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Chronologie
Janvier 2011 thumb|left|Alassane Ouattara (2002) thumb|left|170px|Laurent Gbagbo (octobre 2007) Lundi : Les émissaires africains chargés de trouver une issue à la crise en Côte d'Ivoire ont rencontré à Abidjan, Laurent Gbagbo, avant un entretien avec Alassane Ouattara, le président reconnu par la communauté internationale. La délégation était constituée par le premier ministre kényan, Raila Odinga, envoyé par l'Union africaine (UA), et les présidents Boni Yayi (Bénin), Ernest Koroma (Sierra Leone) et Pedro Pires (Cap-Vert), mandatés par la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cédéao). Les États-Unis se disent prêts à « envisager » l'accueil de Laurent Gbagbo, à sa demande, pour aider à mettre fin à la crise ivoirienne. Des membres de sa famille sont déjà installés à Atlanta Le Figaro.fr, Rencontre Gbagbo-Cedeao.
Mardi : La ministre française des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie juge « pitoyable » la mission de conseil juridique menée à Abidjan auprès de Laurent Gbagbo par les avocats français Jacques Vergès et Roland Dumas : « J'ai trouvé que les déclarations sont finalement bien tristes de la part d'un ancien ministre des Affaires étrangères, qui devrait être plus soucieux des principes et du respect de la démocratie » Le Figaro.fr, MAM trouve pitoyables les 2 avocats français.
Mercredi : Un couple de Français figurant sur la liste de 59 proches de Laurent Gbagbo visés par des sanctions de l'Union européenne, sont soupçonnés d'avoir transporté des armes avec leur compagnie aérienne Sophia Airlines et donc de violation de l'embargo sur les armes Le Figaro.fr, 2 Français accusés de trafic d'armes.
Jeudi : Le président reconnu Alassane Ouattara, a proposé une action commando « non violente » de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest pour chasser son rival Laurent Gbagbo du pouvoir et « l'emmener ailleurs » : « S'il s'entête, il appartient à la Cédéao de prendre des mesures nécessaires et ces mesures peuvent inclure la force légitime [...] La force légitime ne veut pas dire une force contre les Ivoiriens. C'est une force pour enlever Laurent Gbagbo et cela a été fait ailleurs, en Afrique comme en Amérique latine [...] Il y a des opérations spéciales non violentes qui permettent tout simplement de prendre la personne indésirable et de l'emmener ailleurs [...] Laurent Gbagbo partira avant la fin du mois de janvier [...] J'ai toute une série de mesures en cours qui vont faire qu'il va tomber comme un fruit, pas mûr, mais comme un fruit pourri [...] Mes partisans sont impatients et pensent que nous devrions aller plus vite pour prendre le pouvoir [...] Mais nous allons y arriver. Je suis confiant que dans les jours à venir, nous allons avoir la totalité du pouvoir [...] Je peux vous dire que ce sera au mois de janvier [...] Il est temps qu'on en finisse avec cette situation. Laurent Gbagbo doit quitter le pouvoir [...] De nombreux Ivoiriens sont assassinés par des mercenaires et des miliciens de Laurent Gbagbo [...] Nous avons des preuves. L'ONU et l'organisation des droits de l'homme ont relevé des massacres, des assassinats [...] J'ai déjà écrit au secrétaire général des Nations unies pour demander que la Cour pénale internationale envoie en Côte d'Ivoire une mission d'investigation et me dit que cela se fera dans les prochains jours » Le Monde.fr, Ouattara espère prendre le pouvoir "dans les prochains jours" Le Figaro.fr, Ouattara veut une expédition commando .
Vendredi : 22 anciens dirigeants de la filière cacao de la Côte d'Ivoire, premier producteur mondial, accusés de malversations massives et incarcérés depuis mi-2008, ont obtenu vendredi la liberté provisoire. Depuis plus de 2 ans, dix demandes de mise en liberté provisoire avaient été rejetées. Le sensible « procès du cacao » avait été reporté à plusieurs reprises fin 2010, sur fond de campagne présidentielle, d'élection puis de crise post-électorale. Certains avocats de la défense avaient jugé que le pouvoir craignait un grand « déballage » avant la présidentielle d'octobre-novembre Le Monde.fr, Les anciens "barons" du cacao en liberté provisoire.
