Les élections législatives macédoniennes de 2011 (en ) se tiennent le dimanche , afin d'élire les de la de l'Assemblée de Macédoine, pour un mandat de quatre ans.

Marqué par une hausse de la participation, le scrutin voit de nouveau la victoire de la VMRO-DPMNE du président du gouvernement Nikola Gruevski. Elle devance l'Union sociale-démocrate de Macédoine (SDSM), en progression par rapport au scrutin précédent. Gruevski assure ensuite son maintien au pouvoir en confirmant sa coalition avec l'Union démocratique pour l'intégration (BDI/DUI).

Contexte Après une journée de vote marquée par de nombreux incidents, les élections législatives anticipées du 2008 sont marquées par la victoire de l'alliance formée autour de l'Organisation révolutionnaire macédonienne intérieure - Parti démocratique pour l'unité nationale macédonienne (VMRO-DPMNE) du président du gouvernement Nikola Gruevski, qui remporte la majorité absolue des sièges.. Ayant confirmé sa coalition avec l'Union démocratique pour l'intégration (BDI/DUI), Gruevski se maintient au pouvoir en formant son deuxième gouvernement.

Lors de l' des et , le candidat de la VMRO-DPMNE Gjorge Ivanov est élu au second tour avec 63,4 % des voix, contre 36,6 % , soutenu par l'Union sociale-démocrate de Macédoine (SDSM). Bien que le taux de participation atteigne seulement 42 % des inscrits, il dépasse le quorum de 40 % requis pour valider le résultat..

Le , la SDSM et le Parti démocratique des Albanais (PDSh/DPA) entreprennent un boycott de l'activité parlementaire pour protester contre la saisie des avoirs de Velij Aramkovski, propriétaire de plusieurs médias, les sociaux-démocrates appelant à la tenue de nouvelles élections. Le pays connaît alors une situation économique difficile, avec un taux de chômage de 33 % de la population active, 30 % des Macédoniens vivant sous le seuil de pauvreté et une croissance économique de 1,2 % en 2010. Au début de l'année 2011, l'exécutif a contracté un prêt sur deux ans auprès du Fonds monétaire international (FMI)..

Dénonçant qui constitue un , la VMRO-DPMNE a finalement accepté de convoquer les Macédoniens aux urnes, et proposé la dissolution de l'Assemblée. Celle-ci a été votée le par favorables.

Système électoral vignette|Le palais de l'Assemblée à Skopje. L'Assemblée de Macédoine () est un parlement monocaméral composé de pourvus pour quatre ans, dont 120 au scrutin proportionnel plurinominal dans six circonscriptions de chacune. Les électeurs votent pour le candidat d'une liste, et ce vote correspond à une voix pour cette dernière tout en jouant le rôle d'un vote préférentiel pour le candidat en question, lui donnant la possibilité de faire monter sa place dans la liste. Après décompte des suffrages, les sièges sont répartis selon la méthode d'Hondt au quotient simple, sans seuil électoral au niveau national. Toutes les listes reçoivent par conséquent un siège en proportion de leurs parts des suffrages exprimés, avec un siège par tranche de 1/20ème de suffrage dans chacune des six circonscription, soit un seuil de facto de 5 % des suffrages exprimés. Les sièges sont répartis, au sein des listes, entre les candidats ayant reçu le plus grand nombre de suffrages en leur nom, par ordre décroissant.

Les trois sièges restants sont pourvus par la diaspora, au scrutin uninominal majoritaire à un tour en Europe et Afrique, en Amérique, et en Asie et Océanie. Ces sièges sont pourvus pour la première fois lors de ce scrutin, des sièges de députés de la diaspora ayant été ajoutés peu avant la dissolution de l'assemblée sortante.

Le système proportionnel permet notamment la représentation de la minorité albanaise. En outre, toute liste doit comprendre au moins 30 % de candidats de chaque sexe..

Campagne Pour mener sa campagne, l'Union sociale-démocrate de Macédoine (SDSM) choisit son ancienne présidente Radmila Šekerinska, son dirigeant actuel Branko Crvenkovski ne revendiquant aucune place au sein du futur gouvernement en cas de victoire. Elle défend l'intégration au sein de l'Union européenne (UE) et de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN)..

