Mont-sur-Marchienne (en wallon Mont-dzeu-Mårciene) est une section de la ville belge de Charleroi (district-sud) située en Wallonie dans la province de Hainaut.

Avant la fusion des communes belges de 1977, Mont-sur-Marchienne était une commune à part entière. Elle comptait environ habitants en 2022..

Toponymie Mont dominant Marchienne (-au-Pont).. Le mot Marchienne signifie soit domaine de Marcius (nom gallo-romain), soit terres aux limites (du latin marca, via le germain marka et l'ancien français marche).

Au cours du , la localité aujourd’hui connue sous le nom de Mont‑sur‑Marchienne portait également l’appellation Hurmont, interprétée comme « le mont situé près de l’Eau d’Heure ». Cette forme ancienne, signalée par Guy Weyn dans son étude consacrée à l’histoire du village, a perduré durant plusieurs siècles et subsisté dans divers usages jusqu’au . Les obituaires médiévaux et modernes conservent en effet plusieurs variantes du toponyme, notamment Heurimont et, dans certains cas, une forme altérée Henrimont. Ces dénominations étaient associées à un secteur correspondant aux abords de l’actuelle rue de l’Industrie, ce qui permet de situer l’ancien noyau mentionné dans les sources. L’analyse linguistique et topographique proposée par Guy Weyn souligne ainsi la continuité de ce nom ancien dans la mémoire locale et dans les documents ecclésiastiques.

Évolution du nom Au fil des siècles, le nom de Mont‑sur‑Marchienne a connu de nombreuses variations, témoignant de l’évolution linguistique et administrative du toponyme. Dès le , la localité apparaît sous les formes anciennes Mons ou Monz, désignations relevées dans les sources médiévales et rappelées par André Sevrin dans son étude. Au milieu du , le registre de l’archevêché mentionne la forme latinisée Mons supra Marchinez, qui situe explicitement le village par rapport à Marchienne. Les documents de la fin du , notamment ceux de l’année 1793, emploient les variantes Mons desseur Marchienne ou Marchienne avec un « s », témoignant d’une orthographe encore fluctuante.

D’autres attestations, comme celle de 1590 figurant sur le calice de Jean Jacques, utilisent la forme Mons sur Marchienne, tandis qu’au début du , en 1707, les sources oscillent entre Mons sur Marchienne et Marcienne. Selon André Sevrin, ces variations reflètent autant les usages locaux que les pratiques scripturaires des autorités religieuses et civiles. À partir du , l’orthographe se stabilise progressivement pour aboutir à la forme moderne Mont‑sur‑Marchienne, qui demeure en usage aux .

Géographie

Géographie physique Le paysage de Mont-sur-Marchienne est assez vallonné, son altitude se situant entre 100 m et 178 m. L'ouest de la commune est bordé par l'Eau d'Heure qui marque la limite avec Montigny-le-Tilleul et Marchienne-au-Pont. L'on trouve le long de l'Eau d'Heure d'anciennes carrières de calcaire clair ou gris foncé avec des falaises de plus de trente mètres de hauteur ainsi qu'un lac d'une grande superficie au bord du ring R3.

Mont-sur-Marchienne se situe à la limite au nord-ouest de la « Faille du midi » qui court du nord de la France à Liège presque à l'horizontale. Le sous-sol de Mont-sur-Marchienne est donc constitué d'un massif charrié composé d'une variété de composants géologiques tels des gisements de fer et de houille grasse, du grès, du schiste et des calcaires de la deuxième moitié de l’ère primaire (il y a +/- 350 millions d’années). En bord d'Eau d'Heure, le plissement hercynien a dressé les couches de roches calcaires, déposées au fond de la mer tropicale du Carbonifère qui occupait le territoire à cette époque..

