Jean Castex (), né le à Vic-Fezensac (Gers), est un haut fonctionnaire et homme d'État français. Il est Premier ministre du au .

Membre de l'Union pour un mouvement populaire (UMP) puis des Républicains (LR), il est maire de Prades (Pyrénées-Orientales) de 2008 à 2020, secrétaire général adjoint de la présidence de la République entre 2011 et 2012, conseiller régional du Languedoc-Roussillon de 2010 à 2015 et conseiller départemental des Pyrénées-Orientales de 2015 à 2020.

En 2017, Jean Castex est chargé de superviser pour l'État l'organisation des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 en tant que délégué interministériel, puis est nommé président de la nouvelle structure faîtière du sport de haut niveau français, l'Agence nationale du sport. En 2020, il est chargé de coordonner la sortie progressive du premier confinement mis en place dans le cadre de la pandémie de Covid-19.

Il est ensuite nommé Premier ministre par le président Emmanuel Macron, succédant à Édouard Philippe ; il quitte alors LR. Son passage à l'hôtel de Matignon est principalement marqué par la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19. À la suite de l'élection présidentielle de 2022, il quitte Matignon où il est remplacé par Élisabeth Borne.

Le , par décret en Conseil des ministres, il est nommé président-directeur général de la Régie autonome des transports parisiens (RATP). En , il est reconduit pour un mandat de .

Après son audition devant le Parlement, il est nommé par décret en Conseil des ministres du , président-directeur général de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) à compter du .

Situation personnelle Famille et origines vignette|gauche|redresse|Vic-Fezensac, sa ville de naissance. Jean Castex naît le à Vic-Fezensac., dans le département du Gers, alors en région Midi-Pyrénées et depuis la réforme territoriale de 2015 en Occitanie.

Fils de Claude Castex, instituteur, décédé le , et de Nicole Fontanier., également institutrice, décédée le ., il est le petit-fils de Marc Castex.., ingénieur, concessionnaire de machines agricoles, membre du groupe de l'Union des Républicains et des Indépendants, ancien sénateur du Gers et maire de Vic-Fezensac, et l'arrière-petit-fils d'un forgeron du côté paternel, et d'André Fontanier, instituteur issu d'une famille de paysans, syndicaliste, militant communiste et résistant. du côté maternel..

Sa généalogie, dont une partie a fait l'objet d'une communication en 1997 dans le bulletin de la Société archéologique, historique, littéraire et scientifique du Gers . par l'un de ses grands-oncles, confirme, tant du côté paternel que du côté maternel, des origines exclusivement gersoises sur cinq générations, ses racines étant concentrées dans la circonscription d'Armagnac de la province historique de Gascogne.

Son nom de famille, prononcé , est issu du mot gascon et signifie Château(x)....

Études et formation Jean Castex est interne, à sa demande., de 1979 à 1982 au lycée privé de Garaison à Monléon-Magnoac dans les Hautes-Pyrénées, institution de l'enseignement catholique... Il obtient son baccalauréat en 1982, puis une licence d'histoire à l'université de Toulouse--Le Mirail. En 1986, il est diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris et titulaire d'une maîtrise de droit public en 1987..

En 1989, il intègre l'École nationale d'administration au sein de la promotion Victor-Hugo.

Vie personnelle Pour des raisons de santé liées à des problèmes d'asthme, Jean Castex suit des cures thermales à Font-Romeu dès l'âge de cinq ans et revient régulièrement dans les Pyrénées-Orientales par la suite. C'est là qu'il rencontre sa future épouse., Sandra Ribelaygue, par ailleurs conseillère municipale de Valcebollère. Ensemble, ils ont quatre filles., dont il se dit fier qu'elles soient . Il parle le catalan...

Peu sportif, il est cependant amateur de rugby. Jeune, il jouait avec son père qui était président de l'Union athlétique vicoise.. Il s'occupait également pendant ses vacances de l'organisation du tournoi de tennis de Vic..

