thumb|upright=1.5|Casemate de Spinella Ouest, près de Bonifacio. L'organisation défensive de la Corse est une partie de la ligne Maginot, devant servir à la défense de l'île de la Corse. Construites pendant les années 1930, les fortifications corses sont très discontinues. Elles n'ont pas servi en .
Organisation et unités thumb|100px|Insigne de la DBIA. thumb|100px|Insigne du RTT. Il n'y a pas en Corse d'organisation au sein d'un « secteur », comme ailleurs sur la ligne Maginot. Les différentes fortifications dépendent d'abord de la région militaire (QG à MarseilleLa militaire couvre les départements des Alpes-Maritimes, des Basses-Alpes (moins les cantons de Saint-Paul, de Barcelonnette et du Lauzet), de l'Ardèche, des Bouches-du-Rhône, de la Corse, du Gard, du Var et du Vaucluse.), puis du « commandant suprême de la défense de la Corse » (le général Mollard en 1940), représenté à Bastia par le groupement Nord Corse (colonel d'Ornano) et à Bonifacio par le groupement Sud Corse (colonel Denis) ; la défense du littoral est confiée à deux commandants, l'un à Bastia (lieutenant-colonel Hugues), l'autre à Bonifacio (colonel Mandielli)..
Les unités disponibles en Corse après la mobilisation de 1939 sont principalement deux demi-brigades d'infanterie alpine : la d'infanterie alpine (composée de réservistes corses), à sept bataillons stationnés à Bastia, Cervione, Ajaccio, Aléria et Calvi ; la d'infanterie (formée à Orange), à quatre puis trois bataillons stationnés à Sartène et Bonifacio ; le bataillon régional, à Levie, Sartène et Bonifacio ; la compagnie du de tirailleurs tunisiens qui fournit les équipages des casemates de Bonifacio et de Porto-Vecchio ; le escadron du de dragons (équipé d'automitrailleuses) à Ajaccio et Propriano ; le d'artillerie de montagne à Corte ; les et de position à Ajaccio et Bonifacio.
Composants thumb|Casemate de Spinella Est. thumb|Créneau de défense rapprochée pour fusil-mitrailleur. Seuls les sites les plus favorables à un débarquement sont fortifiés, avec en plus la constitution d'un réduit autour de Bonifacio. Les casemates sont du type CORF peu protégées (protection type 1, soit des murs à d'épaisseur de béton armé et la dalle à , sauf celles du Pertusato du type 2, soit les murs à et la dalle à ).
La plage de Saint-Florent est couverte par un blockhaus (pour deux FM) et une casemate (double avec deux créneaux mixtes pour JM/AC 47Un JM/AC 47 signifie jumelage de mitrailleuses et canon antichar de ., deux autres créneaux pour JM et une cloche GFMUne cloche GFM signifie une cloche pour guetteur et fusil-mitrailleur.La cloche GFM n'a pas été installée sur les casemates de Saint-Florent et de l'Arinella ; elle est remplacée par un dôme en béton à cinq créneaux.).
Bastia : citadelle de Bastia, abritant deux blockhaus couvrant au nord le port et au sud le front de mer ; plage de l'Arinella, battue par un blockhaus (pour deux FM) et une casemate (double avec deux créneaux mixtes pour JM/AC 47, deux autres créneaux pour JM et une cloche GFM).
Golfe de Porto-Vecchio, défendu par quatre casemates : celle de Saint-Cyprien (créneau pour canon de modèle 1929) à la , celle de l'Aréna (créneau pour canon de modèle 1929) à Pavellone au pied du , celle de Ziglione (créneau pour JM) à Casetta Bianca, celle double de Georges-Ville (deux créneaux pour JM et une cloche GFM) juste au nord de l'embouchure du ruisseau de Lagunienu.
Golfe de Santa Giulia, couvert par la casemate de Santa-Giulia (un créneau pour JM et une cloche GFM) sur la rive nord.
Plateau du Corbu, défendant l'accès à Bonifacio grâce à : la casemate de Ventilegne (un créneau pour JM) interdisant la plage du golfe de Ventilegne, la casemate de Catarello (un créneau pour JM, une cloche JM et une cloche GFM) tirant sur la route N 196, les blockhaus du , du type MOMLa MOM désigne la main-d’œuvre militaire. (pour mitrailleuses et FM), au nord-ouest de Spinella, les deux casemates de Spinella Ouest (un créneau pour JM et une cloche JMUne cloche JM désigne une cloche armée avec un jumelage de mitrailleuses.) et Est (un créneau pour JM, une cloche JM et une cloche GFM) barrant la route N 198.
thumb|Casemate de Rondinara , protégé par la casemate de Rondinara (deux créneaux pour JM et une cloche GFM) à la base de la .
, couvert par trois casemates : celle de Capo-Bianco Nord (un créneau pour JM et une cloche GFM) tirant sur la plage de Balistra, celle de Capo-Bianco Sud (un créneau pour JM et une cloche GFM) tirant sur la plage jusqu'au , celle de Sant'Amanza (deux créneaux pour canon de modèle 1929) à l'est de la tirant vers le nord.
Plateau de Pertusato, pas au cap de Pertusato mais plus au nord autour du sémaphore (côte 106) pour protéger la batterie de marine couvrant les bouches de Bonifacio, avec deux casemates et cinq abris-cavernes numérotés de à (Pertusato est une casemate avec un créneau pour JM et une cloche GFM ; Pertusato est une casemate cuirassée avec une cloche FM)..
À ces défenses se rajoutent les batteries de défense côtières : à Bastia la batterie de Toga (quatre emplacements pour canon de modèle 1893) au-dessus de Toga et de Minelli ; à Ajaccio avec les trois batteries de la Parata au-dessus de la pointe du même nom (quatre modèle 1893), de la Chapelle-des-Grecs et de la pointe de Porticcio ; à Bonifacio, avec les batteries de Pertusato (huit et six ), de la citadelle (huit ), du Monte-Leone (six ), etc.
Histoire
Le premier projet date de 1928 par le général Gaston Émile Fournier, commandant de la défense de la Corse, mais il est très ambitieux alors que les restrictions budgétaires limitent les efforts sur les secteurs fortifiés d'Alsace et de Lorraine : il n'est pas financé. En , le ministre Maginot confie la tâche à la Commission d'organisation des régions fortifiées (CORF), dont le président, le général Charles Louis Belhague, effectue une reconnaissance sur le terrain en compagnie du général Fournier et du lieutenant-colonel André (de la direction technique du génie de Nice). Leurs projets sont approuvés pendant l'été, les travaux sont effectués en 1932 et 1933 autour de Porto-Vecchio et de Bonifacio.
Pendant la drôle de guerre, la défense de l'île est complétée au nord par les quatre blockhaus près de Saint-Florent et de Bastia (non terminés en ) et au sud (entre les casemates de Spinella et de Catarello) par 35 blockhaus et 15 abris MOM autour de Bonifacio. Ces 50 constructions sont surnommées la « ligne Mollard » du nom d'Amédée Mollard, commandant de la défense de la Corse en 1939..
Les opérations militaires en Corse en 1940 se limitent à quelques bombardements par la du 15 au , aux résultats très faibles. À partir de l'armistice du 24 juin 1940, l'île fait partie de la zone libre administrée par l'État français.
Le , alors que les forces allemandes envahissent rapidement le sud de la France, les troupes italiennes débarquent en Corse sans rencontrer de résistance.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie . . . .
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Articles connexes Histoire de la Corse
Corse Catégorie:Histoire militaire de la Corse