Lundi : Selon l'ambassadeur ivoirien aux Nations unies, Youssoufou Bamba, le président reconnu, Alassane Ouattara, a proposé de former un « large gouvernement d'union [...] dans le cadre d'un cabinet élargi » avec les partisans de Laurent Gbagbo mais à condition que le président sortant accepte sa défaite et se retire Le Figaro.fr, Ouattara propose un gouvernement d'Union nationale.
Mardi : Des heurts entre des partisans d'Alassane Ouattara et ceux de Laurent Gbagbo, ont fait au moins cinq morts à Abidjan, dont trois policiers dans le quartier d'Abobo. Le camp de Laurent Gbagbo a rejeté l'idée d'un gouvernement d'union avec son rival Alassane Ouattara comme président ivoirien. Quelque 600 Ivoiriens fuient chaque jour vers le Liberia par craintes des violences post-électorales, qualifiées d'« atrocités » par le Conseil des droits de l'homme de l'ONU et qui, selon des experts de l'ONU, pourraient constituer des "crimes contre l'humanité".. Le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés a enregistré un total de réfugiés. Pour faire face à cet afflux, le HCR travaille à la mise en place d'un camp d'accueil dans l'est du Liberia, à Bahn (Comté de Nimbaun) ayant une capacité d'accueil de . La majorité d'entre ces réfugiés sont des femmes et des enfants Le Figaro.fr, 600 Ivoiriens fuient le pays chaque jour.
thumb|left|170px|Philippe Mangou (septembre 2008) Mercredi : Dans la nuit de mardi à mercredi, trois casques bleus ont été « légèrement blessés » dans la nuit lors d'une « embuscade » des forces loyales à Laurent Gbagbo, dans le quartier d'Abobo ; « les forces onusiennes ont été obligées de riposter aux tirs » Le Figaro.fr, 3 casques bleus blessés. Nouveaux heurts à Abidjan entre partisans des deux rivaux. Au moins 6 policiers et un civil ont été tués à Abobo. Des armes lourdes ont été utilisées. Ces décès portent à huit le nombre de membres des forces de l'ordre tués ces deux dernières nuits à Abobo. Depuis le , les violences ont fait plus de 200 morts, selon les Nations unies Le Figaro.fr, Affrontements à Abidjan. Selon Laurent Gbagbo, « la Côte d'Ivoire n'est pas au bord d'un bain de sang, n'est pas au bord d'une guerre civile, n'est pas au bord d'un génocide » et il conteste toujours la victoire de son rival, Alassane Ouattara, reconnu par la communauté internationale Le Figaro.fr, Gbagbo: "la Côte d'Ivoire n'est pas au bord d'une guerre civile". Selon le général Philippe Mangou, chef d'état-major des FDS, les partisans d'Alassane Ouattara sont à l'origine des violences à Abidjan : « Il ne se passe pas de jour sans que les FDS soient les cibles principales d'attaques armées par des individus embusqués qui répondent aux incessants appels à la désobéissance civique, à l'insurrection armée et aux assassinats de toute nature lancés par des politiciens retranchés à l'Hôtel du Golf »
Jeudi : Les forces loyales à Laurent Gbagbo ont attaqué et trois véhicules de l'ONU ont été incendiés dans le quartier de Cocody-Riviera II sans faire état de victimes. D'autre part une ambulance de l'ONU, qui circulait sur le pont Félix-Houphouët-Boigny, a été attaquée à coups de pierres Le Figaro.fr, 3 voitures de l'ONU brûlées. 247 personnes sont mortes depuis la mi-décembre dans des violences en Côte d'Ivoire, dont 34 ont été tuées dans un conflit inter-communautaire dans l'Ouest Le Figaro.fr, Violences: 247 morts.