Localités limitrophes

Quartiers Parmi les quartiers et lieux-dits, ont retrouve : Les Haies, hameau méridional au nord de Bomerée (Montigny-le-Tilleul) et à l'ouest de Jamioulx. Ce hameau semi-rural possède quelques fermes ; Les Marlières (le Gadin et les carrières le long de l'Eau-d'Heure) : selon Guy Weyn le nom du quartier vient du latin margilaria marne. Elles constituaient une vaste étendue boisée ; Le Gadin, ce lieu-dit doit son nom à une enseigne d'une boutique ou d'une taverne au du nom de Vertugadin. Selon André Sevrin et Franz Bondroit, l’étymologie du mot vient de « vertugadin » désignait, autrefois, le panier porté par les élégantes pour donner du volume à leur jupe; Airemont, selon Guy Weyn, il porte le nom d'un bois qui couvrait une colline qui surplombe Bomerée et la plaine avoisinante. Aujourd'hui ce bois est réduit à quelques buissons. Selon Weyn, au , la limite de Mont-sur-Marchienne et Montigny-le-Tilleul y passait. Ce bois s'étendait de par et autre de l'Eau d'Heure sur le territoire de cette dernière localité; Larbisart (à côté de Bomerée), viendrait selon Guy Weyn du germanique hlaeri : terrain boisé et marécageux, et baki : ruisseau. Weyn rapporte qu'à l'époque romaine, on ajouta le suffixe sart, qui signifie bois dérodé ; Lûtia, au selon Weyn, on y trouvait quelques maisons. Le nom Luteau, Lutia qui en wallon vient du latin : luteum évoque un bourbier. Une mare d'environ 400 mètres carrés se trouvait à l'intersection de la rue du Lutia et de Bomerée au ; La Tombe, doit son nom à un tumulus gallo-romain qui se trouve sur Marcinelle ; Les Gonceries, il se situe à l'est du centre de Mont-sur-Marchienne et du quartier du XII à Marcinelle. Selon Guy Weyn, le mot Gonseries ou Gonceries vient d’un nom de personne, Gonce ou Gonse, associé à une désinence qui signifie « les terres de Gonce ». Ce toponyme remonte au haut Moyen Âge : Gunz-hardiacas, signifiant « les biens de Gunza »; Le Beau Site, situé au nord avec Marcinelle ; Try du Scouf, il désigne selon Guy Weyn, un quartier qui se trouve au sud-est de la localité et qui est parcouru par la rue du même nom qui relie les rues du Point du Jour et du Fonterbois;vignette|Une façade d'un logement dans la cité Mon Logis réalisé par Victor Bourgeois dans les années 1950. Plaine du Pige, situé au nord du grand ring de Charleroi (R3) près du cimetière de Mont-sur-Marchienne ; Jehansart ou Jansart (limite avec Jamioulx). Guy Weyn dit qu'il désigne un bois qui a été défricher par une personne du nom de Jean et connu aujourd'hui sous la forme de Champsart, qui est voisin du Trieu Maillard; Pont à Zône (ou zône), à cheval de Marchienne-au-Pont du latin alnus aulne; Le Moria, du germanique mari qui signifie la mare; Pont-à-Nôle-Les Ruons ; Cité Renchon, qui se situe à l'est de rue de Bomeré (N54) ; Cité Europe qui se situe à l'ouest de l'échangeur de l'A503 ; Cité Mon Logis, qui se situe dans le quartier du Moria ; Les Hayettes, situé dans le quartier du Brun Chêne. Suite à la création du chemin fer de l'Entre-Sambre-et-Meuse et l'édification de la gare de Zone-Etat du début du a modifier le tracé du chemin des Hayettes. Selon Weyn, les hayette qui longeait ce chemin à pente raide, sont à l'origine de son nom; Bois du Curé, à l'origine selon Guy Weyn, un bois du nom bois des Ruons, qui couvrait les coteaux surplombant l'Eau d'Heure à l'ouest de la localité. Ce bois appartenait à un curé la paroisse au ; Le Brun Chêne, il s'écrit en multiple façon depuis des siècles selon Guy Weyn : brunchenne en 1610, breuchesne en 1753, breuchêne en 1766. Selon le même auteur, au , les bois de Falises et du Curé furent dérodés; Haies des Tiennes, il est situé à l'ouest. Selon Guy Weyn, avant la fin du , le hameau n'aurait avoir été peuplé. Selon l'auteur, ce quartier fut bâti sur les coteaux abrupt dominant les Petites Pâtures, en bordure du chemin relient le château de la Torre jusqu'à Zone et à Marchienne-au-Pont aujourd'hui porte le nom de rue de l'Industrie; Le Mayeuri, situé au nord de l'avenue Paul Pastur. Selon Guy Weyn, ll porte le nom d'un ruisseau qui se jette dans la Sambre. Une rue porte aussi ce nom;

