Le musée d'Art et d'Histoire de Toul est un musée de la ville de Toul qui comprend, entre autres, des peintures, des tapisseries, des faïences et de l'archéologie. Il existe depuis 1872. Il occupait jusqu'en 1939 une partie de l'ancien palais épiscopal, qu'il partageait avec la mairie et différents services administratifs.

Depuis 1985, le musée est installé dans l'ancienne Maison-Dieu dont la fondation remonterait au sous l’épiscopat de saint Gérard (963-994). Une grande partie du fonds lapidaire est conservée et exposée dans l’ancienne « chapelle des Malades », construite au et de style gothique. La Maison-Dieu, pour cette salle des malades (incluant la chapelle, le cloître, ainsi que la porte d'entrée), a été classée au titre des monuments historiques par arrêté du ..

Le musée a été rebaptisé musée d’Art et d’Histoire Michel-Hachet en 2019., lors d'une cérémonie célébrée par le maire, Alde Armand (maire à partir de 2014).

Collections Michel Hachet, conservateur du musée à partir de 1985, permit de revivifier le musée, et c'est à lui qu'on doit de nombreuses pièces exclusives du musée. Il les collecta durant toute sa vie pour le musée.

Salles d'archéologie

Préhistoire

Fossile de Steneosaurus megistorhynchus, découvert à Dommartin-lès-Toul ; Une partie de la collection d'Étienne Dominique Olry, instituteur à Allain et archéologue du ; Une partie de la collection d'André Janot, préhistorien du qui a prospecté toute sa vie en Lorraine, et particulièrement en Meurthe-et-Moselle et en Meuse ; Objets préhistoriques récoltés à Pierre-la-Treiche, au trou des Celtes.

Moyen-Orient Collection d'objets en provenance d'Égypte, de Babylone, de Syrie.

Protohistoire Le camp d'Affrique, sur les communes de Messein et Ludres, oppidum leuque qui couvre toutes les époques de l'Âge du fer, Hallstatt et La Tène ; Le tumulus de Villey-Saint-Étienne.

Antiquité

Une pirogue monoxyle, creusée dans un seul tronc de chêne et longue de , a été découverte en 1958, dans les alluvions de la Moselle, près d'une sablière à Chaudeney-sur-Moselle. Datée au carbone 14 dans les laboratoires de Gif-sur-Yvette, la petite embarcation du début du fait penser à la littérature latine et particulièrement aux poèmes d'Ausone qui traitent de la rivière au .. Vaisselle, découverte à Chaudeney-sur-Moselle, et ; Fana de Sorcy-Saint-Martin ; Objets gallo-romains récoltés à Toul, lors de la reconstruction de la ville, après la Seconde Guerre mondiale.

Moyen Âge Cimetières mérovingiens de Royaumeix, Choloy-Ménillot, Avrainville, Gondreville, Charmes-la-Côte, Chaouilley, Ceintrey, Liverdun ; Tombe mérovingienne d'Endulus, évêque de Toul, , découverte à Saint-Èvre, un faubourg de Toul.

Salle lapidaire

La pierre tombale de l'évêque de Toul saint Mansuy était en dépôt au musée de Toul et exposée temporairement dans la salle lapidaire. Ce gisant provient de la crypte de l'ancienne église abbatiale du quartier Saint-Mansuy de Toul qui n'assurait plus, depuis un incendie de l'édifice en 1980, les bonnes conditions de conservation et d'exposition d'antan. Il aurait été sculpté au début du , par Mansuy Gauvin, sculpteur du duc René II de Lorraine, et à l'initiative de l'évêque de Toul Hugues des Hazards. Le cénotaphe dans son ensemble est installé dans le chœur de la cathédrale de Toul.

Salle des tapisseries Des tapisseries des Provinces du nord (Oudenarde), un triptyque sur les mariages du roi David et un autre sur les Ethiopiques représentant Théagène et Chariclée. D'autres tapisseries relatent le combat d'Héraclès contre le lion de Némée, la Continence de Scipion, une dernière sur le triomphe de Cérès.

