La grande peste de Naples de 1656 est une épidémie de peste qui dévasta une partie de l'Italie, en particulier le royaume de Naples en 1656. Elle commença à Naples provenant selon toute vraisemblance de Sardaigne, et causa la mort de personnes sur une population estimée à habitants. Dans le reste du royaume, le taux de mortalité oscille entre 50 et 60 % de la population. Gustaw Herling-Grudziński, citant les chiffres des chroniques, parle de à morts pour l'une des plus grandes villes d'Europe à l'époque.
Historique Contexte historique Au , Naples dut faire face à des malheurs divers : En 1631, l’éruption du Vésuve a frappé la population jusqu’aux abords de la cité. Cet évènement incita de nombreux habitants des lieux sinistrés à se réfugier à NaplesLes sources historiques indiquent que ce sont plus de sans-abri qui cherchèrent une protection à Naples.. Ce fait eut des répercussions qui s’avérèrent fatales en augmentant la densité déjà très élevée de certains rioni, exposant la population à d’importants risques sanitaires et par conséquent à la contagion. La révolution de 1647 aux diverses phases dramatiques.
C'est dans ce contexte de crise que survint l’épidémie de peste.
Vulnérabilité sanitaire La ville ne possédait pas de réseau d'égout ; ne pouvait pas compter sur des réserves suffisantes en eau potable et le nombre élevé d’animaux, les infrastructures routières dégradées constituèrent les bases de la propagation de la contagion apportée par les navires sardes.
Dans le reste du royaume, la situation était similaire, favorisant la mort d’environ personnes.
Propagation de l'épidémie
Le chaos arriva bien avant la mise en place d’une organisation efficace de la prévention et la situation devint rapidement incontrôlable. Néanmoins l’épidémie a été combattue malgré les dans une ville qui comptait . Dans la périphérie rurale du royaume, ce fut une véritable catastrophe avec une mortalité avoisinant les 50 à 60 % de la population.
L'épidémie dans la capitale a eu un cours assez rapide − quelques mois − par rapport au vaste territoire du royaume où elle a été présente plus longtemps.
Les zones rurales comme le Cilento ont été libérées du fléau seulement vers la fin de 1658, alors que dans d'autres endroits de la région, la peste prend fin en 1657.
Ces éléments semblent démontrer que, malgré les difficultés, les institutions publiques de la capitale ont pu mettre en place dans l’urgence une « action préventive » plus efficace qu'ailleurs.
Conséquences
Une fois l’épidémie éteinte, la ville donnait une impression de dépeuplement : plusieurs générations d’intellectuels, hommes politiques, artistes furent anéanties.
De nombreux érudits de l’époque se sont montrés fortement préoccupés par ce qui arrivait car la capitale était pour ainsi dire « à genoux ». Malgré tout, Naples réussit à se rétablir déjà à la fin du siècle.
Pour avoir une idée précise de la dévastation que la peste provoqua en 1656 dans le royaume de Naples, il suffit de comparer le nombre d’habitants relatifs à l’année 1648 avec ceux de l’année 1669. Les données de ces deux années sont superposables pour chaque bourgade et région limitrophe.
La Campanie a payé le prix le plus élevé à l'épidémie de peste avec près de la moitié des familles détruites, des villes vidées comme Aversa, Teano, Pouzzoles et les petites villes presque éteintes. Le cas de Giffoni Valle Piana, où personnes sont mortes, et Trentinara, où les victimes étaient et les survivants entre 60 et 80.
Certains centres disparaissent, la majorité eut des pertes humaines tellement élevées qu'il leur fallut un siècle pour revenir à la même population.
La reprise démographique
La contagion de Rome Peu après Naples, Rome fut à son tour atteinte par l’épidémie. La contagion fut introduite par un marin napolitain logé dans un hôtel de Montefiore, à Trastevere. Au premier abord, la situation fut sous-évaluée et sur une population un peu en deçà de habitants, les morts furent dont sur la rive gauche du Tibre et à Trastevere.
Le tableau de Micco Spadaro La Piazza Dante ressemble sur la toile à un puits mis à sec. Les murs nus de la place renforcent l'impression d'un lieu fermé dans lequel « un enchevêtrement de corps petits, insignifiants, tourmentés, condamnés, pris dans le sombre filet de la mort. ».
Bibliographie Massimo Rosi, Napoli Entro e Fuori le Mura, Newton e Compton Editori, Rome, 2004. Antonio Donato Macchiarulo, Sacco.
Sources
Articles connexes Liste des épidémies de peste Liste d'épidémie Naples Histoire de Naples Royaume de Naples
Liens externes La grande peste de 1656 sur le site Comune.sacco.sa.it La Repubblica accès le 14/06/2011
Notes et références
Naples grande Catégorie:Médecine en Italie Catégorie:Histoire des maladies infectieuses Catégorie:Histoire de l'Italie au XVIIe siècle Catégorie:Histoire de la Campanie Catégorie:Royaume de Naples Catégorie:1656 en Italie Catégorie:Catastrophe sanitaire au XVIIe siècle Catégorie:Épidémie au XVIIe siècle