thumb|upright=1.5|Carte de l'organisation en secteurs de la ligne Maginot. Le secteur défensif des Flandres, puis secteur fortifié des Flandres, est une partie de la ligne Maginot, situé entre la mer du Nord qui sert d'extrémité nord à la ligne et le secteur fortifié de Lille.
Il forme une ligne le long de la frontière franco-belge, de la plage de Bray-Dunes à Nieppe près d'Armentières (dans le Nord). Les fortifications du secteur sont plutôt légères.
Organisation et unités Le secteur est d'abord sous commandement de la région militaire (QG à LilleEn 1939, la région militaire s'étend sur les départements du Pas-de-Calais et du Nord (moins le canton de Trélon).), le gouverneur de la place de Dunkerque assurant le commandement du secteur., puis à la déclaration de guerre le secteur passe alors sous commandement de la au sein du d'armée, puis du d'armée. À partir du , il passe sous celui de la .
les unités suivantes servent de travailleurs (MOM : main-d'œuvre militaire) pour la construction des casemates et blockhaus ainsi que comme équipages ou troupes d'intervalle stationnées entre ceux-ci après la mobilisation : régiment régional de travailleurs ; régiment régional de travailleurs ; régiment régional de travailleurs ; une partie du régiment d'artillerie de position (quatrième groupe, et : douze canons de modèle 1897). Les moyens sont complétés par trois compagnies de dépôts (les des 65, 110 et RI), cinq compagnies de travailleurs espagnols et deux compagnies de travailleurs français.
Composants Se trouvent dans ce secteur seize casemates STG, six blockhaus FCR et environ 200 blockhaus MOM (type RM)Le niveau de protection d'une casemate de la ligne Maginot dépend de son modèle et de sa période de construction. De 1928 à 1935 sont construits les modèles les plus puissamment protégés : les casemates et ouvrages CORF (Commission d'organisation des régions fortifiées), avec des murs et dalles épais jusqu'à de béton). Puis viennent à partir de 1935 les blockhaus MOM (main-d'œuvre militaire), avec de 0,60 à de béton, avec des modèles très variés selon la région : RFM (région fortifiée de Metz), RFL (région fortifiée de la Lauter), , , et RM (région militaire). Les MOM les plus protégés sont appelés FCR (fortification de campagne renforcée). De 1937 à 1940, la STG (Section technique du génie) standardise les constructions, avec une protection de 1,50 à de béton., le tout construit à partir de 1937, mais principalement en 1939-1940.
À son extrémité nord, sur la commune de Bray-Dunes et à seulement un kilomètre de la frontière avec la Belgique, a été construit un groupe de 25 blockhaus MOM sur les dunes du Perroquet : 21 pour mitrailleuses, deux pour canon de AC, un pour canon de et un observatoire, tenant sous leurs tirs la D 60. Un deuxième groupe est implanté sur la commune de Ghyvelde : 24 blockhaus MOM et un FCR (deux AC et deux mitrailleuses) sur la dune fossile, interdisant la RN 1.
La dépression des Moëres (un polder en dessous du niveau de la mer) sert de zone d'inondation défensive. Au sud de cette zone commence la ligne de défense antichar, avec des blockhaus placés juste avant la frontière, formant une ligne continue devant les Moëres, Hondschoote, Steenvoorde, le mont des Cats, le mont Noir et Bailleul. Elle est composée de 114 blockhaus MOM, 29 tourelles STG et 9 blockhaus FCR. Une mention particulière pour le mont Noir, qui est transformé en position fortifiée avec huit casemates STG et cinq blockhaus MOM.
La CEZF (Commission d'études des zones fortifiées) fait aussi construire une ligne est-ouest de neuf casemates STG-A (une est inachevée en ; ce sont des casemates doubles) au nord du mont Cassel, appelée « bretelle de Cassel ».
Histoire D'abord appelé « secteur défensif des Flandres » lors de sa création le , avec son état-major à Dunkerque, puis à Hazebrouck à partir du et à Saint-Omer à partir du . Il est renommé « secteur fortifié des Flandres » le .
Le , en raison de l'entrée en Belgique de la , la position à fortifier est portée le long de l'Yser de Comines à Nieuport, avec des points d'appui à aménager sur le mont Kemmel et le mont Rouge. Les unités sont repliées sur la frontière les 18 et .
Le , les troupes du secteur fortifié sont réorganisées et renforcées avec les restes de la DI : RI, régiment Z, régiment YLes régiments Y et Z sont des unités de marche composées d'une centaine de soldats survivants d'autres unités, dont ceux des et RRT pour le régiment Z. Source : ., le GRDI (hippomobile), le RAD, le RALD et divers éléments (dont les cavaliers du dépôt de cavalerie de Saint-Omer). Du 26 au , des combats ont lieu le long de la bretelle de Cassel, avec le soutien d'unités britanniques. Dans la nuit du 30 au , le front est ramené sur la ligne Uxem-Bergues ; le , les troupes britanniques se replient. Les unités du secteur fortifié mènent des combats retardateurs du au . Les derniers éléments des troupes du secteur se rendent le à Malo-les-Bains et à Dunkerque, faute de moyens pour les embarquer.
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie . . .
Liens externes Localisation .
Descriptions et photos . . . . .
Articles connexes
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