant pour être lancé. En effet, elle ne présentait pas un grand intérêt du point de vue de la capacité de transport ou des gains de temps de parcours et donc de décharge du RER A. De plus, la branche ouest vers Versailles-Rive-Droite et Saint-Nom-la-Bretèche n’avait pas été étudiée à l’époque. Des études se sont néanmoins poursuivies, sous l’égide de Réseau ferré de France (RFF) ; ce document est une archive..

vignette|La gare d'Épône - Mézières, située sur la ligne Paris-Saint-Lazare – Poissy – Mantes-la-Jolie, en .

Le , RFF saisit la Commission nationale du débat public (CNDP) pour la réalisation du projet Est Liaison Express Ouest Normandie Roissy (ELEONOR). ELEONOR était un projet de ligne ferroviaire nouvelle souterraine de 2,5 kilomètres environ devant faire la jonction entre la ligne existante depuis la gare d'Haussmann - Saint-Lazare et celles du faisceau de Saint-Lazare à la gare de Pont-Cardinet, avec les groupes II (Paris-Saint-Lazare – Versailles-Rive Droite / Saint-Nom-la-Bretèche) et V (Paris-Saint-Lazare – Poissy – Mantes-la-Jolie). ELEONOR devait permettre de répondre à une double attente : celle de la région Île-de-France concernant l'extension occidentale de la ligne et celle des régions Basse et Haute-Normandie relative à l'amélioration de leur accès au réseau à grande vitesse et à l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle.

Le , la candidature de Paris, pour l'organisation des Jeux olympiques et paralympiques de 2012, est lancée par son maire Bertrand Delanoë. Le projet Paris 2012 propose notamment, en cas de succès de la candidature, de relancer le projet de prolongement d'Eole à l'ouest d'Haussmann - Saint-Lazare, afin de desservir le village olympique qui serait situé dans le quartier des Batignolles à Paris. Le projet soutenu est le même que celui ajourné cinq ans auparavant mais, devant l'échec de la candidature le , le projet est à nouveau ajourné.

Le , la Commission nationale du débat public décide qu’il n’y aurait pas lieu d’organiser un débat public sur ce projet considérant l’importance des enjeux socio-économiques mais également ses incidences territoriales limitées ainsi que le fait qu’une partie du projet ait été fixée par déclaration d’utilité publique. Dans cette même décision, la CNDP recommandait à RFF de mener une concertation selon les modalités qu’elle précisait. Mais plus tard, cette version du projet est abandonnée et, par conséquent, cette concertation n’a pu être menée.

Les points faibles du projet initial

Ce projet a en effet été abandonné pour les raisons suivantes : l'accès non direct à La Défense pour les voyageurs de la ligne Paris-Saint-Lazare – Poissy – Mantes-la-Jolie et ceux en provenance ou à destination de la Normandie ainsi qu'à l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle, la future relation CDG Express reliant la gare de l'Est à la gare de Roissy Charles-de-Gaulle 2 n’étant plus reliée au RER E. De plus, il ne présentait pas un grand intérêt du point de vue de la capacité de transport ou des gains de temps de parcours pour accéder à La Défense et donc de décharge du RER A. En effet, il y aurait eu un mélange, dans le RER E, de circulations de trains Transilien et de trains de « Grandes Lignes », rendant l’exploitation difficile et ne permettant pas de garantir une bonne fiabilité des horaires.

En fait, ce projet à plusieurs reprises ajourné aurait été difficile à concrétiser. La réalisation du tunnel aurait présenté des difficultés techniques importantes en raison de la configuration des lieux, notamment l'importance de la rampe et n'aurait pas garanti la meilleure régularité ni le meilleur temps de trajet. Les trains du réseau Transilien Paris Saint-Lazare peuvent être pénalisés par des difficultés de circulation sur d'autres groupes et le plan de circulation sur le groupe II lui-même est complexe à exploiter du fait de la présence des gares intermédiaires qu'il faut continuer à desservir. L'arrivée sur ce groupe d'un nombre de trains plus important n'aurait sans doute pas permis de maintenir la cohabitation entre des trains directs et des trains au moins partiellement omnibus. Entre une dizaine et une quinzaine de minutes auraient été nécessaires pour desservir La Défense depuis le terminus actuel, en fonction du nombre de gares desservies sur le parcours, contre sept minutes seulement pour le RER A (depuis Auber/Saint-Lazare), risquant de ne pas efficacement soulager ce dernier.

De plus, la reprise du groupe II par le RER E n'aurait pas permis de conserver intactes les capacités de transport des voyageurs entre La Défense et Saint-Lazare par le Transilien, ni la desserte de La Défense depuis les quais de la gare Saint-Lazare, qui permet certaines correspondances de quai à quai. La nécessité d'un temps de trajet aussi court que pour le RER A, d'une bonne régularité et d'une augmentation importante des capacités de transport de voyageurs, ont donc incité à envisager la création de voies nouvelles dédiées au RER E, par tunnel direct vers La Défense.

Réorientation du projet vignette|Les gratte-ciels de La Défense, en .

En 2005 - 2006, plusieurs événements ont entraîné la reprise des études sur le prolongement d'Eole : le renforcement de la desserte de La Défense est devenu un sujet d'importance majeure à la suite de l'élaboration du Plan de Relance, et de la révision du SDRIF ; la surcharge du RER A a impliqué la nécessité de mettre en œuvre de nouvelles solutions de desserte en transport collectif du secteur de La Défense ; les études du projet LRNVS d’amélioration des relations avec la Normandie ont permis de mettre en évidence l’intérêt du développement du secteur de La Défense en tant que « hub » et d’identifier les pistes à moyen et long terme, destinées à augmenter la capacité et la qualité de service sur l'axe Paris - Mantes - Normandie.

Ainsi, en , l'Établissement public pour l'aménagement de la région de la Défense (EPAD) propose la construction d'un tunnel direct entre Haussmann - Saint-Lazare et La Défense, afin de rejoindre Mantes-la-Jolie et Versailles, en lieu et place du projet jusqu'alors soutenu. Le prolongement permettra de soulager le RER A, tout en augmentant sa qualité de service