thumb|upright=1.5|Carte de l'organisation en secteurs de la ligne Maginot. Le secteur défensif des Ardennes est une partie de la ligne Maginot, situé entre le secteur fortifié de Maubeuge et le secteur fortifié de Montmédy.

Il forme une ligne le long de la Meuse et de la frontière franco-belge, de Laifour jusqu'à Pont-à-Bar près de Sedan (dans les Ardennes). Les fortifications du secteur sont plutôt légères ; elles ne résisteront pas à l'assaut frontal lancé par les troupes allemandes du 13 au .

Les fortifications le long de la frontière de Trélon (dans le Nord) à Givet (Ardennes) sont indépendantes des secteurs voisins (de celui des Ardennes comme de celui de Maubeuge) et sont confiées au d'armée (qui devient le d'armée de forteresse en 1940).

Organisation et unités

Les fortifications de Trélon à Pont-à-Bar (soit le secteur proprement dit ainsi que celui du CA) sont d'abord sous commandement de la région militaire (QG à AmiensEn 1939, la militaire couvre les départements du Nord (canton de Trélon), des Ardennes, de la Meuse (cantons de Stenay et de Montmédy), de la Somme, de l'Oise et de l'Aisne.), puis après la déclaration de guerre il passe sous les ordres du « détachement d'armée des Ardennes », qui devient la en .

Le , le secteur défensif des Ardennes devient la d'infanterie de forteresse ( DIF), sous les ordres du d'armée, ce dernier devenant le d'armée de forteresse ( CAF) le . La DIF est composée des unités suivantes : sous-secteur de Sécheval, confié à la DBMC (demi-brigade de mitrailleurs coloniaux)La DBMC est constituée de des classes 1927-1936 et de . Source : . ; sous-secteur d'Étion, confié à la DBMC ; sous-secteur de Boulzicourt, confié au RIF. L'artillerie est composée d'une partie du régiment d'artillerie de position (deuxième et troisième groupes, , , , et , à partir du : armés avec seize canons de modèle 1897, seize C Saint-Chamond, dix L 1877 de Bange et vingt-quatre T 1917 Fabry).

La ligne de fortifications du CA ( CAF en 1940) est confiée aux unités positionnées le long de la frontière à partir de la mobilisation, notamment la DINA du d'armée.

Composants

Le secteur est fortifié principalement avec des blockhaus MOM (type RM)Le niveau de protection d'une casemate de la ligne Maginot dépend de son modèle et de sa période de construction. De 1928 à 1935 sont construits les modèles les plus puissamment protégés : les casemates et ouvrages CORF (Commission d'organisation des régions fortifiées), avec des murs et dalles épais jusqu'à de béton). Puis viennent à partir de 1935 les blockhaus MOM (main-d'œuvre militaire), avec de 0,60 à de béton, avec des modèles très variés selon la région : RFM (région fortifiée de Metz), RFL (région fortifiée de la Lauter), , , et RM (région militaire). Les MOM les plus protégés sont appelés FCR (fortification de campagne renforcée). De 1937 à 1940, la STG (Section technique du génie) standardise les constructions, avec une protection de 1,50 à de béton., quelques blockhaus FCR et des casemates STG, le tout construit à partir de 1935 pour les premiers, complétés en 1939-1940 (une partie est inachevéeComme les cuirassement n'ont pas encore été livrés, certaines entrées et embrasures sont colmatées avec des sacs de sable et des rondins.). La ligne de défense s'appuie sur la rive gauche de la Meuse, ne laissant sur l'autre rive que la tête de pont de Charleville ainsi qu'une ligne de sept maisons-fortes le long de la frontière. Le fleuve est un obstacle important, il est large de , ses berges sont souvent impraticables à un assaut et il coule dans une vallée encaissée (avec un dénivelé maximum de l'ordre de ). Le massif ardennais est lui aussi une zone difficile à traverser, c'est un massif boisé aux routes raresLe massif des Ardennes est un tel obstacle que le général Wilhelm List, commandant de la allemande, déclare au général Georg-Hans Reinhardt, commandant du 41.AK (mot.) : . Source : Hans Reinhardt, Im Schatten Guderians, 334..

Pour le secteur défensif lui-même, il est essentiellement équipé avec des blockhaus MOM (main d'œuvre militaire) : le sous-secteur de Sécheval compte 27 blockhaus MOM (dont sur la zone de Monthermé : 17 blockhaus dont 4 tourelles) ; le sous-secteur d'Étion 40 blockhaus MOM, 8 blockhaus STG et une casemate STG pour un canon de (Nouzonville) ; le sous-secteur de Boulzicourt 40 blockhaus MOM, 2 blockhaus STG et une casemate STG pour (Flize).

Pour les fortifications entre le secteur des Ardennes et celui de Maubeuge, 70 blockhaus (la majorité des MOM RM) ont été construits entre Givet et Laifour, 73 autour de Rocroi (« avancée de Rocroi », dont 20 casemates STG et deux FCR), 50 en forêt de Saint-Michel (dont 14 FCR), 30 en forêt d'Hirson et 66 devant Trélon et Anor (tous des FCR).

Histoire

Le au matin, une partie de la traverse la frontière belgo-allemande ; quelques heures plus tard, une partie de l'armée française entre à son tour en Belgique, dont la DINA qui abandonne donc ses positions devant Trélon et Anor. La cavalerie se porte en avant dans les Ardennes belges, selon le plan établi, soit pour les unités de la : la DLC partant de Trélon et traversant la Meuse à Godinne, la DLC partant de Signy-le-Petit et traversant à Dinant et la de spahis qui franchit la Semois à Vresse et doit marcher sur Saint-Hubert. Ces unités doivent s'aligner sur l'Ourthe, mais sont très vite repoussées par les têtes des colonnes allemandes et doivent retraverser le fleuve. Le 12 en fin d'après-midi, le Génie français fait sauter tous les ponts traversant la Meuse. Au soir, les premières unités allemandes approchent du fleuve.

Le 13, la ne parvient pas à traverser le fleuve à Nouzonville. Le même jour dans l'après-midi, à Monthermé, le du DBMC est repoussé hors de la ville par la (les du sont soutenus par les bombardements des et par les tirs des chars restés sur la rive droite). Le 14, les Allemands sont encore bloqués sur l'isthme à la base du méandre de Monthermé, mais le 15, après avoir jeté un pont vers permettant le passage des chars du , la percée a lieu, immédiatement suivie d'une poursuite..

Le , la et la débouchent de Sedan sur le flanc droit de la division, la perce au centre à Monthermé, tandis que la et la ont franchi la Meuse à Houx et Dinant sur le flanc gauche. Les éléments de la division décrochent alors sur ordre du : le RIF est accroché par la et est capturé.

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie . . .

Liens externes Site de l'association Ardennes 1940 à ceux qui ont résisté, consacrée à la mémoire de la résistance de l'armée française en mai et juin 1940

Localisation . . .

Descriptions et photos . . .

Articles connexes