vignette|Boutons de commande de produits sur le site web Amazon. vignette|Saisie du numéro de carte bancaire sur un site de commerce en ligne. vignette|Entrepôt de la plateforme de vente en ligne Digitec Galaxus à Wohlen (Suisse). vignette|Un colis Amazon. vignette|Un casier Amazon Locker dans un magasin E.Leclerc à Guilers (France, 2018).

Le commerce en ligne.., ou commerce électronique, ou encore .., est l'échange pécuniaire de biens, de services ou d'informations par l'intermédiaire des réseaux informatiques, notamment Internet.

Dans le cadre du commerce interentreprises, les commerçants utilisent depuis de nombreuses années des réseaux de type échange de données informatisé (EDI). Des transactions électroniques se réalisent également sur les réseaux téléphoniques mobiles. Ce commerce par mobile se dit commerce mobile.

Dans un contexte de contraintes environnementales fortes, le développement de la vente à distance tend à transformer les problématiques de logistique liées au monde du commerce.

Le terme « commerce en ligne » comprend également la circulation mondiale des données.

Histoire

L'émergence du commerce en ligne est directement liée à l'apparition du web au début des années 1990. Le , Phil Brandenberger, un habitant de Philadelphie, passe la première commande en ligne en utilisant un système de paiement sécurisé par carte bancaire. Le New York Times couvre l’évènement et souligne que « derrière un petit clic pour un individu se cache un grand pas pour l’économie ».. Ce premier achat de pour un album de Sting représente la première pierre d’un édifice qui depuis ne cesse de croitre.

En France, le commerce en ligne s'est développé tout d'abord via le Minitel sur lequel étaient présents de grands noms de la vente par correspondance, comme La Redoute ou ...

L'arrivée d'Internet a rapidement mené au développement d'un modèle d'entreprise différent.. À la fin des années 1990, ce modèle économique est rendu célèbre par Amazon, eBay et AOL, des sociétés profitant d'une bulle des capitalisations boursières des jeunes sociétés sans équivalent dans l'histoire, qui finit en krach, phénomène touchant aussi de nombreuses petites sociétés de biotechnologies.

Le Parlement européen et le Conseil ont adopté le une directive européenne sur le commerce en ligne nommée « Directive 2000/31/CE du Parlement européen et du Conseil relative à certains aspects juridiques des services de la société de l’information, et notamment du commerce en ligne, dans le marché intérieur ». Celle-ci a été transposée en France par la loi pour la confiance dans l'économie numérique de 2004.

L'arrivée de la téléphonie mobile a introduit une nouvelle rupture, avec une tarification quantitative à la donnée, on parle aussi de « commerce mobile ».

En 2019, le rapport « Baromètre du numérique » du CREDOC. indique ainsi que 62 % des Français ont effectué au moins un achat en ligne dans l’année. L’étude indique également que cette proportion a plus que doublé en passant de 11 % à 62 % entre 2003 et 2019. Depuis 2013, la majorité (> 50 %) des Français effectuent des achats en ligne.

En 2021, Amazon est devenue la quatrième société en termes de capitalisation boursière..

Variétés des relations vendeur-acheteur Reposant sur la nature de la relation vendeur-acheteur, ces types sont : l'échange électronique entre entreprises et gouvernement, souvent appelé B2G, acronyme anglais de business to government (« d'entreprise à gouvernement ») ; le commerce en ligne entre entreprises, souvent appelé B2B, acronyme de l'anglais business to business (« d'entreprise à entreprise ») ; l'échange électronique entre une entreprise et ses employés, souvent appelé Intranet ou B2E, acronyme de l'anglais business to employee (« d'entreprise à employé ») ; le commerce en ligne à destination des particuliers, ou B2C, acronyme de l'anglais business to consumer ou business to client (« d'entreprise à consommateur » ou « d'entreprise à client ») : il s'agit de sites web marchands ; le commerce en ligne entre particuliers, ou C2C (se prononce ci-tou-ci), acronyme de l'anglais consumer to consumer : il s'agit de sites web de vente entre particuliers.

Commerce entre particuliers (C2C) Dans ce cas, trois systèmes d'échanges coexistent : les ventes aux enchères (EBay, iCollec, etc.) ; les tiers de confiance (PriceMinister.com, Fnac.com, etc.) ; les petites annonces (Le Bon Coin, topannonces, etc., ou encore Kijiji ou LesPAC au Canada).

Commerce entre entreprises et particuliers (B2C) Parmi les principaux biens et services vendus par Internet aux particuliers on peut citer : les biens culturels : livres, CD et DVD, etc. ; les appareils technologiques : PC, électronique, hifi, etc. ; le tourisme et les voyages : billets de train, d'avion, locations, etc. ; les produits de grande consommation avec les supermarchés en ligne ; les produits d'imprimerie : faire-part, cartes de visites, plaquettes, supports commerciaux ; les produits d'habitats, vêtements, puériculture, etc. Les moyens de transport. Dans l'une de ses livraisons de 1998, la revue Sciences humaines note que 20 % des véhicules achetés aux États-Unis sont commandés par internetSciences humaines, hors série, septembre / octobre 1998, p. 9. ; les prestations de services à domicile (ménage, bricolage, etc.).

Ainsi que des systèmes de vente spécialement adaptés au monde Internet : développement de photographies numériques ; téléchargement de musique ; location de DVD par Internet ; vidéo à la demande (VAD).

