Breuillet (prononcé ) est une commune du Sud-Ouest de la France située dans le département de la Charente-Maritime, en région Nouvelle-Aquitaine. Ses habitants sont appelés les Breuilletons et les BreuilletonnesLes gentilés de Charente-Maritime.
Située dans la frange continentale de la Côte de Beauté, au cœur de la presqu'île d'Arvert et de la région naturelle du Royannais, cette petite ville de habitants (2020) appartient à la première couronne périurbaine de Royan, principal centre urbain des environs dont elle n’est distante que d’un peu moins de 10 kilomètres. De fait, selon l'Insee, elle appartient à l'aire d'attraction de Royan.
Connaissant une croissance démographique importante, sa population ayant doublé en l’espace de trente ans, elle est progressivement passée du statut de petite commune rurale à celui de banlieue résidentielle en plein essor, bénéficiant de la proximité des stations balnéaires de la côte (Vaux-sur-Mer, Saint-Palais-sur-Mer, La Palmyre) et de sa position aux confins du bassin de Marennes-Oléron, ensemble géographique et économique auquel elle appartient. Sa partie Nord, bordée par les marais de la Seudre, l’inscrit dans le périmètre du parc naturel marin de l'estuaire de la Gironde et de la mer des Pertuis. Pôle de proximité du Pays Royannais, la ville concentre activités commerciales et touristiques et fait le lien entre les communes du littoral et celles de la conurbation de La Tremblade toute proche. Elle appartient depuis 2015 au canton de La Tremblade.
Comme nombre de communes des environs, Breuillet a été transformée par le phénomène de périurbanisation, qui voit de nombreux citadins s'installer en périphérie des villes, à la recherche d'une meilleure qualité de vie. L'habitat breuilleton est formé du centre-ville, où se concentrent commerces et services, et de quelques gros hameaux (Le Grallet, Taupignac, Le Billeau, Le Montil, La Simandière, Chalézac, La Prade, Coulonges, Le Vinet) avec lequel le bâti est souvent continu du fait du développement de nombreux lotissements depuis les années 2000. Une petite zone commerciale et artisanale (Le Magarin) a été aménagée le long de la , route fréquentée qui relie Saujon à La Tremblade et à Marennes.
Breuillet appartient au secteur Est de la communauté d'agglomération Royan Atlantique, structure intercommunale rassemblant (2022).
Géographie
Situation
La commune de Breuillet est située au sud-ouest du département de la Charente-Maritime, dans la frange continentale de la Côte de Beauté et la région naturelle du Royannais. Bordé par l'estuaire de la Seudre, son territoire marque la transition entre les grandes champagnes saintongeaises, immensités agricoles où s’épanouissent céréales et vignes, et les paysages plus boisés mais aussi plus humides (présences de nombreux marais) de la presqu'île d'Arvert.
vignette|redresse|alt=Carte de la commune de Breuillet au sein de la Charente-Maritime|Position de Breuillet en Charente-Maritime.
Jadis modeste village centré sur les activités agricoles, Breuillet a vu croître sensiblement sa population et est devenu une petite ville de plus de 3000 habitants comptant parmi les « pôles de proximité » du Pays Royannais. Bien desservie par des infrastructures routières modernes, Breuillet occupe une position intermédiaire entre la proche banlieue royannaise, à laquelle elle appartient, et l’agglomération voisine de La Tremblade, un des trois « pôles d’équilibre » du Pays Royannais. Elle se situe ainsi à peu près à équidistance de Royan, La Tremblade et Saujon.
Administrativement parlant, Breuillet appartient depuis 2015 au canton de La Tremblade et à l'arrondissement de Rochefort. La commune se trouve à de Mornac-sur-Seudre., de Saint-Sulpice-de-Royan., de Chaillevette., de Saint-Augustin., d’Étaules., 6 kilomètres de Vaux-sur-Mer., 6,2 kilomètres de Saint-Palais-sur-Mer., 7 kilomètres de Royan., 9 kilomètres de Médis., 10,2 kilomètres de Saujon., 11,1 kilomètres de La Tremblade., 12 kilomètres du Gua., 28,6 kilomètres de Rochefort., 32,7 kilomètres de Saintes., 52,6 kilomètres de La Rochelle., la préfecture départementale, et 101,6 kilomètres de Bordeaux., la grande métropole et préfecture régionale. En termes de temps de parcours, il faut compter 12 minutes de voiture pour aller à Royan ou Saujon et 35 minutes pour se rendre à Saintes et Rochefort, où se trouvent les principaux accès autoroutiers conduisant à La Rochelle, Bordeaux et Paris.