Coalisée avec une quinzaine de partis, la SDSM mène campagne sous le slogan et met l'accent sur la nécessité d'investir dans les infrastructures et l'agriculture, ainsi que d'instaurer des aides sociales pour les personnes les plus démunies. Elle promet de faire les efforts nécessaires pour régler le débat autour du nom de la Macédoine qui empoisonne les relations avec la Grèce et bloque les perspectives d'intégration euro-atlantique de la Macédoine. De son côté, la VMRO-DPMNE se présente alliée à , un record dans l'histoire macédonienne, et propose un programme intitulé qui contient des engagements en matière de baisse des impôts et de soutien au tourisme par une réduction de la TVA. Le parti utilise massivement les réseaux sociaux, notamment Facebook, pour mener sa campagne.

Principales forces politiques Parti/coalitionIdéologieChef de fileScore en 2008VMRO-DPMNECentre droitLibéral-conservatisme, démocratie chrétienneNikola Gruevski(Président du gouvernement)48,8 % des voixUnion sociale-démocrate de Macédoine (SDSM)Centre gaucheSocial-démocratie, libéralisme, europhilieRadmila Šekerinska25,1 % des voixUnion démocratique pour l'intégration (DUI) (BDI)Centre droitConservatisme social, europhilie, intérêts des AlbanaisAli Ahmeti12,8 % des voixParti démocratique des Albanais (DPA) (PDSh)Centre droitConservatisme social, intérêts des AlbanaisMenduh Thaçi8,3 % des voix

Résultats +Résultats des élections législatives macédoniennes de 2011.Fichier:Sobranie MK 2011.svgParti/coalitionVoix%+/-Sièges+/-VMRO-DPMNE39,22 9,5656 7VMRO-DPMNE47 6Parti socialiste de Macédoine (SPM)3Renouveau démocratique de Macédoine (DOM)1Parti démocratique des Serbes de Macédoine (DPS)1Parti démocratique des Turcs de Macédoine (DPT/TDP)1Union démocratique (DZ)1Parti d'action démocratique de Macédoine (SDA)1VMRO-Macédoine1Parti uni des Roms de Macédoine (OPR)0 1Union sociale-démocrate de Macédoine (SDSM)32,81 7,7042 18Union sociale-démocrate de Macédoine (SDSM)29 11Nouveau Parti social-démocrate (NSDP)4 1Parti pour l'avenir européen (PEI)3 2Mouvement pour l'unité nationale des Turcs de Macédoine (DNET/TUBH)1 1Parti libéral de Macédoine (LPM)1 1Parti pour l'émancipation totale des Roms (PCER)1 1Parti progressiste serbe de Macédoine (SNS)1 1Députés indépependants (NP)2 2Union démocratique pour l'intégration (BDI/DUI)10,28 2,5415 3Union démocratique pour l'intégration (BDI/DUI)14 4Ligue démocratique des Bosniaques (DLB)1 1Parti démocratique des Albanais (PDSh/DPA)5,90 2,368 3Renaissance démocratique nationale (RDK/NDP)2,672 2VMRO - Parti populaire (VMRO-NP)2,51 2,270Nouvelle Démocratie (ND)1,780Unis pour la Macédoine (OM)1,520Parti libéral-démocrate (LDP)1,470 4Autres1,830Suffrages exprimés97,23Blancs et nuls2,77Total100 –123 3Abstention36,52Inscrits / participation63,48

Analyse La coalition autour de l'Organisation révolutionnaire macédonienne intérieure - Parti démocratique pour l'unité nationale macédonienne (VMRO-DPMNE) remporte le scrutin, qui est marqué par une forte mobilisation des électeurs avec une hausse de six points de la participation, après avoir mené campagne sur la hausse des retraites, des traitements de la fonction publique. L'Union sociale-démocrate de Macédoine (SDSM) se satisfait de son résultat, en progression par rapport à 2008. Pour la commission électorale, ces élections ont été les mieux organisées de l'histoire macédonienne..

Conséquences Après avoir reconstitué sa coalition avec l'Union démocratique pour l'intégration (BDI/DUI), Nikola Gruevski forme son troisième gouvernement.

Notes

Références

Voir aussi Articles connexes Politique en Macédoine du Nord Gouvernement Gruevski

2011 Macédoine du Nord Catégorie:Politique en juin 2011