Giuseppe Ghio (né à Palerme le , mort à Naples le ) est un général du royaume des Deux-Siciles qui poursuit sa carrière dans l'armée royale italienne en 1860 après l'unification de l'Italie.
Biographie Giuseppe Ghio a pour origine une famille de tradition proche des Bourbons. Giuseppe est le petit-fils de Rosa Baccher, dont les frères participèrent au complot dénoncé par Luisa Sanfelice qui inspira l’œuvre d'Alexandre Dumas, La San-Felice, 1863. Giuseppe, fréquente le collège militaire de la Nunziatella. À la fin de ses études, il entreprend la carrière militaire.
Ghio est nommé capitaine des Cacciatori le . En 1857, il est lieutenant colonel et commande les troupes qui battent à Padula les « Trecento » (les trois cents), les révolutionnaires emmenés par Pisacane et Nicotera. Promu général, il commande l'armée des Bourbons qui, forte de plus de dix mille hommes et douze canons, le à Soveria Mannelli, se rend sans combattre aux volontaires calabrais de Garibaldi emmenés par Stocco.
En , après la reddition de Soveria Mannelli, Garibaldi le nomme commandant du château Sant'Elmo, la place forte de Naples. Cette nomination suscite des vives protestations de la part des mazziniens à cause du rôle dévolu par Ghio dans la mort de Pisacane. À la suite des polémiques, en , Ghio quitte l'armée. En raison des modalités de la reddition de Soveria Mannelli et de son incorporation dans l'armée piémontaise, Giuseppe Ghio est accusé de trahison par les fidèles de la monarchie des Bourbons. Il meurt de mort violente dans la localité de Ponti Rossi à Naples.
Sources
Notes et références
Catégorie:Naissance à Palerme Catégorie:Naissance dans le royaume des Deux-Siciles Catégorie:Militaire italien du XIXe siècle Catégorie:Personnalité du Risorgimento Catégorie:Histoire de l'Italie au XIXe siècle Catégorie:Décès à Naples Catégorie:Naissance en août 1818 Catégorie:Décès en janvier 1875 Catégorie:Décès à 56 ans