Les Sablières, lieu-dit situé entre la chaussée de Thuin et le grand ring de Charleroi.

Hydrographie Mont-sur-Marchienne est traversée par une rivière et des ruisseau parmi lesquels, on note notamment :

L'Eau d'Heure, qui prend sa source à Cerfontaine (province de Namur), qui alimente les Lacs de l'Eau d'Heure et qui se jette dans la Sambre à Marchienne-au-Pont. Selon Guy Weyn, cette rivière forme la limite est de cette dernière commune; Le ruisseau du Trobay aussi appelé ruisseau Fonterbois prend sa source à Marcinelle selon Guy Weyn et se jette dans l'Eau d'Heure à Montigny-le-Tilleul. Le nom est d'origine germanique selon Weyn : beck signifie ruisseau, cours d'eau; Le ruisseau du Ry Mariou, qui prend sa source dans le quartier des Haies et qui se jette dans l'Eau d'Heure; Le ruisseau du Ry de la Goulette, qui prend sa source selon Guy Weyn au lieu-dit Bois Philippe et qui se jette dans l'Eau d'Heure’; Le ruisseau du Ry de Mayeury, qui prend sa source dans le quartier du même nom et qui se jette dans la Sambre à Marcinelle; Le ruisseau du Pachy du Try, qui prend sa source au lieu-dit Grand Champ et qui se jette dans l'égout de la rue de Bomerée puis il rejaillit dans l'Eau d'Heure; Le ruisseau de la Doise, qui prend sa source près de l'ancien château de la Torre est qui se jette dans l'Eau d'Heure à Marchienne-au-Pont.

Démographie + Évolution de la populationSauf 1977 - .1977 - . 1801 1846 1900 1947 1977Fusion de communes en Belgique 2001

Histoire Préhistoire vignette|Trou Lombot (ou Lombeau) en 1822.|gaucheDes fouilles le long de l'Eau d'Heure, non loin du Trou Lombot (maintenant disparu), selon Guy Weyn attestent de l'occupation humaine de Mont-sur-Marchienne depuis la Préhistoire. Selon le même auteur, on y a retrouvé des grattoirs du mésolithique et une petite hache polie en grès du néolithique. Weyn dit que dans le Trou Lombot lui-même, on a découvert des ossements d'hyènes, de renards et de rennes y indiquant une présence humaine et/ou animale. Dans le bois des Marlières, l’historiographie locale signale l’existence d’un ancien lieu‑dit aujourd’hui disparu, connu sous le nom de Trou Grand‑Mère. Cette cavité, dont il ne subsiste plus aucune trace visible, est décrite par S. Thibaut comme un espace de rassemblement traditionnel pour les crécelleurs. Selon les témoignages rapportés, ceux‑ci s’y réunissaient la veille du Jeudi saint afin de « chasser carême » en actionnant leurs crécelles, une pratique dont les origines pourraient remonter à des rites antérieurs à la christianisation. André Sevrin, dans son étude consacrée à l’histoire de Mont‑sur‑Marchienne, souligne que ce type de coutume illustre la persistance de traditions populaires profondément enracinées dans la culture locale.