Commerce entre entreprises (B2B) Il existe également des produits vendus en ligne exclusivement aux professionnels comme : le textile, un employé pouvant commander en ligne un vêtement professionnel personnalisé (à sa taille, avec son nom brodé sur le vêtement) ; le vin ; des traceurs, des copieuses de plan, des scanneurs, etc., pour bureaux d'études ; du matériel BTP (mètres, lasers, etc.) ; véhicule utilitaire (fourgons, camions, véhicules frigorifiques, etc.).

Services en ligne Enfin, de nombreuses entreprises proposent des services sur Internet, payants ou non : banque en ligne ; assurance en ligne ; presse en ligne ; radio en ligne ; TV/film en ligne ; alimentaire en ligne.

Marketing De manière générale, toute entreprise ou particulier voulant créer une boutique en ligne pourra utilement faire appel à un prestataire spécialisé dans le commerce en ligne, afin d'étudier son marché, sa concurrence et donc son positionnement sur le web.

Ventes combinées Dans le monde du commerce en ligne, l'expression anglaise click and mortar (ou encore ) fait référence à des entreprises qui proposent de façon complémentaire : de la vente par Internet (activités « en ligne ») ; et de la vente en magasin ou en point de vente « physique » (distribution classique). Ces expressions anglaises sont construites par analogie avec l'expression usuelle (« brique et mortier »). On pourrait donc traduire cette expression en français par « clic et magasin » ou encore « Internet et magasin ».

Ces modèles de distribution s'opposent à des modèles du « tout virtuel » où seul le commerce en ligne est proposé aux clients. Certains opérateurs en « tout virtuel » semblent réorienter une partie de leur stratégie de distribution vers du .

Ventes multicanaux Développer une stratégie multicanale permet d'associer Internet, la télévision numérique, les services mobiles et les magasins physiques. L'intérêt d'un tel dispositif est d'exploiter le nombre croissant de consommateurs qui utilisent pour leur achat, de multiples canaux de distribution interactifs.

Cette forme de distribution permet également de faire face à certains obstacles inhérents aux caractéristiques du canal électronique. Certains consommateurs sont rétifs à payer en ligne et souhaitent, par exemple, pouvoir payer en magasin. Une stratégie multicanale a également un intérêt du point de vue logistique en utilisant le réseau de magasins comme un stock et transforme ceux-ci en points retraits.

Dans tous les cas la stratégie multicanale nécessite une organisation particulière sur de nombreuses fonctions : gestion logistique, système d'information, relations client, prix, promotion, fidélisation, etc. Il s'agit désormais de le-business.

Différence entre commerce en ligne et e-business

Bien que l'un des piliers de l’e-business soit le commerce en ligne, ces deux termes ont des significations totalement différentes.

Le commerce en ligne permet à un marchand de vendre tout simplement en ligne ses produits, il s'agit donc de vente par correspondance sur Internet. Le commerce en ligne ne garantit pas le succès du site en lui-même, car il n'offre que des fonctionnalités limitées au panier, et assure d'une manière basique la gestion du catalogue en ligne. Il ne traite pas les problèmes fondamentaux liés aux développements d'une communauté verticale autour du site, la fidélisation de la clientèle, l'instauration de la confiance client/marchand, l'optimisation des ventes, l'analyse du comportement du client, le SAV, etc. Avec 22 % de croissance en 2009Kelkoo Center for Retail Research, ., le commerce en ligne tend vers une convergence de la toile et du mobileAlain Laidet, E-commerce Paris : 30000 visiteurs autour de l'innovation, Classe Export, , septembre 2010, p. 40..

L’e-business comporte la mise en œuvre en amont pour concrétiser une vente et assurer la fidélisation du client. Il est composé de « relations d'échanges » d'ordre différent (mailing, actions de fidélisation, promotions, service après-vente). Une solution e-business est un ensemble d'outils qui d'une part, permettent de créer un site de commerce en ligne et d'autre part, mettent à la disposition du marchand tous les moyens nécessaires pour prospecter et fidéliser les clients (listes de cadeaux, points de fidélité, remises en espèces, chèques cadeau, coupons de remise, parrainage, affiliation, etc.).

Commerce en ligne dans l'Union européenne Règlementation et sources officielles Le Parlement européen et le Conseil ont adopté le une directive européenne sur le commerce en ligne (Directive 2000/31/CE du Parlement européen et du Conseil relative à certains aspects juridiques des services de la société de l’information, et notamment du commerce en ligne, dans le marché intérieur). Celle-ci a été transposée en France par la loi pour la confiance dans l'économie numérique de 2004.

La directive européenne avait été précédée par des politiques isolées d'États membres de l'union comme la France. Par exemple, à partir d', Francis Lorentz a effectué une mission sur le commerce en ligneL'équipe de la mission « Commerce en ligne » (photo du ). pour le compte du gouvernement français et qui a été présenté, le , par le ministre de l'Économie Dominique Strauss-KahnMesures pour le développement du commerce électronique, www.minefi.gouv.fr (consulté le ) ..

Au mois de , de nouvelles dispositions ont été prises par la Commission européenne dans le but de favoriser davantage le commerce en ligne entre les différents pays de l'Union européenne. Ces directives consistent à lutter contre la discrimination géographique, à multiplier les options de paiement en ligne., à favoriser une meilleure transparence des délais et frais de livraison et à inciter à la collaboration entre les différents organismes de protection des droits des consommateurs.

Commerce en ligne transfrontalier Au gré de la mondialisation, Internet est devenu un vecteur important du commerce en ligne. Pourtant, les questions relatives à l'achat de produits à l'étranger révèlent des difficultés, notamment en cas de litige.

Les pays européens doivent pour leur part transcrire dans leurs législations nationales les directives touchant ce domaine, ce qui rendra homogène les règles applicables entre chaque pays de l'Union européenne.