Carrière professionnelle Premiers postes À sa sortie de l'ENA en 1991, Jean Castex rejoint la Cour des comptes comme auditeur. Il est promu conseiller référendaire en 1994, puis conseiller-maître en 2008.

En 1996, il est nommé directeur des Affaires sanitaires et sociales dans le Var en remplacement de Jean-Pierre Malafosse, qui a été mis en examen pour « escroquerie » et « complicité d'escroquerie » en .. Jean Castex occupe ensuite les postes de secrétaire général de la préfecture de Vaucluse (1999-2001) puis président de la Chambre régionale des comptes d'Alsace de 2001 à 2005Décret du portant cessation de fonctions (Cour des comptes), JORF, 111, , texte 82, NOR CPTE0500014D..

Au sein de ministères et à l'Élysée De 2005 à 2006, Jean Castex est directeur de l'Hospitalisation et de l'Organisation des soins au ministère des Solidarités et de la Cohésion sociale, où il participe à l'introduction de la notion d'objectifs et de rentabilité dans l'hôpital et à une rationalisation des coûts. dans le cadre du plan hôpital 2007, qui introduit notamment la tarification à l'activité (« T2A »).

Il est ensuite directeur de cabinet de Xavier Bertrand au ministère de la Santé de 2006 à 2007, puis au ministère du Travail de 2007 à 2008..

En , il remplace Raymond SoubieArrêté du portant cessation de fonctions et nomination à la présidence de la République, JORF, 272, , texte 1, NOR PREX1029789A. au poste de conseiller aux affaires sociales au cabinet du président de la République Nicolas Sarkozy. Le , il est nommé secrétaire général adjoint de l'ÉlyséeArrêté du portant cessation de fonctions et nomination à la présidence de la République, JORF, 51, , texte 1, NOR PREX1106074A., fonction qu'il occupe jusqu'à la fin du mandat du président Sarkozy, le ...

Parcours politique Élu local des Pyrénées gauche|vignette|redresse|Jean Castex en 2011.

En 2008, Jean Castex est élu maire de Prades. En 2010, il est élu conseiller régional du Languedoc-Roussillon, après avoir mené la liste UMP-NC de Raymond Couderc dans les Pyrénées-Orientales ; il exerce ce mandat jusqu'à son élection au conseil départemental des Pyrénées-Orientales en 2015. Après les élections municipales de 2014, il est réélu maire de Prades, sa liste l'ayant emporté dès le premier tour avec 70,2 % des suffrages..

Il est élu en conseiller départemental dans le canton des Pyrénées catalanes en binôme avec Hélène Josende., obtenant 58,3 % des suffrages exprimés au second tour.. Candidat à la présidence du conseil départemental des Pyrénées-Orientales, le suivant, il obtient douze voix contre vingt-deux pour Hermeline Malherbe (PS)..

Le , lors de la réunion du conseil communautaire de la communauté de communes Conflent Canigó, dont il est le président, Jean Castex affirme son soutien aux Catalans victimes de violences de l'État espagnol une semaine plus tôt lors du référendum sur l'indépendance de la Catalogne, sans toutefois se prononcer pour ou contre l'indépendance. La motion, votée à l'unanimité des élus présents, s'est notamment , violences qu'elle a qualifiées d'.

En tant que maire, il manifeste peu d'intérêt pour les questions environnementales selon le journal Reporterre..

Lors des élections municipales de 2020, il l'emporte dès le premier tour, obtenant 76 % des voix, puis est reconduit dans ses fonctions par le conseil municipal du par sur 29..

Le , Mediapart dévoile des photographies révélant que des agents de la commune de Prades et de la communauté de communes Conflent Canigó, alors dirigées par Jean Castex, ont travaillé en dans une casse visée par une enquête pour des soupçons d'infractions au Code de l'environnement et au Code du travail. Ces photographies ont été versées au printemps 2020 à une enquête judiciaire conduite par le parquet de Perpignan. Le suivant, soit trois jours après la nomination de Jean Castex comme Premier ministre, le procureur de la République de Perpignan cesse toutes les investigations dans ce dossier...

