Le quartier de l'Aiguille-du-Midi est un quartier de la commune française de Chamonix-Mont-Blanc, située dans le département de la Haute-Savoie en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ce quartier qui comprend notamment le « village piéton de Chamonix-Sud », est situé sur la rive gauche de l'Arve, au sud de la ville, près de la gare de départ du téléphérique de l'Aiguille-du-Midi. « « Vent de nouveauté au sud, le quartier de l'Aiguille-du-Midi joue la métamorphose » : les importants travaux lancés en 2010 de construction de logements autour de la gare, sous la forme d'un grand complexe, donnent un nouveau visage au quartier, plus vivant et animé qu'auparavant.

Toponymie Le nom de ce quartier est dû à la présence de la gare de départ du téléphérique de l'Aiguille-du-Midi.

Voies de communications et transports Voies routières Le quartier est directement accessible par la sortie « Chamonix-Sud » de la route nationale 205 (RN 205) dite la « Route blanche ». Cette 2x2 voies constitue un prolongement de l'autoroute A40, dite lautoroute Blanche et s’arrêtant au Fayet, village de la commune de Saint-Gervais-les-Bains..

Voies ferroviaires

Le quartier dispose de la gare SNCF Chamonix - Aiguille-du-Midi sur la ligne de Saint-Gervais-les-Bains-Le Fayet à Vallorcine (frontière). Cette gare a été mise en service le .

Transport en commun C'est dans ce quartier qu'est installée la gare routière (autobus, cars). Le réseau « Chamonix Mobilité », opéré par Transdev, est composé principalement de quatre lignes circulant toute l’année, et desservent l’axe Les Houches, Chamonix Mont-Blanc, Argentière et le Tour..

Par ailleurs, une navette gratuite appelée le Mulet qui circule dans la ville de Chamonix-Mont-Blanc toute l'année, dispose de plusieurs arrêts dans ce quartier..

Urbanisme Gare du téléphérique de l'Aiguille-du-Midi

Reconstruction de la gare en 2008 La gare de départ du téléphérique avait été plusieurs fois rénovée depuis sa construction au début des années 1950. En 2006, la Compagnie du Mont-Blanc lance un projet de rénovation et d'agrandissement du bâtiment. La commune propose alors un projet d'urbanisme plus ambitieux et plus complet. Pour cela la commune retient le projet de l'architecte Jean-Michel Wilmotte : style épuré, matériaux naturels et locaux, espaces ouverts favorisant des circulations fluides.

Les travaux de reconstruction de la gare aval ont démarré en 2008. pour se terminer en 2010 pour un coût estimé de .. Le cœur de l'ancien bâtiment datant de 1955 où se fait l'accès aux cabines, déjà rénové à plusieurs reprises, est conservé tandis que la partie la plus récente est démolie. Durant toute cette période, le téléphérique a continué a fonctionner.

Le bâtiment de abrite notamment les bureaux de la Compagnie du Mont-Blanc, un espace bar-boutique de Architecture & Stations, le magazine de l'architecture, 3, hiver 2010/2011, .

L'esprit de cette rénovation est résolument contemporain, avec des lignes très épurées, mais l'identité montagne a été conservée avec des matériaux comme le granit, la pierre de luzerne, le mélèzeHélène Segura, responsable du patrimoine au sein de la Compagnie du Mont-Blanc, in Journal des propriétaires du pays du mont Blanc, 88, août-septembre 2009, ..

Iconographie

Les constructions derrière la gare du téléphérique

En 2010, un hôtel de est construit à la suite d'un permis de construire délivré le (superficie du terrain , surface construite , hauteur ), ainsi que des bâtiments destinés à des logements et des commerces à la suite d'un permis de construire délivré le (superficie du terrain , surface de plancher , hauteur ).

