Fislis est une commune française située dans la circonscription administrative du Haut-Rhin et, depuis le , dans le territoire de la Collectivité européenne d'Alsace, en région Grand Est. Village du canton d'Altkirch situé dans le sud-est du Sundgau, il appartient à la région historique et culturelle d'Alsace, à quelques kilomètres seulement de la frontière suisse.

Géographie

Situation gauche|vignette|320x320px|Le canal de l'Ill au centre du village. La commune de Fislis s'étend au pied du Jura alsacien, au creux de la vallée de l'Ill, affluent du Rhin, qui traverse le village de part en part. La rivière, entièrement canalisée, longe la rue principale avant d'être dérivée pour alimenter un ancien moulin à grains. C'est d'ailleurs sur le ban de la commune que le rejoint le Limendenbach, l'un des premiers affluents de l'Ill.

La commune est également traversée, au nord-est du village, par la route départementale qui relie Leymen, village-frontière avec la Suisse, et Hirsingue, croisant les départementales et , quotidiennement empruntées par les nombreux travailleurs frontaliers pour se rendre en Suisse. Le village est ainsi particulièrement bien connecté au réseau routier, tout en bénéficiant d'une situation calme assez privilégiée.

À une vingtaine de kilomètres au sud-ouest des villes de Saint-Louis et de Bâle (CH), Fislis est ainsi à vingt-cinq minutes en voiture de l'autoroute européenne A35/E25 qui relie Bâle (CH) à Strasbourg, desservant entre autres les villes de Mulhouse et de Colmar, et qui se trouve être l'une des seules autoroutes gratuites de France..

La gare de Saint-Louis est également bien desservie par le réseau ferroviaire puisqu'elle se trouve notamment sur la ligne du TER-Alsace Bâle-Strasbourg qui dessert les gares de Mulhouse, Colmar et Sélestat et permet de rejoindre la capitale européenne en un peu plus d'une heure.

Enfin, à moins d'une demi-heure en voiture, il est possible de se rendre à l'EuroAirport de Bâle-Mulhouse-Fribourg, le plus important aéroport de la région Grand Est et le seul au monde à posséder une plateforme binationale.

Communes limitrophes

Hydrographie La commune est dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par l'Ill, le ruisseau Gersbach, le ruisseau Limendenbach et le ruisseau Obertalgraben..

L'Ill, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Winkel et se jette dans le Grand Canal d'Alsace à Offendorf, après avoir traversé . Les caractéristiques hydrologiques de l'Ill sont données par la station hydrologique située sur la commune d'Oltingue. Le débit moyen mensuel est de Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 21/05/2024 à 02:05 TU à partir des 209 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/10/2006 au 01/04/2024.. Le débit moyen journalier maximum est de , atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de , atteint le même jour..

vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de FislisLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Vosges » et « Alsace ».. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lucelle à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Fislis est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bâle - Saint-Louis (partie française), dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (52,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (53,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (52,9 %), forêts (43 %), zones urbanisées (4,2 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie On trouve mention de la commune de Fislis sous le terme Visilis dès 1243, avec quelques variantes du (Viselis en 1283 et en 1297, Vislins en 1460). Le terme Fislitz apparaît en 1576, concurrencé un temps par celui de FislachDictionnaire topographique du département du Haut-Rhin - Georges Stoffel (1868). À la fin de l'Ancien Régime, c'est cependant bien le terme de Fislis qui s'est imposé.. Histoire

Politique et administration Découpage territorial La commune de Fislis est membre de la communauté de communes Sundgau, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Altkirch. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux..

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement d'Altkirch, à la circonscription administrative de l'État du Haut-Rhin, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Grand Est..

Sur le plan électoral, elle dépendait jusqu'en 2020 du canton d'Altkirch pour l'élection des conseillers départementaux au sein du conseil départemental du Haut-Rhin. Depuis le , elle dépend du même canton pour l'élection des conseillers d'Alsace au sein de la collectivité européenne d'Alsace..

Liste des maires

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Depuis 1792, vingt-quatre maires se sont succédé à Fislis, d'ailleurs tous laboureurs ou meuniers jusqu'au lendemain de la Première Guerre mondiale. Après la Seconde Guerre mondiale, la tertiarisation des professions indiquées des premiers édiles de Fislis témoignent néanmoins de la gentrification du village, symptomatique d'un phénomène qui touche tout le Sundgau et la plupart des communes frontalières.

Tendance politique et résultats

Élections présidentielles

Fislis est une commune dont l'ancrage politique est resté traditionnellement au centre-droit jusqu'à l'élection présidentielle de 2017 où l'on observe un virage sensible vers l'extrême-droite.