Vendredi : Le président reconnu, Alassane Ouattara, appelle au recours à la force pour faire partir son rival Laurent Gbabgo, lors d'une visioconférence avec le Centre pour les études stratégiques et internationales (CSIS), un centre de réflexion de Washington. Il l'accuse d'être en train d'importer des munitions ainsi qu'environ mercenaires Le Figaro.fr, Ouattara réclame une intervention armée. Devant les réticences de la Russie et de la Chine, le Conseil de sécurité a été contraint, de reporter de quatre jours le vote d'une résolution approuvant le déploiement de casques bleus supplémentaires et de trois hélicoptères d'attaque, pourtant réclamés par le Secrétaire général de l'Organisation. Le texte, parrainé par la France et les États-Unis, aurait été jugé « trop politique » par les Russes et les Chinois. la résolution faisait référence à la détérioration de la situation sécuritaire pour justifier le besoin de renforts, qui pourraient venir du Liberia, du Pakistan, du Bangladesh et de Mongolie. Le dernier bilan fait état de 247 morts et 49 disparus depuis l'élection du Le Monde.fr, Moscou et Pékin contraignent l’ONU à ajourner un texte sur la Côte d’Ivoire.
Samedi : Le couvre-feu nocturne instauré, dans les communes d'Abobo et Anyama, deux quartiers d'Abidjan, à la suite de violences meurtrières est prolongé d'une semaine par Laurent Gbagbo. Au moins 11 personnes ont été tuées, dont huit membres des forces de l'ordre Le Figaro.fr, Couvre-feu prolongé à Abidjan. Le gouvernement de Laurent Gbagbo réclame à nouveau le départ des éléments de l'ONUCI, « en raison de sa partialité notoire dans la gestion de la crise postélectorale et de la non-application des mesures relatives au désarmement des rebelles », alors que les Nations unies souhaitent au contraire les renforcer de à Casques bleus supplémentaires Le Figaro.fr, Gbagbo redemande le départ de l'ONUCI.
Lundi : La coalition de partis politiques soutenant Alassane Ouattara — le Rassemblement des Houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP) — a appelé à une opération « pays mort » à compter de demain, « jusqu'à ce que » Laurent Gbagbo « reconnaisse sa défaite et quitte le pouvoir ». Le RHDP avait déjà appelé à une grève générale dans le pays entre le 27 et le , qui avait eu un succès mitigé. Des Casques bleus de la force de l'ONUCI ont « tiré en l'air » à Abidjan, près de l'hôtel Pullman, pour se dégager d'un « mouvement de foule » de « jeunes » qui avaient encerclé des véhicules de l'Onu, certains tentant de s'y accrocher. La police a aussi tiré en l'air pour disperser la foule.
Mardi : Les chefs d’état-major des pays de la Cédéao sont réunis à Bamako pour un tour d'horizon de la situation régionale avec un volet entièrement consacré à la Côte d'Ivoire afin d'étudier une éventuelle action militaire pour chasser Laurent Gbagbo du pouvoir. Les agences humanitaires lancent un appel de fonds de 32,7 millions de dollars destinés à éviter une crise humanitaire majeure en Côte d'Ivoire en assurant pendant six mois l'aide humanitaire en Côte d'Ivoire et dans les pays voisins, la Guinée, le Mali, le Burkina Faso et le Ghana. Plus de Ivoiriens se sont réfugiés dans les pays voisins, et autres personnes ont fui leurs maisons et trouvé refuge dans des localités plus sûres de l'Ouest du pays.
Mercredi : Le Conseil de sécurité de l'ONU a voté, à l'unanimité de ses quinze membres, l'envoi de supplémentaires en Côte d'Ivoire et demandé au président sortant Laurent Gbagbo de lever le blocus du QG de son rival Alassane Ouattara, reconnu par la communauté internationale. Le gouvernement de Laurent Gbagbo récuse le médiateur de l'Union africaine dans la crise ivoirienne, le président kényan Raila Odinga, considéré comme ayant « failli à sa mission ».