Salles d'histoire religieuse

Le catholicisme dans le Toulois Statue de la Nativité, ; Tableau représentant Hector d'Ailly, évêque de Toul ; Tableau représentant la légende de Notre-Dame-Au-Pied-d'Argent à la cathédrale Saint-Étienne de Toul, ; Vases liturgiques qui ont appartenu à Jean-François Naudot, un prêtre toulois dans la clandestinité durant la Révolution française, ; Statuette de la confrérie Sainte-Anne, sainte protectrice des menuisiers, ébénistes et charpentiers toulois ; Statuette de la confrérie Saint-Éloi, saint protecteur des forgerons, orfèvres et maréchaux-ferrants toulois ; Le garde suisse de la cathédrale Saint-Étienne de Toul ; Peintures sous verre représentant la Trinité, le Christ, la Vierge Marie, saint Jean-Baptiste, sainte Ursule, etc., ; Tableaux de Henri Calot, représentant des chapelles de la cathédrale Saint-Étienne de Toul et de la collégiale Saint-Gengoult de Toul, . Cette salle conserve de nombreuses pièces provenant de la ville de Toul, anciennement présentes l'espace public. On peut y trouver le surhuméral, un ornement religieux que seuls quatre évêques ont le privilège de revêtir.

Salle des icônes russes La salle des icônes russes est ouverte au public depuis le , jour de son inaugurationHACHET (Michel) et LAMARQUE (Vincent), « La salle des icônes du musée de Toul », in Pays Lorrain, 2009, Numéro 1..

Icônes d'églises russes du : icônes d'un ménologe (les mois de l'année suivant le calendrier liturgique orthodoxe à partir du mois de septembre) ; icônes d'une déisis (le Christ au centre, entouré de la Vierge Marie et de saint Jean-Baptiste). Reconstitution d'un « bel-angle » d'une isba russe du : icône du Christ pantocrator ; icône de la « Vierge du Buisson ardent » ; « triptyque de voyage » avec des fêtes. Icônes modestes qui ont fait l'objet d'une dévotion domestique en Russie, aux et : icônes des fêtes dont l'Annonciation et l'Ascension ; icônes mariales de la « Vierge O Toute-Bénie », de la « Vierge Joie de tous les affligés », de la « Vierge Joie inespérée » et icônes de la Vierge de Smolensk, Kazan, Vladimir et Okhtyrka ; icônes de saint Nicolas, sainte Parascève d'Iconium, et icônes de « Saints élus » ; icône de la « synaxe des Archanges » ; icône de la « déisis élargie » ; icônes à vignettes.

Salles d'histoire militaire

Première Guerre mondiale (1914-1918)

Dans cette section, la richesse culturelle de la guerre y est présentée. De nombreux uniformes de la guerre 14-18 s'y trouvent, aussi bien de soldats français et allemands que de soldats britanniques et américains.

Seconde Guerre mondiale (1939-1945)

L'Armée de l'air à Toul

Salles de beaux-arts Deux salles du premier étage consacrées aux tableaux.

Époque moderne

Tableaux Apothéose de Lulli et Apothéose de Rameau de Jean-Jacques Le Barbier, Le précoce d'Henri Royer, Le pain d’Émile Friant et La Bergerie d'Albert Brendel (dépôt de l’État).