Sont ensuite construits des logements autour de la gare, sous la forme d'un grand complexe qui donne un nouveau visage au quartier, plus vivant et animé qu'auparavant.. Ce programme ambitieux est un moyen de redynamiser le quartier qui n'a pas toujours une image très positive ; cela donne un nouvel essor au quartier : Fabienne Martinez, responsable au sein de la Compagnie du Mont-Blanc, in Journal des propriétaires du pays du mont Blanc, 78, décembre 2007 - janvier 2008, ..

Village piéton de Chamonix-Sud

Construction 1977-1984 Point de départ Dans les années 1970, dans les stations de ski, « il faut faire du lit »Yann Cruvellier, Portraits au pays du mont Blanc, Alcide, 2006, , .. Des stations modernes se construisent, Chamonix a la hantise de ne pas s'inscrire dans ce schéma. Ce sont alors les grandes opérations d'urbanisme qui structurent et pèsent désormais sur la ville : au nord, le complexe sportif, au sud le village-piéton de Chamonix-Sud, opérations encouragées par Edmond Désailloud, conseiller général du canton de Chamonix-Mont-Blanc.

Les architectes de cet ensemble immobilier sont à l'origine d'une très belle réussite : Revue Techniques et Architecture, 328, 1980, . ».

Gérard Bauer reprend le concept architectural néo-régionaliste, très en vogue à l'époque, pour créer un village totalement piétonnier. Chaque « immeuble-chalet » se doit d'être différent de l'autre tant en termes de hauteur, avec des bâtiments de deux à cinq étages, qu'en termes de décoration avec des façades peintes et des applications de bois : le tout afin de recréer une atmosphère de village de montagne.

Origine des terrains L'ensemble immobilier est construit sur d'anciens marias, acquis par la Société de développement de Chamonix-Sud, filiale à 100 % du groupe Pierre & Vacances, par suite de l'acquisition qu'elle en a faite de la Société d'aménagement de Chamonix-Sud Les Barrats le . Cette dernière société avait précédemment acquis les terrains qui appartenaient en partie à Edmond Désailloud et sa famille.

Ces terrains se trouvaient à l'intérieur du périmètre de la zone d'aménagement concerté de Chamonix-Sud, créée par arrêté préfectoral en date du . L'approbation du dossier de réalisation de cette ZAC résulte de l'arrêté préfectoral en date du Règlement de copropriété de l'ensemble immobilier de Chamonix-Sud, .. Compte tenu des réticences de la population, la poursuite du programme de construction a été arrêtée et la ZAC a été supprimée par arrêté préfectoral en date du à la suite d'une délibération du conseil municipal de la commune de Chamonix-Mont-Blanc le .

L'ensemble immobilier reprenait la résidence préexistante La Roseraie. Au sein de son parc de , le bâtiment est édifié à la fin du par Ambroise Coutet (un étage pour sa famille et deux pour la location). Cette villa est transformée en 1934 par son fils Alphonse, en hôtel de , nommé « Hôtel de la Roseraie ». Typique de la Belle Époque, ce bâtiment présente une façade unique à Chamonix. D'inspiration Art Nouveau, les fenêtres sont surmontées de linteaux différents selon l'étage : en granit brut au premier, en stuc avec décoration florale au second, le troisième est décoré d'agrafes d'inspiration purement classiqueChristine Boymond-Lasserre, Guide historique et patrimonial de Chamonix-Mont-Blanc, , éditions Esope, 2021 .En 1969 dans ce bâtument : le siège de l'association nationale des anciens éclaireurs-skieurs, ..

