est un film d'animation japonais du studio Ghibli réalisé par Gorō Miyazaki et sorti au Japon le . Il s'agit d'une adaptation du manga éponyme dessiné par Chizuru Takahashi et scénarisé par Tetsurō Sayama« Kokuriko Zaka Kara, le nouveau film d’animation du studio Ghibli », article de Retih Saji sur Adala News le 5 mars 2011. Page consultée le 3 juillet 2011.. Le film relate une histoire d'amour lycéen et de roman familial dans le Japon des années 1960. Il aborde en outre la question de la préservation de la mémoire collective.
Synopsis long
L'histoire se déroule au Japon en 1963, à la veille des Jeux olympiques d'été de 1964. Umi Matsusaki est une élève du lycée Konan à Yokohama. Le père d'Umi, Yūichirō Sawamura, marin, est mort en mer sur une barge de débarquement pendant la guerre de Corée, plusieurs années auparavant, la laissant l'aînée de trois enfants. Umi vit avec sa grand-mère, sa petite sœur Sora et son petit frère Riku dans une maison qui sert également de maison d'hôtes et accueille plusieurs pensionnaires. Umi consacre beaucoup d'efforts à sa famille au quotidien et est par ailleurs une élève sérieuse. Depuis la mort de son père, elle a pris l'habitude quotidienne de hisser des drapeaux de signalisation maritime devant la maison, en souvenir du temps où elle le faisait pour aider son père à retrouver le chemin de la côte, quand elle était encore enfant. Le code hissé représente les lettes UW, ce qui signifie: “je vous souhaite un bon voyage”. Un jour, Umi lit dans le journal du lycée un poème faisant allusion à ces drapeaux et qui ne peut concerner qu'elle. Peu après, elle apprend qu'un conflit en cours oppose entre eux les garçons du lycée : l'ancien foyer des élèves, un bâtiment appelé le Quartier latin, doit être démoli pour laisser place à une nouvelle construction, mais une minorité d'élèves persiste à réclamer sa préservation.
C'est dans ce contexte qu'Umi rencontre Shun Kazama, délégué des élèves et membre de la rédaction du journal du lycée : elle le voit au moment où il fait un saut traditionnel dans un bassin d'eau en geste de protestation contre la destruction annoncée du bâtiment. Umi soupçonne Shun d'être l'auteur du poème, mais ne parvient pas à lui poser la question. Entraînée par sa petite sœur, qui s'intéresse à Shun puis à Shirō Mizunuma, le président du conseil des élèves, Umi s'intéresse à son tour à la sauvegarde du Quartier latin ; elle découvre ainsi l'intérieur du Quartier latin, avec ses clubs de lycéens hauts en couleur, et notamment la rédaction du journal. Elle assiste aussi à une réunion d'élèves mouvementée, interrompue brutalement par l'annonce de l'arrivée du proviseur, que les élèves trompent en chantant sagement une chanson à son entrée (Shiroi Hana no Sakukoro, « Lorsque la fleur blanche s'épanouit »). Pour sauver le bâtiment, Umi a l'idée de le nettoyer et de le restaurer : les élèves approuvent le projet et se mettent au travail. Peu à peu, Umi et Shun se rapprochent et développent des sentiments mutuels. La jeune fille apprend indirectement que Shun répond tous les jours aux messages qu'elle envoie en mer par drapeau, mais elle ne pouvait pas le voir depuis le pied du mât.