À l'élection présidentielle de 2002, au premier tour, Jacques Chirac (RPR) est placé en tête avec 23,65 % des voix, suivi de Jean-Marie Le Pen (FN) avec 19,50 %, François Bayrou (UDF) avec 10,79 %, de Bruno Mégret (MNR) avec 8,71 %, de Noël Mamère (Verts) avec 7,88 %, de Lionel Jospin (PS) avec 5,81 %, de Corinne Lepage (CAP21) avec 4,98 %, d'Arlette Laguiller (LO) avec 4,56 % et de Jean-Pierre Chevènement (MRC) avec 4,15 %. Aucun autre candidat ne dépasse le seuil des 4 %. Au second tour, Jacques Chirac est porté très largement en tête avec 81,85 % des suffrages exprimés contre Jean-Marie Le Pen, qui ne récolte que 18,15 % des voix, avec néanmoins un écart légèrement inférieur à la moyenne nationale (avec respectivement 82,21 % contre 17,79 %).

Lors de l'élection présidentielle de 2007, au premier tour, le candidat de la droite, Nicolas Sarkozy (UMP), arrive lui aussi largement en tête avec 43,66 %, suivi de François Bayrou (UDF) avec 17,61 %, de Jean-Marie Le Pen (FN) à égalité avec Ségolène Royal (PS) avec 12,68 % et d'Olivier Besancenot (LCR) à égalité avec José Bové (SE) avec 4,23 %. Aucun autre candidat ne dépasse les 3 %. Au second tour, Nicolas Sarkozy obtient plus des trois quarts des voix avec 76,24 % des suffrages exprimés contre 23,76 % pour Ségolène Royal (résultat national : respectivement 53,06 et 46,94 %).

Pour l'élection présidentielle de 2012, Nicolas Sarkozy (UMP) est de nouveau porté largement en tête avec 47,37 % des voix, suivi de Marine Le Pen (FN) avec 17,54 %, de François Bayrou (MoDem) avec 11,58 %, de François Hollande (PS) avec 11,23 %, de Jean-Luc Mélenchon (FDG) avec 5,61 % et d'Éva JOLY (EELV) avec 3,86 %. Aucun autre candidat ne dépasse les 2 %. Au second tour, Nicolas Sarkozy obtient 79,44 % des voix contre seulement 20,56 % pour François Hollande alors qu'au niveau national c'est bien ce dernier qui est donné vainqueur avec 51,64 % (contre 48,36 % pour le candidat de la droite).

Pour la première fois à l'élection présidentielle de 2017, à la suite des affaires qui ont éclaboussé François Fillon (LR) et à la stratégie de dédiabolisation du Front national entreprise par Marine Le Pen depuis plusieurs années, le candidat de la droite et du centre n'est pas porté en tête des suffrages. Marine Le Pen (FN) arrive ainsi en courte tête avec 33,69 % des voix, suivie de près par François Fillon (LR) avec 33,33 %, puis de Nicolas Dupont-Aignan (DLF) avec 12,41 %, de Jean-Luc Mélenchon (FI) avec 7,80 %, d'Emmanuel Macron (EM) avec 6,74 % et de Benoît Hamon (PS) avec 3,19 %. Les autres candidats ne dépassent pas les 2 %. Au second tour, Marine Le Pen est à nouveau en tête avec 50,39 % contre Emmanuel Macron qui obtient tout de même 49,61 % des suffrages exprimés alors qu'au niveau national, ce dernier est donné largement en tête face à la candidate frontiste avec 66,10 % (contre à peine 33,90 %).

Au premier tour de l'élection présidentielle de 2022, le président de la République sortant Emmanuel Macron (RE) arrive en tête avec 31,39 % des suffrages, suivi d'assez près par Marine Le Pen (RN) qui réunit 28,47 % des voix. Ils arrivent loin devant Jean-Luc Mélenchon (LFI) avec 8,76 %, Éric Zemmour (Reconquête) avec 8,03 %, Nicolas Dupont-Aignan (DLF) avec 6,93 % et Yannick Jadot (EELV) avec 5,11 %. Dans une commune traditionnellement ancrée au centre-droit, Valérie Pécresse (LR) ne réunit que 4,74 % des voix alors que, tous candidats confondus, l'extrême-droite rassemble tout de même 43,43 % des suffrages exprimés, ce qui confirme le virage pris en 2017. Les autres candidats ne réussissent pas à réunir 5 % des voix.