Lobsang Samten (, Taktser (Tibet), automne 1933Heinrich Harrer, Chronologie de Thupten Jigme Norbu, in Tibet, patrie perdue, raconté en tibétain à Heinrich Harrer, éd. Albin Michel, 1963, . - New Delhi (Inde), ) est un homme politique tibétain et un des trois frères aînés du dalaï-lama.

Biographie Lobsang Samten est le de Sonam Tsomo (Diki Tsering) et Choekyong Tsering qui ont 16 enfants, dont 7 dépassent la petite enfance. Il nait après Tsering Dolma née en 1919, Thupten Jigme Norbu, né en 1922, Gyalo Dhondup, né en 1928 et avant Tenzin Gyatso né en 1935, Jetsun Pema et Tendzin Choegyal, nés à Lhassa en 1940 et en 1946Michael Harris Goodman, , p. 41.

Le , il fait partie du groupe de 50 personnes qui part de Koumboum pour Lhassa, pour un voyage qui dure 3 mois, et comprend outre le jeune dalaï-lama, Gyalo Dhondup, leurs parents, Tagtsèr Garpa Logèr (un oncle moine), escortés par Kwetsang Rinpoché et sa délégation de recherche, et des marchands musulmans. Le groupe est accompagné par les gardes du corps envoyés par Ma Bufang contre paiementMichael Harris Goodman, , p. 55-56 Extrait.

Lobsang Samten et le dalaï-lama voyagent dans une même litière (treljam en tibétain), portée par 2 mules. Quand le terrain était dangereux, ils étaient portés par des moines.

Lobsang Samten vit initialement au palais du Potala, dans une chambre à proximité des appartements de son frère, avec qui il suit les mêmes enseignementsMichael Harris Goodman, , p. 84-90..

Alors que le dalaï-lama a 12 ans, il est isolé de sa famille et de Lobsang Samten, qui lui rend visite au Potala. Le dalaï-lama presse Lobsang Samten de questions au sujet de l'école qu'il fréquente, et de ses longues randonnées à cheval avec son père, passionné de chevaux. Lors d’une d’entre elles, Lobsang Samten fait une chute qui le laissa inconscient, nécessitant une longue convalescenceMichael Harris Goodman, , p. 95-98..

Lobsang Samten rend visite au dalaï-lama deux fois par mois au Potala. Ils utilisent le projecteur du dalaï-lama pour visualiser des films qui les fascinent. L’appareil tombe en panne, et le dalaï-lama le répare. Il envoie Lobsang Samten chercher Heinrich Harrer, qui le lui présente. Le dalaï-lama lui pose alors une multitude de questions, donnant le ton à leurs autres rencontres et discussions sur la politique internationale, la géographie et la scienceMichael Harris Goodman, , p. 102-104.

À la suite de l'intervention militaire chinoise au Tibet, le dalaï-lama et Lobsang Samten, gravement malade, partent le de Lhassa pour Yatung, où ils arrivent le Michael Harris Goodman, , p. 149. Sur place, le protocole se relâche et le dalaï-lama est libre de se comporter comme un jeune de son âge, et, avec Lobsang Samten qui recouvre sa santé au printemps, il parcourt les collines de la vallée de ChumbiMichael Harris Goodman, , p. 150.

Il est reçu à la Mission de l'Inde à Lhassa en août- à l'époque où les Chinois sont arrivés à Lhassa, précédés du général Zhang Jingwu, le représentant du Comité central du Parti communiste chinois Claude Arpi, The Chinese arrive in Lhasa....

Le dalaï-lama donne à Lobsang Samten la fonction de Chikyap Khènpo (grand chambellan), chargé des relations officielles entre le dalaï-lama et la branche monastique du gouvernement d’une part, et les commandants chinois à Lhassa d’autre partMichael Harris Goodman, , p. 180.

Le , il fait partie du voyage quand le dalaï-lama quitte le Norbulingka pour Pékin accompagné de Ling Rinpoché, Trijang Rinpoché, d'autres lamas importants, et des membres de sa famille, Tsering Dolma, son mari Phuntsok Tashi Takla, Tendzin Choegyal, et sa mère. Il fit une partie du voyage dans la Dodge de 1931 avec le dalaï-lamaMichael Harris Goodman, , p. 184-185.

Au titre de Chikyap Khènpo, il rencontre notamment , reporter britannique d’un journal communiste, qui peu après le retour du dalaï-lama de Pékin en a été invité au Tibet par les ChinoisMichael Harris Goodman, , p. 197.

Lobsang Samten est un des membres du petit groupe parti de Lhassa fin avec le dalaï-lama et le panchen-lama participe aux cérémonies du anniversaire de la mort du Bouddha. Ils se rendent à Gangtok au Sikkim puis à New Delhi, aux côtés du Maharaja Kumar de Sikkim, Palden Thondup Namgyal président de la Société de la Maha BodhiDavid Geary, The Rebirth of Bodh Gaya: Buddhism and the Making of a World Heritage Site, p. 56.

Lobsang Samten, en mauvaise santé, et épuisé nerveusement par le rôle d’intermédiaire auprès des Chinois à Lhassa renonce à sa fonction et reste en Inde, tandis que le dalaï-lama retourne au Tibet en 1957Michael Harris Goodman, , p. 220.

Thoubtèn Eudèn P’ala remplace Lobsang Samten dans cette fonctionMichael Harris Goodman, , p. 236.

Lobsang Samten est directeur de l'Institut de médecine et d'astrologie tibétaine de 1980 jusqu'à sa mort en , à l'âge de 53 ans. Il a fait partie de la mission d'enquête au Tibet envoyée par le dalaï-lama en 1979. Il déclare à son retour : Michael Harris Goodman, , p. 300.

Sa femme, Namgyal Lhamo Taklha et leurs 2 enfants Tenzin et Chuki, lui survivent.

Son fils, Tenzin (Namdhak) Taklha, est le secrétaire et porte parole du dalaï-lama.http://www.leparisien.fr/international/alerte-de-sante-pour-le-dalai-lama-13-09-2008-221848.php..

Bibliographie Heinrich Harrer, Sept ans d'aventures au Tibet, Arthaud, 1954, Dalaï-lama, Au loin la liberté, Fayard, 1990, Michael Harris Goodman, Le Dernier Dalaï-Lama ?, Claire Lumière, 1993, Mary Craig, Kundun: une biographie du dalaï-lama et de sa famille, Presses du Châtelet, 1998, Namgyal Lhamo Taklha, Born in Lhasa, 2001, Snow Lion Publications,

Notes et références

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