Ernest Louis Aquilas Christophe, né le à Loches (Indre-et-Loire) et mort le à Paris (17 arrondissement), est un sculpteur français, élève de Rude et ami de Baudelaire. Il est inhumé au cimetière des Batignolles. vignette|upright|Tombe d'Ernest Christophe (cimetière des Batignolles).

Biographie Ernest Christophe est né à Loches le Archives d'Indre-et-Loire, acte de naissance n°7, vue 319 / 353Tajan - Nadar et son Panthéon- Dessin n° 49, consulté le 29 juin 2011.. Fils d'un avocat de la ville, il vient à Paris et entre dans l'atelier de François Rude qui le fait travailler au monument de Godefroy Cavaignac, comme l'indique la signature : Rude et Christophe, son jeune élève..

Et cependant, sa part dans l'exécution de cette œuvre a dû être bien minime. Tout au plus a-t-il modelé le linceul d'après les indications de Rude qui, ensuite, retoucha son ouvrage. M. de Fourcaud écrit en effet : « J'ai entendu dire par Christophe : Il est resté très peu de ce que j'avais fait. Je ne peux guère me flatter que d'avoir massé le suaire. Si M. Rude voulut mettre mon nom auprès du sien à la hase de son modèle, ce fut par pure bonté de sa part. »

Baudelaire lui dédie son poème Danses macabres () dans Les Fleurs du Mal et écrit le compte rendu de la Danse macabre d'Ernest Christophe dans le Salon de 1859Robert Kopp, Danses macabres, in Charles Baudelaire, Le Magazine littéraire/Nouveaux regards, 2014, . Le poète lui dédie aussi le poème MasqueIbid, .

Christophe, qui avait une assez grosse fortune, a peu produit. Il a exposé pour la première fois en 1850, et, jusqu'en 1893, a pris part au Salon d'une façon très irrégulière. Une de ses statues, le Masque, avec laquelle il a obtenu une médaille de troisième classe en 1875, est placée au Jardin des Tuileries. Le Musée du Luxembourg possède de lui deux groupes, la Fatalité et le Baiser suprême. Il est mort à Paris le Archives de Paris, acte de décès n°174 dressé le 16/01/1892, vue 24 / 31.

Œuvres vignette|gauche|upright|La Fortune, statue en bronze à Bagnères-de-Luchon. Gisant de Godefroi Cavaignac, cimetière de Montmartre, Paris (coréalisation avec son maître, François Rude). Esclave, bronze, 1851Esclave, bronze d'Ernest Christophe, musée d'Orsay sur overblog, consulté le 29 juin 2011.. La Danse macabre, 1859, TerracottaLa Danse macabre, Florida state university, page 82, consulté le 29 juin 2011.. Monument à la mémoire d'Eugène Despois, cimetière du Montparnasse, Paris. Le Baiser suprême, 1891, musée de Tessé, Le Mans. La Comédie humaine, dite « Le Masque », 1876, musée d'Orsay. La Fortune, bronze, parc du casino de Bagnères-de-Luchon. Portrait d’Eugène Fromentin (médaillon sur le monument funéraire du peintre), bronze, La Rochelle, cimetière Saint-Maurice.

Notes et références

Voir aussi

Catégorie:Naissance en janvier 1827 Catégorie:Naissance à Loches Catégorie:Sculpteur français du XIXe siècle Catégorie:Décès dans le 17e arrondissement de Paris Catégorie:Décès en janvier 1892 Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière des Batignolles Catégorie:Artiste mentionné dans le Dictionnaire des sculpteurs de l'École française au dix-neuvième siècle