2009 au Soudan - 2010 au Soudan - 2011 au Soudan - 2012 au Soudan - 2013 au Soudan 2009 par pays en Afrique - 2010 par pays en Afrique - 2011 par pays en Afrique - 2012 par pays en Afrique - 2013 par pays en Afrique -
Chronologie au Soudan Premier trimestre au Soudan
Mercredi : Le sénateur américain John Kerry, en visite à Khartoum, juge « extrêmement encourageants » les propos du président Omar el-Béchir sur la sécession du Sud-Soudan ajoutant que « la bonne tenue du référendum » serait « un signe précurseur à une nouvelle relation renforcée avec les États-Unis ». Lundi : La présidence annonce que Omar el-Béchir assistera cette semaine au sommet économique arabe à Charm el-Cheikh, en Égypte. Le chef de l'opposition islamiste, Hassan al-Tourabi a été arrêté à son domicile à Khartoum par des agents de la sécurité armés, peu après avoir déclaré qu'une révolte semblable à celle qui a provoqué la chute du président tunisien Ben Ali le était probable au Soudan. Mercredi : Le président Omar el-Béchir qui risque de perdre une bonne partie de sa rente pétrolière après le référendum, demande aux pays créanciers d'annuler la dette du pays : « Le Soudan sort à peine d'une guerre civile et il est clair qu'il mérite un traitement préférentiel de la part de ses États créanciers ». Mercredi : La cheffe de la diplomatie américaine, Hillary Clinton, annonce que les États-Unis sont prêts à normaliser leurs relations avec le Soudan, à l'issue du vote pacifique qui doit déboucher sur l'indépendance du Sud-Soudan cet été. D'autre part elle invite le Soudan à rechercher une résolution pacifique du conflit distinct au DarfourLe Figaro.fr, Les USA tendent la main au Soudan. Dimanche : Des centaines de jeunes Soudanais ont manifesté aujourd'hui à Khartoum dans le cadre d'une journée nationale de protestation anti-gouvernementale, malgré un important déploiement des forces de sécurité. Une quarantaine de personnes ont été arrêtéesLe Figaro.fr, Heurts entre policiers et jeunes manifestants . Mercredi : L'ONG Human Rights Watch annonce l'arrestation de 16 personnes devant le siège du Parti communiste soudanais. Vendredi : Une dirigeante du parti d'opposition Oumma, Mariam al-Mahdi, a été arrêtée à Khartoum, alors qu'elle s'apprêtait à réclamer la libération d'étudiants arrêtés après des manifestations antigouvernementales il y a dix jours. Ils réclamaient un changement de régime, plus de libertés et la fin de la hausse des prix. Un étudiant frappé par des policiers est mort des suites de ses blessures. Selon le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés, quelque Sud-Soudanais déplacés dans le nord devraient retourner à la suite du référendum qui doit permettre au Sud-Soudan de devenir un État indépendant, « déjà environ Sud-Soudanais habitant dans le nord sont revenus ces trois dernier mois » sur le million et demi de Sud-Soudanais y vivant. Le HCR a organisé cette semaine une réunion avec des donateurs pour leur demander 53,4 millions de dollars destinés à « aider les Sud-Soudanais qui reviennent dans le sud »Le Figaro.fr, déplacés attendus .
Deuxième trimestre au Soudan Mercredi : Les autorités soudanaises accusent Israël d'avoir mené la veille un raid aérien contre un véhicule à Port-Soudan (est) ayant fait deux morts. Des journaux israéliens ont également confirmé ce raid pour « liquider des hommes recherchés en Afrique »Le Figaro.fr, Raid aérien israélien contre un véhicule. Jeudi : Le raid aérien israélien du visait un important chef militaire de la branche armée du Hamas qui aurait réussi à se sauverLe Monde.fr, Le raid aérien visait un chef du Hamas. Jeudi : Devant des milliers de partisans à Abiyé, le président Omar el-Béchir menace de ne pas reconnaître le futur État du Sud-Soudan si ce dernier continue de revendiquer la riche province pétrolière d'Abiyé dans l'État du Kordofan-Sud. Les négociations sont toujours en cours sur l'avenir de cette province alors que le projet de Constitution du Sud-Soudan la mentionne comme territoire sud-soudanaisLe Figaro.fr, Négociations sur la province d'Abyei.
