Nossis (grec ancien Νοσσίς) est une poétesse grecque du , originaire de Locres, dans le Bruttium, en Grande Grèce. Sa vie ne nous est pas autrement connue.

Eléments biographiques C'est une native d'une colonie dorienne, dans ce qui est devenu la région de Calabre, en Italie du Sud.

Œuvre L'Anthologie grecque a conservé une douzaine d'épigrammes de Nossis, peuplées majoritairement de figures féminines, dans lesquelles elle célèbre l'amour, le lien entre les mères et leurs filles, ou ambitionne d'égaler Sappho : synthèse sur les échos entre les voix féminines de l'Antiquité grecque.. On a considéré qu'elle pouvait avoir également fait écho à ÉrinnaKathryn Gutzwiller, 1997. Sa poésie est riche et subtile. Elle était connue, car elle est citée par ses contemporains, en bien ou en mal (Hérondas se moque d'elle dans les sixième et septième mimiambes de ses Mimes)Voir Camillo Neri : « Erinna in Eronda », Eikasmos, n°5, 1994, p. 221-232..

André Chénier, qui a été très attentif aux voix des poétesses grecques, a imité l'une de ces épigrammes dans ses Bucoliques () :

L'une des épigrammes (, 414) est une épitaphe de Rhinthon de Syracuse, inventeur de l'hilarotragédie.

Antipatros de Thessalonique range Nossis au nombre des neuf muses terrestresAnthologie Palatine, Livre , 26..

Traductions Renée Vivien dans Les Kitharèdes (A. Lemerre, 1904) Marguerite Yourcenar dans La couronne et la lyre (Poésie/Gallimard, 2001)

Postérité Sculpture Francesco Jerace réalisa un buste en marbre à l'effigie de Nossis. Le sculpteur Tony Custuren réalisa un monument dédié à Nossis. Celui-ci est situé en bord de mer à Locri

Art contemporain Nossis figure parmi les référencées dans l'œuvre d’art contemporain The Dinner Party (1979) de Judy Chicago. Son nom y est associé à SapphoMusée de Brooklyn - Centre Elizabeth A. Sackler - Nossis , sur Brooklyn Museum. Judy Chicago, The Dinner Party : From Creation to Preservation, Londres, Merrel 2007. ..

Notes et références

Voir aussi Bibliographie . Laurel Bowman, « Nossis, Sappho and Hellenistic Poetry », Ramus, 1998, p. 39-59. Laurel Bowman, « The “Women's Tradition” in Greek Poetry », Phoenix, vol. 58, 2004, p. 1-27. . Marcello Gigante, « Nosside », PP (La parola del Passato), 1974, p. 22-39. Kathryn Gutzwiller, « Genre development and Gendered Voices in Erinna and Nossis » dans Yopie Prins et Maeera Shreiber : Dwelling in possibility: Women Poets and Critics on Poetry, Ithaca (N.Y.), Cornell University Press, 1997, p. 202-222. Marilyn B. Skinner, « Sapphic Nossis », Arethusa, 1989, p. 5-18. Marilyn B. Skinner,« Aphrodite Garlanded: Erôs and Poetic in Sappho and Nossis », dans Francesco De Martino (dir.): Rose di Pieria, Bari, Levante editori, Le rane. Studi ; 9, 1991.

Liens externes

Texte grec et traduction anglaise et italienne. Traduction : Anthologie Palatine, livre , 170 ; livre , 132, 265, 273, 275, 353, 354 ; livre , 414, 718, livre , 332, 604, 605.

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