Le comité français Pierre-de-Coubertin (CFPC), fondé en 1950 sous le nom d'Association nationale pour la défense et le développement du sport, des activités physiques et du plein air, est un des comités d’éthique du sport français. Depuis 2024, il est présidé par Bernard Maccario.
Historique
L'Association nationale pour la défense et le développement du sport, des activités physiques et du plein air
L'« Association nationale pour la défense et le développement du sport, des activités physiques et du plein air » est créée le par Alfred Rosier, ex-chef de cabinet de Jean Zay au ministère de l'Éducation nationale, Jean-François Brisson et Pierre Rostini, tous deux journalistes au Figaro et directeurs de publication. Déclarée le avec le professeur Paul Chailley-Bert comme premier président elle est enregistrée au journal officiel du 24 et domiciliée au 15 rue de Clichy. Deux ans plus tard, Henri Bourdeau de Fontenay, premier directeur de l'École nationale d'administration (ENA) lui succède avant de céder la place, en 1954, à Louis Bontemps, président de la Fédération française d'escrime. Elle comprend alors issus des milieux sportif, médical, administratif et militaire.
En 1956, Louis Bontemps intervient vigoureusement auprès des pouvoirs publics pour . La même année il se propose, en accord avec Madame la baronne Pierre de CoubertinCelle-ci, née Marie Rothan, meurt en 1963, et intervient en ce sens auprès d'Avery Brundage. Cette même année Robert Hervet, écrivain-journaliste et secrétaire du-dit comité, s'associe avec André Senay pour publier Monsieur de Coubertin préfacé par Édouard Herriot et distingué par l'Académie française. L'ouvrage, republié à l'occasion des Jeux olympiques de Rome consacre déjà à un « comité Pierre-de-Coubertin » alors domicilié au rue Taitbout, à Paris. En 1961 parait la revue Défense du sport, organe de l'association.
Le Comité français Pierre-de-Coubertin
En 1973 l'association devient enfin officiellement « Comité français Pierre-de-Coubertin » (CFPC) avec l’assentiment d’Yvonne de Coubertin, nièce du rénovateur des Jeux olympiquesDécédée l'année suivante, en 1974, Yvonne de Coubertin est cofondatrice en 1950 avec Jean Bernard de la Fondation de Coubertin pour le développement du compagnonnage rural. Elle lègue à cette fin son domaine de Coubertin, sis en vallée de Chevreuse et dernière descendante du nom avec sa sœur Marie-Marcelle, morte en 1978. Deux ans plus tard, Geoffroy de Navacelle, également neveu du baron, est à l'origine de la création du « Comité international Pierre-de-Coubertin » (CIPC). À cette occasion, le comité fondateur de France rappelle qu'il souhaite assumer sa part et en 1980, lors du anniversaire, son président, Pierre Comte-Offenbach, réaffirme : . Depuis cette date le comité s'érige clairement en lieu de réflexion et d'étude du sport contemporain.
Attaché aux trois grands principes de fonctionnement du sport éducatif définis par Thomas Arnold et réaffirmés par Pierre de Coubertin comme les fondements de l'idéal olympique, le soutient un amateurisme réaliste, le fair-play et l'autonomie du mouvement sportif qu'il défend contre toute instrumentalisation par les pouvoirs économiques et politiques. À ce dernier titre, il est attentif à la gouvernance du mouvement sportif, au respect des pratiques, des athlètes, des dirigeants et des politiques nationales ; le respect du développement durable a retenu son attention. Il y contribue par ses actions, ses publications et l'engagement de ses membres. L'agrément du par le ministère de la Jeunesse et des Sports est renouvelé le .
Présidents vignette|upright=0.8|Bernard Maccario, président du depuis 2024. 1950-1952 : Paul-André Chailley-Bert, professeur des universités, fondateur de l'Institut régional d'éducation physique (IREP) de Paris. 1952-1953 : Henri Bourdeau de Fontenay, premier directeur de l' (1945-1963). 1953-1963 : Louis Bontemps, président de la Fédération française d'escrime (1945-1964). 1964-1966 : Wilfrid Baumgartner, gouverneur de la Banque de France (1949–1960), ministre des Finances (1960–1962). 1966-1967 : Louis Bontemps. 1967-1979 : Alfred Rosier, ancien chef de cabinet de Jean Zay. 1979-1990 : Pierre Comte-Offenbach, député. 1990-2007 : Pierre Rostini, journaliste et directeur d'édition. 2007-2017 : Alain Calmat, ancien ministre délégué à la Jeunesse et aux Sports, également président de la commission médicale du . 2017 - 2024 : André Leclercq, président de la Fédération française de volley-ball (FFVB) de 1984 à 1994 et vice-président du de 1985 à 2013. Depuis 2024 : Bernard Maccario.