Candidat aux élections législatives de 2012 Candidat dans la des Pyrénées-Orientales, Jean Castex est battu par la candidate PS Ségolène Neuville lors des élections législatives de 2012. Il soutient ensuite la candidature de François Fillon pour la présidence de l'UMP lors du congrès d'automne 2012, puis lors de la primaire ouverte de la droite et du centre de 2016..

Délégué chargé des Jeux olympiques de 2024

En , il est nommé délégué interministériel aux Jeux olympiques et paralympiques de 2024 à ParisDécret du portant nomination du délégué interministériel aux jeux Olympiques et Paralympiques 2024 - (Jean), JORF, 216, , texte 19, NOR PRMX1725868D... Le , il est en outre nommé délégué interministériel aux grands événements sportifsDécret du portant nomination d'un délégué interministériel aux grands événements sportifs - (Jean), JORF, 20, , texte 62, NOR SPOC1802090D.. Le , il est nommé président de l'Agence nationale du sport, créée par un arrêté paru le jour mêmeArrêté du portant approbation de la convention constitutive du groupement d'intérêt public dénommé « Agence nationale du sport », JORF, 95, , texte 32, NOR SPOV1911890A..

Les revenus de Jean Castex ont été déclarés auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) le . Selon L'Obs, jusqu'à sa nomination à Matignon, il a perçu plus de par an au titre des diverses fonctions politiques et administratives qu'il occupait, ce qui faisait de lui l'un des fonctionnaires les mieux payés de France.. Comme délégué interministériel aux Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, il a perçu nets par an. À cette rémunération s'ajouteraient les indemnités liées à ses mandats électifs : maire de Prades depuis 2008 ( bruts par an) et conseiller départemental depuis 2015 ( bruts par an)..

Responsabilités nationales Le , il est chargé par le Premier ministre, Édouard Philippe, de coordonner le travail de réflexion du gouvernement sur les stratégies de sortie progressive du premier confinement de la population française dû à la pandémie de Covid-19.... Il y gagne les surnoms de « Monsieur Déconfinement » ou de « couteau suisse » du gouvernement..

Premier ministre

Nomination gauche|vignette|Jean Castex (droite) et Alain Chrétien à Vesoul en 2021. Le , Jean Castex est nommé Premier ministre par le président de la République Emmanuel Macron, à la suite de la démission du second gouvernement Philippe, pour former un nouveau gouvernement... Il quitte Les Républicains le jour même.. puis annonce s'inscrire dans le ... Nommé le même jour, son directeur de cabinet est Nicolas Revel, un proche d'Emmanuel Macron..

Après avoir un temps annoncé rejoindre La République en marche (LREM), Jean Castex n'est finalement pas membre du parti.. À la mairie de Prades, il est remplacé par Yves Delcor tout en restant conseiller municipal., au conseil départemental par Pierre Bataille. et à la communauté de communes Conflent Canigó par Jean-Louis Jallat..

Sa désignation suscite des réactions contrastées. À droite, plusieurs personnalités comme Franck Louvrier, Valérie Pécresse ou Xavier Bertrand lui reconnaissent des , mais à gauche, la nomination du nouveau Premier ministre, présenté surtout comme un , est perçue comme la manifestation d'un pouvoir personnel du chef de l'État qui voudrait supprimer de facto le rôle politique du chef du gouvernement dans la perspective de l'élection présidentielle de 2022..

Lors de la passation des pouvoirs, s'il revendique une avec Édouard Philippe, il assure qu'en raison de la crise sanitaire .. Le jour de sa nomination, sur le plateau du Journal de de TF1, il se définit comme un ..

Après la défaite de la majorité présidentielle aux élections régionales et départementales de 2021, des rumeurs évoquent son possible remplacement par le président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand.. Mais le président de la République assure qu'il ..

Pandémie de Covid-19