La Société du Levant de Flénu, l'une des premières entreprises belges cotées à la Bourse de Bruxelles au milieu du , exploitait des mines de charbon dans la région du Borinage, en Belgique, autour de la ville de Mons.

Histoire Création et influence

Le charbon fut exploité très tôt dans le secteur de Flénu. À partir du on exploitait des couches situées à faibles profondeurs. Les charbonnages d’une certaine importance naissent après 1748.: la société de Belle-et-Bonne. La société charbonnière de Cache-Après naît en 1828. Elle exploitait le prolongement des veines de Flénu-sur-Cuesmes et n’avait que l’Auflette sur Jemappes. La période 1832 à 1835 est marquée par une très forte spéculation boursière sur les actions d'une autre société charbonnière de la région, la Compagnie des mines de Douchy, ex-Compagnie Dumas. Enregistrée sous forme de société par actions en décembre 1832, la Compagnie des mines de Douchy découvre en mai 1833 une veine de charbon dans l'unique puits qu'elle exploite. Peu après, ses actions ont vu leur cours multiplié par 105 en un an, passant de en De la houille : traité théorique et pratique des combustibles minéraux (houille, anthracite, lignite, etc.), par Amédée Burat, page 476, chez Langlois et Leclercq, 1851 à en Charbon et sciences humaines: actes du colloque du colloque organisé par la Faculté des Lettres de l'université de Lille en mai 1963. En 1835 fut créée la Société Anonyme des Charbonnages du Levant de Flénu par la fusion des concessions du Crachet, d'Ostennes et de Cache-AprèsSite très complet sur l'histoire des charbonnages du Hainaut. La société se développa ensuite par l'acquisition de plusieurs concessions (dont Belle-Victoire) ou sociétés (dont la Société anonyme charbonnière du Haut-Flénu en 1866). Elle céda en 1856 les fosses de Crachet et Ostennes à son concurrent, la société du Couchant de Flénu. Sa grande rivale locale, la Société des produits de FlénuLa Bourse et les agents de change : études suivies d'un aperçu sur la lettre de change et d'une notice sur toutes les valeurs cotées à la Bourse de Bruxelles, volume 2, par Édouard Limauge, 1864, avait un capital de 4 millions de francs, contre 2,8 millions pour celle du Levant de Flénu.

Le dernier gros investissement de la Société du Levant de Flénu eut lieu en 1918 avec la mise en exploitation de la concession de l'Héribus. En 1920, ouvriers extrayaient annuellement de charbon.

Faute de rentabilité, la société fusionna en 1932 avec les Charbonnage des Produits, créant ainsi la S.A. des Charbonnages du Levant-Produits, une des plus importantes sociétés du bassin Borain. Après la Seconde Guerre mondiale, la société manqua à nouveau de rentabilité comme la plupart des charbonnages du pays. Elle fut intégrée en 1959 dans la Société Anonyme des Charbonnages du Borinage, créée pour gérer et liquider les actifs charbonniers du Borinage. Les puits et 15 furent fermés le . Son dernier siège en activité fut l'Héribus qui ferma définitivement en 1968.

Parcours boursier À la fin des années 1850, l'action rapporte un dividende de 29 %. En vingt ans environ, les cours ont été multipliés respectivement par 3,5, depuis l'entrée en BourseQuestions d'économie politique et de droit public, par Gustave Molinari, page 217.

La région du Borinage se caractérisait par l'existence de quelques très grosses entreprises, parmi lesquelles le Levant de Flénu. D'une production de 2,4 millions de tonnes en 1846, la société va atteindre les 4,25 millions dès 1880Cahiers, numéros 66 à 68 Centre interuniversitaire d'histoire contemporaine Éditions Nauwelaerts, 1971, page 3.

En 1843, la Société fait l'acquisition de la concession de Belle-Victoire, dite des Trois-frères, qui s'étend sur . Puis en 1856, elle revend au contraire deux mines, celles d'Ostennes et Crachet, à la société Couchant de FlénuLes charbonnages de Belgique.

Conséquences sur l'environnement social Entre-temps, Flénu, qui n'était qu'un hameau de Jemappes a été transformé en paroisse par un arrêté royal du , puis érigée en commune le . La Charte de Quaregnon sera adoptée un peu plus tard dans le secteur. Cet ancien site minier fournissait du charbon à l'affleurement, issu de la forêt Charbonnière. Les veines se prolongeaient au-delà de la frontière franco-belge et on a retrouvé le charbon du côté français plus en profondeur, la surface étant recouverte de sédiments tertiaires. Le , le charbonnage du Levant de Flénu a dû fermer ses portes.

Voir aussi Société des Produits de Flénu Société des hauts-fourneaux, usines et charbonnages de Marcinelle et Couillet Mines de charbon de Belgique F.L. Cornet, Les charbonnages du Levant du Flénu, Mons, 1878 Lecture en ligne

Références

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