À l'occasion d'une fête d'adieu en l'honneur d'une locataire, Umi invite Shun et Shirō à la maison. Mais Shun, en découvrant la photo du père d'Umi, se rappelle l'histoire de sa propre enfance : le père de Shun n'est que son père adoptif, et lui a toujours dit que son père biologique était Sawamura, qui s'avère être le père d'Umi. Shun et Umi se découvrent frère et sœur, à leur grand dam. Shun tente alors d'ignorer Umi quelque temps, persuadé qu'ils doivent rester de simples amis, mais Umi peine à renoncer à ses sentiments. Tous deux emploient leur énergie à la restauration du Quartier latin, pour laquelle tous les lycéens, garçons et filles, conjuguent leurs efforts. Le travail avance bien et la restauration est bientôt terminée. Mais alors que le combat semble gagné, ils apprennent que le proviseur et le président du conseil de l'école, Tokumaru, se sont mis d'accord pour démolir le bâtiment. Shun, Shirō et Umi décident alors de faire le trajet jusqu'à Tōkyō pour parler au président du conseil. Le voyage est éprouvant, mais les trois élèves parviennent à voir Tokumaru. Celui-ci, intéressé et ému par l'histoire familiale d'Umi, accepte de venir voir le bâtiment restauré le lendemain après-midi. Au cours du trajet de retour, Umi, laissée seule avec Shun par Shirō, avoue ses sentiments à Shun, même si elle sait que leur parenté contraint son amour à rester purement fraternel. Shun finit par avouer qu'il éprouve exactement les mêmes sentiments pour Umi.
Umi, minée par son amour déçu et par le deuil de son père qu'elle peine à surmonter, a du mal à assurer les lourdes tâches quotidiennes dont elle a la charge à la maison. Lorsque sa mère rentre d'un voyage aux États-Unis, Umi se décide à lui demander toute la lumière sur les origines de Shun. Sa mère lui raconte alors l'histoire de son père, qui était ami avec Hiroshi Tashibana, le père biologique de Shun, et avec un troisième homme, Unodera. En réalité Shun n'est pas le frère d'Umi, Sawamura l'ayant recueilli quand Tashibana s'est fait tuer alors qu'au même moment la mère d'Umi était enceinte d'elle. Ne pouvant pas élever un autre enfant (elle était encore étudiante en médecine et enceinte d’Umi) ils ont alors décidé de faire adopter Shun par une autre famille.
Le lendemain, le président du conseil Tokumaru visite le Quartier latin, où les élèves chantent (Kon'iro no Uneri ga, « Des vagues d'un bleu profond »). C'est un succès complet, et Tokumaru s'engage à construire le nouveau foyer ailleurs afin de préserver le bâtiment. Vers la fin de la cérémonie, Shun entraîne Umi jusqu'au port, où le paquebot du troisième marin, l'ami de leurs deux pères, fait brièvement escale. Le marin est heureux de les rencontrer et leur confirme la version de la mère d'Umi. Shun et Umi rentrent chez eux, heureux de ne plus avoir à renoncer à leur relation.
Fiche technique
Titre original : Titre français : La Colline aux coquelicots Titre anglais : Réalisation : Gorō Miyazaki Scénario : Hayao Miyazaki et Keiko Niwa, d'après le manga de Tetsurō Sayama (scénario) et Chizuru Takahashi (illustration) Musique originale : Satoshi Takebe Chanson du générique interprétée par : Aoi Teshima Image : Atsushi Okui Production : Toshio Suzuki, Tetsurō Sayama, Chizuru Takahashi Sociétés de production : Studio Ghibli, Toei, Walt Disney Company, Nippon Television Network Corporation, Dentsu, Mitsubishi Shoji, GNDHDDT, Hakuhodo DY Media Partners Pays d'origine : Langue originale : japonais Format : couleur - 1,85:1 - DTS / Dolby Digital Durée : 91 minutes Dates de sortie : Japon : Belgique, France, Suisse : États-Unis, Canada :
Distribution Voix japonaises