Troisième trimestre au Soudan
Quatrième trimestre au Soudan
Chronologie au Darfour
Premier trimestre au Darfour Mercredi : Istvan Papp (56 ans), employé civil hongrois de la mission de paix ONU-Union africaine enlevé en octobre à el-Facher, capitale historique du Darfour, a été libéré « en bonne santé ». Il s'agissait de la seule personne encore détenue en otage au Darfour en proie depuis à une vague d'enlèvements parmi les expatriés travaillant pour les casques bleus ou des organisations humanitaires. . Vendredi : Un humanitaire soudanais travaillant pour l'ONG Care International « a été tué dans ce qui semble être un vol à Gereida ». Jeudi : Trois humanitaires bulgares appartenant à l'équipage d'un avion effectuant une mission pour l'ONU ont été enlevés. Mercredi : Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), le conflit au Darfour a fait au moins morts violentes en 2010. Les combats ont en fait repris depuis novembre, entre l'armée soudanaise et la rébellion jouant chacune leur va-tout avant le référendum d'indépendance au Sud-Soudan qui devrait redessiner la carte du pays le plus vaste d'Afrique et changer le rapport de force des belligérants. Jeudi : Des responsables de la sécurité soudanaise sont intervenus dans le complexe occupé par l'ONG Médecins du monde à Nyala, capitale du Sud-Darfour, et ont arrêté son personnel. Lundi : Les autorités soudanaises annoncent l'expulsion d'une partie du Darfour de l'ONG française Médecins du monde, qu'elles soupçonnent d'espionnage. Selon le gouverneur de l’État du Sud-Darfour Abdel Hamid Kasha : « Médecins du Monde travaille comme espion. Ils publient des rapports négatifs sur l’État [...] Ils ont apporté leur soutien au mouvement d'Abdel Wahed Mohamed al Nour en lui procurant de l'argent, des vivres et des soins ». En mars 2009 le Soudan a déjà expulsé 13 ONG dont Oxfam et la branche américaine de Save the Children, accusées de transmettre des informations à la Cour pénale internationale. Mercredi : De violents affrontements entre les rebelles d'Abdulwahid Nour et les forces armées ont fait 17 morts, 15 rebelles et deux soldats, et une trentaine de blessés (20 rebelles et 10 soldats) dans le centre du Darfour. De nombreuses armes et des munitions ont été saisies. L'Armée de libération du Soudan d'Abdelwahid Nour (SLA-Abdelwahid) avait refusé de se joindre aux négociations de paix organisées à Doha. Jeudi : Une manifestation d'étudiants contre l'interdiction des activités politiques a été réprimée par la police faisant un mort et sept blessés.
Deuxième trimestre au Darfour Mardi : 3 soldats des Casques bleus (Minuad) ont été enlevés par « un groupe d'hommes armés » près du Kutum (nord). Un des assaillants et un casque bleu enlevé ont été tués, les deux autres Casques bleus blessés ont été libérésLe Figaro.fr, Un Casque bleu tué. Mardi : Les violents combats ont opposé début avril l'armée soudanaise aux rebelles dans le Darfour-Nord, faisant de nombreuses victimes des deux côtés. Les rebelles rejettent un projet de référendum sur le statut administratif du DarfourLe Figaro.fr, Biden très inquiet pour le Darfour . Jeudi : Le Mouvement pour la justice et l'égalité, principal groupe rebelle du Darfour, annonce qu'il rejette « totalement » le projet d'accord de paix soumis par des médiateurs de l'ONU, car « ils offrent moins que l'accord d'Abuja » signé par le chef rebelle Minni Minnawi en 2006. Les solutions proposées sur le problème des réfugiés, la compensation aux habitants affectés par huit ans de conflit, le partage du pouvoir et des richesses sont insuffisantesLe Figaro.fr, Rejet d'un accord de paix .
Troisième trimestre au Darfour
Quatrième trimestre au Darfour
Chronologie au Sud-Soudan Premier trimestre au Sud-Soudan 300px|thumb|Cartes des 10 États du Soudan du Sud et des trois provinces historiques : l'Équatoria (en bleu), le Bahr el Ghazal (en vert) et Nil Supérieur (en jaune).