Objet Le comité Pierre-de-Coubertin a pour objet de : faire connaître l'ensemble de l'œuvre de Pierre de Coubertin et, particulièrement, ses travaux dans le domaine de l'éducation et de la pédagogie ; expliquer et propager l'olympisme défini par Coubertin comme un humanisme à promouvoir à tous les niveaux de l'enseignement, afin que le sport soit reconnu comme élément indispensable de l'éducation ; intervenir auprès des pouvoirs publics et des organisations compétentes pour que l'idéal olympique demeure l'antidote aux excès et déviations du sport ; initier, encourager la pratique des sports chez les jeunes et favoriser l'entraide et la solidarité entre les membres de la communauté sportive ; veiller au respect du français comme langue olympique, afin de préserver la diversité linguistique dans le monde en lien avec l'Organisation internationale de la francophonie (OIF).
Moyens et activités upright=0.7|thumb|La Gazette Coubertin : du 2011. Le décerne des médailles et trophées Pierre-de-Coubertin aux sportifs et dirigeants ayant particulièrement œuvré à la propagation de l'esprit olympique.
Il organise des petits-déjeuners débats créés à l'initiative de Robert Pringarbe.
Sa revue, la Gazette Coubertin, paraît deux à trois fois par an. Une collaboration s'est nouée avec la Société française d'histoire du sport (SFHS).
Il édite, à l’usage des initiatives pédagogiques locales, des dossiers sur Pierre de Coubertin et les problèmes cruciaux concernant les jeunes sportifs : dopage, tabagisme.
À l'aube du , le initie un partenariat régulier avec les universités et coorganise, avec l'une d’entre elles, des colloques bisannuels dont les thèmes reprennent ses missions et motivations : en 2003 à Rouen, Le sport est-il éducatif ? ; en 2005 à Reims, De la psychologie sportive à la signification du sport ; en 2007 à Paris au Sénat, La francophonie (actes non publiés) ; en 2009 à Grenoble, La gouvernance du sport ; en 2011 à Bordeaux, Sport, nature et développement durable ; en 2013 à Lille, Le sport est-il un médicament ? ; en 2015 à Poitiers, Le sport au service de l'éducation et des connaissances ; en 2017 à Angers, Entraîner, Animer, Former, Éduquer ; en 2019 à Cergy, De Tokyo 1964 à Tokyo 2020Gazette Coubertin semestre 2019, pages 22-25 ; en 2021 à Nice, Sports, arts et olympisme ; en 2023 à Calais.
Pour l'année 2013, proclamée par le Comité international olympique (CIO) « année Pierre de Coubertin », le a reçu délégation du pour impulser et coordonner les célébrations du de Pierre de Coubertin associé au centenaire de la devise olympique Citius, altius, fortius. Divers objets commémoratifs ont été créés à cette occasion.
Relations Le comité français Pierre-de-Coubertin entretient des rapports avec : le dont le siège se trouve à Paris et qui l'héberge dans ses murs à la Maison du sport français sise 1 avenue Pierre-de-Coubertin ; le « Comité international Pierre-de-Coubertin » dont le siège se trouve à Lausanne en Suisse ; l'Académie nationale olympique française (ANOF) ; l'Association française pour un sport sans violence et pour le fair-play (AFSVFP) dont il partage les bureaux ; la Fédération nationale des Joinvillais (FNJ)Fédération nationale des Joinvillais ; l'« Association nationale des directeurs et élus du sport » (ANDES) ; de nombreux comités régionaux (CROS) et départementaux (CDOS) olympiques et sportifs.
Notes et références Notes
Références
Bibliographie
(ISBN néant)
Catégorie:Association fondée en 1950 Catégorie:Comité Coubertin Catégorie:Olympisme français Catégorie:Pierre de Coubertin Catégorie:Association ou organisme ayant son siège dans le 13e arrondissement de Paris