Masami Nagasawa : Umi Matsuzaki Jun'ichi Okada : Shun Kazama Shunsuke Kazama : Shirō Mizunuma Yuriko Ishida : Miki Hokuto Rumi Hiiragi : Sachiko Hirokōji Keiko Takeshita : Hana Matsuzaki Jun Fubuki : Ryoko Matsuzaki Nao Omori : Akio Kazama Takashi Naitō : Yoshio Onodera Teruyuki Kagawa : président Tokumaru Haruka Shiraishi : Sora Matsuzaki Tsubasa Kobayashi : Riku Matsuzaki Aoi Teshima : Yuko Toshimi Kanno : Nobuko Yokoyama Eiko Kanazawa : Saori Makimura Gorō Miyazaki : professeur d'histoire mondiale
Voix françaises
Alexandra Garijo : Umi Matsuzaki Rémi Bichet : Shun Kazama Rémi Caillebot : Shirō Mizunuma Pauline Brunner : Sora Matsuzaki Warren Homs : Riku Matsuzaki Ingrid Donnadieu : Sachiko Hirokōji Nathalie Homs : Saori Makimura Anneliese Fromont de Vitis : Miki Hokuto Annie Bertin : Hana Matsuzaki Nathalie Duverne : Ryoko Matsuzaki Brigitte Virtudes : Tomoko Emmanuel Lemire : Gen Shiraki Christophe Lemoine : chef philosophe Gauthier Battoue : Yamazaki Rémi Pous : Akio Kazama Maxime Bailleul : Sawamura Patrick Raynal : Yoshio Onodera Patrice Melennec : le président Tokumaru Maeva Méline : Yūko Célia Charpentier / Adeline Chetail : Nobuko Yokoyama Thierry D'Armor : le chef des débats Tom Trouffier : Riku Marie-Eugénie Maréchal : la mère de Shun Jérôme Wiggins : le professeur Patrice Keller : le réceptionniste Source : Fiche du film sur AnimeLand« Fiche du film sur AnimeLand » consulté le 21 janvier 2012. et Voxofilm« Fiche doublage VF du film » sur Voxofilm, consulté le 22 mars 2012.
Production
La Colline aux coquelicots est adapté d'un manga éponyme scénarisé par Tetsurō Sayama et illustré par Chizuru Takahashi ; c'est un shojo qui avait été publié au début des années 1980 dans le magazine japonais Nakayoshi« Gorō Miyazaki au prochain Ghibli », article d'Olivier Fallaix sur Animeland le 15 décembre 2010. Page consultée le 17 juillet 2011.. La Colline aux coquelicots est le deuxième film réalisé par Gorō Miyazaki après Les Contes de Terremer. C'est techniquement la deuxième collaboration entre Gorō Miyazaki et son père Hayao, mais de facto la première où le père et le fils travaillent réellement ensemble (la production des Contes de Terremer ayant été marquée par les mauvais rapports entre les deux hommes qui ne se parlaient pas du tout)Page « Production du film » dans le dossier du film sur Buta Connection. Page consultée le 16 janvier 2012..
La production du film doit faire face à des délais très courts : elle est entamée en , un an à peine avant la sortie du film au Japon, prévue pour . La production du film est fortement perturbée par le tsunami consécutif au séisme du 11 mars 2011 ; après une interruption de trois jours, Hayao Miyazaki impose la reprise du projet, mais le studio doit composer avec les coupures d'électricité programmées et n'effectuer le travail sur ordinateur que de nuit. Le film sort finalement au Japon à la date prévue le .
Le premier titre français annoncé pour le film est La Pente des coquelicots ; il est ensuite modifié, courant , en La Colline aux coquelicotsStudio Ghibli.fr: La Colline aux coquelicots.. La sortie du film en France, initialement prévue pour le , est ensuite reportée au « Le prochain Ghibli le 4 janvier 2012 », article d'Olivier Fallaix sur Animeland le 23 septembre 2011. Page consultée le 24 septembre 2011.« La Colline Aux Coquelicots : Affiche et report au 11 janvier », article de Catsuka du 9 novembre 2011..
Le , GKIDS annonce au Festival international du film d'animation d'Annecy qu'elle venait de décrocher les droits de distribution nord-américains du deuxième long-métrage de Gorō Miyazaki et qu'elle prévoyait soumettre sa candidature aux Academy Awards en prévision de sa sortie sur écrans en . Plus encore, l'exercice de doublage en langue anglaise pour le marché nord-américain sera assuré par le studio Ghibli. Cette annonce surprit puisque depuis le milieu des années 1990, Disney avait constamment obtenu ces droits de distribution.
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