Vendredi , Djouba : Une grande « marche finale vers la liberté » s'est déroulée à Djouba, à deux jours du début du référendum sur l'indépendance de cette vaste région sous-développée d'Afrique, prévu par l'accord de paix ayant mis fin en 2005 à 22 ans de guerre civile entre le Nord en majorité arabe et musulman et le Sud en majorité africain et chrétien, à l'origine de deux millions de morts. Samedi : Des affrontements ont eu lieu dans une zone pétrolière, entre un groupe d'hommes armés et les forces armées du Sud-Soudan, tuant au moins quatre personnes. Dimanche : Environ 4 millions de Sud-Soudanais ont commencé voté en masse et dans la liesse pour le référendum sur l'indépendance attendu depuis plus de 50 ans et qui doit s'échelonner sur une semaine. Plusieurs bureaux ont dû prolonger de deux heures leur fermeture de ce scrutin historique pour accueillir la foule d'électeurs. Le chef sudiste Salva Kiir a salué la mémoire de John Garang, chef de la rébellion sudiste mort en 2005 peu après avoir signé la paix avec Khartoum. Les analystes, ainsi que la classe politique nordiste, pronostiquent une victoire de l'option sécessionniste. Plusieurs actes de violences ont émaillé la journée. À Abiyé, des affrontements meurtriers entre tribus rivales ont fait huit morts. Dans l’État pétrolier d'Unité, des combats ont opposé rebelles et soldats sudistes. Lundi : Au deuxième jour du référendum sur l'indépendance du Sud-Soudan, les incidents se sont multipliés dans la région d'Abyei. Au moins 36 personnes auraient péri et des dizaines auraient été blessées lors d'affrontements entre les Dinkas Ngok, et les nomades Misseriya, originaires du Nord, qui redoutent de perdre leurs terres en cas de passage sous l'autorité du Sud. Ces nomades migrent chaque année pendant la saison sèche vers Abyei en quête de pâturage et d'eau pour leur bétail. Un référendum distinct devait avoir lieu dans cette région pétrolifère pour déterminer son rattachement au Nord ou au Sud, mais les dirigeants de la région n'ont pas réussi à s'entendre sur l'organisation du scrutin, qui n'a ainsi pas pu avoir lieu comme prévu dimancheLe Monde.fr, Affrontements mortels en marge du référendum au Sud-Soudan. Les combats ont fait au moins 33 morts, dont plus d'une vingtaine de Dinkas, et des dizaines de blessés depuis vendredi. Dans la soirée, un convoi d'une trentaine d'autobus et de sept camions, de membres de la tribu Dinkas Ngok a été attaqué, à la frontière du Kordofan du Sud et du Nord, par des nomades arabes armés de la tribu des Misseriya, faisant 10 morts et 18 blessés parmi les civils attaqués. Mercredi : Le président tchadien Idriss Deby Itno s'est dit « inquiet » des conséquences possibles d'une partition du Soudan, après le vote du Sud sur l'option d'une séparation d'avec le nord du pays, et de ses répercussions pour le Tchad, « on a déjà l'expérience de la crise au Darfour », région frontalière du Tchad en proie à la guerre civile depuis 2003. Le Tchad a longtemps entretenu des relations très tendues avec le Soudan, accusé à de nombreuses reprises d'héberger des rebelles cherchant à déstabiliser le pouvoir à N'Djamena, avant un réchauffement depuis un an.
Dimanche : Le président de la région semi-autonome du Sud-Soudan, Salva Kiir appelle la population à pardonner au Nord-Soudan pour la mort de sudistes pendant la guerre civile, « comme Jésus-Christ l'a dit sur la croix », lors de sa première déclaration publique depuis la fin du référendum d'indépendance, lors d'une allocution à la cathédrale catholique de Sainte-Thérèse à DjoubaLe Figaro.fr, Salva Kiir: "pardonner au Nord-Soudan". Lundi : La mission des observateurs de l'Union européenne pour le référendum d'indépendance du Sud-Soudan a qualifié de « crédible [...] libre et pacifique, avec une participation écrasante » le scrutin qui s'est tenu du 9 au .