Époque contemporaine

Henri Auguste Calot (, Toul - Janvier 1935, Toul), peintre autodidacte, peintre sur céramique à la faïencerie Toul-Bellevue, puis professeur de dessin au collège Amiral-de-Rigny de Toul de 1883 à 1923, exposant au Salon de Nancy, entre 1896 et 1909, nommé par arrêté préfectoral du conservateur du musée de Toul en remplacement de Monsieur Gilbert. Le musée de Toul possède en conséquence de nombreux tableaux de l'artiste, par exemple Fleurs (1910), La Moselle au grand pont (1922) ou encore En amont du Pont de Dommartin-lès-Toul. Alfred Renaudin. (, Laneuveville-lès-Raon - , Fontannes), peintre, débutant comme céramiste à la faïencerie de Lunéville, où il peignait des bouquets de fleurs, suivant ensuite les leçons de Jules Larcher, alors directeur de l'École des Beaux-Arts de Nancy, puis poursuivant ses études à Paris avec Henri-Joseph Harpignies, François Rivoire, Ernest Quost et Edmond Petitjean. Le peintre a été décoré de la Légion d'honneur en 1934. Le musée de Toul possède deux peintures à l'huile sur toile de Renaudin : La cathédrale de Toul (1930) ; Les loges de Blénod-lès-Toul (1938). Émile-Coriolan Guillemin, (, de 1841 à 1907) est un sculpteur français, de la Belle Époque, élève de son père l'artiste Émile Auguste Marie Guillemin. Pierre Bach (1906, Toul - 1971, Erbalunga), peintre paysagiste, s'installant en 1930 à la marine d'Erbalunga à Brando en Corse. De 1930 à 1932, il exposa des paysages corses au Salon des indépendants. Deux peintures à l'huile sur toile sont présentées dans la salle d'art contemporain : Paysage de Corse ; Balagne, Corse (1948). Léon Husson (1898, Circourt-sur-Mouzon - 1983), peintre, faisant un apprentissage de peintre-décorateur sur statues religieuses chez Pierson à Vaucouleurs de 1911 à 1912, peintre en bâtiment chez Vecker à Toul en 1913 puis chez Linder à Vaucouleurs de 1920 à 1922, dessinateur publicitaire ou décoratif de 1942 à 1967, officier de l'Instruction Publique en 1950, illustrateur de journaux et revues (Ancien Combattant, La Lorraine résistante, La Bande de l'Art Lorrain, etc.) de 1938 à 1960. En 1923, à Nancy, il rencontra Victor Idoux, le dessinateur en publicité, et exposa avec lui à la galerie Thiébaut de Nancy de 1925 à 1944. Le musée de Toul possède de nombreux tableaux de l'artiste, représentant la collégiale Saint-Gengoult de Toul, par exemple Toul, Place du Marché (1931), Toul, cloître de Saint-Gengoult (1945) ou encore Toul, le quartier Saint-Gengoult (1948). Roland Martin dit « Martin-Xy » (1951, Frouard), peintre et sculpteur lorrain, créateur du mouvement « momotiste » (« L'art momot est une vision de la connaissance contemporaine »). Trois peintures à l'huile sur toile, qui font partie d'une série de cent-cinquante toiles intitulée Aventures humaines, sont présentées dans la salle d'art contemporain : Avec perte et fracas (Aphorisme) ; Sens des principes ; Lorraine au printemps (1985).

Salles d'arts et traditions populaires

La médecine d'antan : des objets en étain en usage dans l'ancien Hôtel-Dieu sont présentés au étage

L'agriculture : en réserves

L'apiculture : en réserves

La viticulture : en réserves

Les pompiers : en réserves

Les tuileries du Toulois

L'atelier du potier

La faïencerie Toul-Bellevue : cette section présente les productions de la faïencerie de manière chronologique La faïencerie de Toul-Bellevue fondée au milieu du , à Toul, par le maître-faïencier Charles François, est l'une des grandes manufactures de Meurthe-et-Moselle, ayant contribué à la renommée des célèbres faïences de Lorraine elle a été fermée en 1939. La famille Aubry, qui de génération en génération, dirige la société, oriente la production d'abord vers les pièces de grande taille, ou très usuelles, avant, à partir de 1872, d'intégrer des décorateurs et de produire des pièces très finement décorées, suivant les modes successives de la Belle Époque. Ses participations récurrentes aux Expositions universelles assoient sa renommée (le stand de 1889 sera reconstitué avec les deux grands vases mesurant réunis depuis l'exposition de 2019).

Galerie des gravures Dans les couloirs du rez-de-chaussée, des graveurs locaux comme M. Gustave Levy, des villes de Lorraine...

Animations Exposition temporaire, les monnaies épiscopales, Exposition Émile Moselly en 2018.

Galerie

Notes et références

Annexes

Articles connexes Communes de Meurthe-et-Moselle Cathédrale Saint-Étienne de Toul Collégiale Saint-Gengoult de Toul Commanderie de Libdeau Synagogue de Toul Place forte de Toul Fort du Saint-Michel Faïencerie Toul-Bellevue Michel Hachet

Liens externes Le Musée d'art et d'histoire de Toul, sur le site de la ville de Toul.

Études Touloises, la revue trimestrielle du Cercle d'études locales du Toulois (CELT). Le blog des Jams, le site des Jeunes Amis du Musée de Toul (JAM).

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