Réalisation La partie construite est composée d'un garage en sous-sol de 375 places, des voies de circulation en surface (125 places de parking) : via d'Aoste, allée Marcel Burnet (voies privées, ouvertes à la circulation publique, sur lesquelles le maire peut exercer ses pouvoirs de policeNote administrative de la mairie, ) et de trois ensembles de bâtiments regroupant une quarantaine de commerces et un millier d'appartements : un premier ensemble situé autour du kiosque et constitué des A, B, C, D, E, F, G (renommé Gentianes), H (renommé Helbronner), I (renommé Iris) ; un second ensemble situé autour d'un jardin arboré et constitué des Triolet, Balme, Forclaz, Lognan, Chailloud et Genévrier un troisième ensemble situé au sud des deux précédents et constitué des résidences Grépon, Jonquille puis Chamois Blanc pour terminer le village derrière le parc arboré au centre duquel se trouve la résidence La Roseraie.

Le maître d'ouvrage était la société d'aménagement de Chamonix-Sud, filiale à 100 % du groupe Pierre & Vacances, la conception architecturale était due aux deux architectes Gérard Bauer et de l'atelier de recherche et d’études et d'aménagement, le maître d’œuvre étant la société d'études d'ensembles techniquesPlans d’exécution de la construction, ..

Commercialisation En 1979, à la construction, Pierre & Vacances venait de lancer le concept de la « nouvelle propriétéL'Express du , . », formule permettant l'accession en pleine propriété avec un investissement réduit grâce à la récupération de la TVA et au pré-paiement des loyers, via la signature d'un contrat de bail commercial de neuf ans, simultanément à celle de l'acte de vente. Ce contrat de vente en nouvelle propriété fut utilisé pour tous les appartements de l'ensemble immobilier à l'exception des appartements de la résidence FEn 2010, ces copropriétaires n'étant plus intéressés par la multipropriété, la société qui exploitait les appartements de cette résidence a été dissoute et les appartements vendus à l'unité en pleine propriété. et d'une partie de ceux de la résidence Le Chamois Blanc, vendus en multipropriété.

Photos des résidences de l'ensemble immobilier

Évolution Habitat La proportion d'appartements donnés en location à la semaine qui était de 100 % en 1979 a considérablement diminué. En effet, de nombreux appartements ne sont plus loués à la semaine mais sont aujourd'hui occupés par leur propriétaires, soit à l'année, soit en tant que résidence secondaire. Cette évolution de l'habitat a eu des effets négatifs sur la fréquentation des commerces puisque le nombre de nuitées n'a cessé de diminuer.

Marché bio et artisanal Des efforts pour accompagner l'évolution de ce village-piéton sont faits par les copropriétaires aidés également par la mairie qui y a installé pendant quelques années en été à partir de 2009, un « marché bio et artisanal »..

Iconographie

Projets d'aménagements Outre les projets en cours, de nombreuses réflexions sont régulièrement menées pour mieux inclure ce quartier dans la vie de la commune. C'était notamment l'un des éléments du projet d'aménagement du village olympique. si l'ensemble Annecy - Chamonix-Mont-Blanc avait été retenu pour les jeux olympiques d'hiver de 2018.

Économie Services publics C'est dans ce quartier que sont installés les bâtiments de la gendarmerie (locaux d'habitation)., l'antenne locale de la direction centre-est (DIRCE) de Météo-France ainsi que l'agence chamoniarde de Pôle emploi, inaugurée le par le maire et le sous-préfet..

Loisirs et commerces

Outre une pharmacie, un restaurant américain et une supérette. installés dans le village piéton depuis 1980, le bowling de Chamonix-Mont-Blanc, installé dans ce quartier depuis 1993., de nombreux commerces dont un bar anglais, un bar irlandais et depuis 1997Françoise Leclaire, Isabelle Bruno, Isabelle Boffelli, Une histoire de familles au , ésope éditions, juillet 2008, 240 pages, une discothèque gay et friendly..

Depuis , des activités de création artistique sont proposées aux jeunes enfants dans un atelier situé en rez-de-chaussée de l'une des résidences.

Sports À l'entrée du village piéton, on peut pratiquer le yoga.. Par ailleurs, l'École du ski français (ESF) dispose d'un bureau au centre du village piéton.

Culture locale et patrimoine Personnalités liées à ce quartier