Appartenant comme le reste du département au midi atlantique, la commune peut être rattachée à deux grands ensembles géographiques, le Grand Ouest français et le Grand Sud-Ouest français. Son territoire forme un ensemble de 1999 hectares où se côtoient des paysages variés, marqués par la présence de nombreuses forêts couvrant une superficie d'environ 500 hectares, soit 25 % du territoire communalCommune de Breuillet : Révision du PLU, Juillet 2009, p.45, où se mêlent feuillus (chênes, chênes-verts ou « yeuses ») et résineux (pins maritimes, pins parasols et pins noirs) qui ont d’ailleurs donné son nom à la commune, puisque Breuillet signifie « petit bois » en vieux français. À noter la présence près de Chalézac, sur la route d'Étaules et en limite de la commune de Chaillevette, d'une importante noiseraie.
vignette|left|Paysage arboré près de la route des Grands Prades, en direction de Chaillevette.
Les principaux massifs forestiers sont les bois de Grandjean et de la Lande, le bois de Grêle, la forêt de Cocu-Bois, le bois des Essarts, le bois de la Louée et le bois du Fief de la Mer (ou de la Mayre), le bois des Rosiers, le grand bois de Théon, le bois de Chalézac et le bois de l'Euse, qui marque la transition avec Saint-Sulpice-de-Royan et Vaux-sur-Mer. De nombreux hameaux sont établis sur l’ensemble du territoire communal, mais, rattrapés par une urbanisation importante (phénomène d’étalement urbain) de type essentiellement résidentielle, ils forment aujourd’hui un tissu urbain presque continu, constitué en majorité de pavillons et de lotissements modernes.
La partie nord-est de la commune, près de Chaillevette et de Mornac, abrite 150 hectares de parcs à huîtres et de prés salés appartenant au bassin de Marennes-Oléron (zones ostréicoles de Coulonges, Périssac et du Bourouil), de réputation internationale. On y affine les huîtres dans des « claires » où elles acquièrent leur saveur et leur couleur particulières, sous l'action d'un pigment (marennine) produit par une algue microscopique appelée navicule bleue. Aménagés au sein des marais de la Seudre, entre les chenaux de Coulonges et de la Mayre, ils sont entrecoupés de bosquets (saulaies, aulnaies, peupleraies), de haies de roseaux et d’ « herbes folles » (mégaphorbiaie et pelouses silicoles). Le site est sillonné de petits chemins pittoresques qui permettent de mieux appréhender cet espace naturel d’une grande richesse, où de nombreux oiseaux viennent faire halte et nidifier. Ici plus qu’ailleurs, on prend conscience du caractère presqu’insulaire de la commune, avec cette subtile imbrication de la terre et de l’eau et un ciel infini, souvent bleu car balayé par les brises marines.
vignette|Le bois de l'Euse, en direction de Saint-Sulpice-de-Royan et Vaux-sur-Mer.
Entre le centre-ville et le hameau de Taupignac, d’anciens marais asséchés (La Longée), prolongement des marais de Saint-Augustin, ont été reconvertis en champs et en prairies. Au Moyen Âge, ils étaient recouverts d’eau et formaient une petite mer intérieure baptisée successivement « golfe d’Arvert » puis « étang de Barbareu ». L’ancien trait de côte est bien perceptible entre le hameau du Montil et le quartier du Fief de la Roche et les lieux dits du Fief de Cocu-Bois et de la Brousse. Une série de collines peu accentuées, où s’accrochent parfois quelques haies et bosquets, correspondent à d’anciens îlots.
Les marais humides de Saint-Augustin s’étendent au sud du hameau du Rougeassier et au nord du hameau du Breuil (commune de Saint-Augustin), et se prolongent vers Étaules. Le pont de la Guitoune sert de limite administrative entre les communes de Breuillet et de Saint-Augustin. Vaste ensemble de prairies verdoyantes utilisées comme lieu de pacage pour les bovins, riches d’un écosystème unique (tant d’un point de vue faunistique que floristique), on y rencontre joncs, pulicaires, guimauves, plantain d'eau ou iris des marais.
Quadrillés par un réseau de fossés et de canaux, les marais sont drainés par la passe de Chalézac — dite aussi chenal de la Meyre — longue de 4,5 kilomètres, qui rejoint la Seudre et marque la limite entre Breuillet, Étaules et Chaillevette. En dehors de la Seudre elle-même, les autres cours d'eau de quelque importance sont le chenal de Mornac, long de 5,2 kilomètres, le ruisseau du Peyrat et le chenal de Coulonges, long de 2,7 kilomètresSite du Sandre. Une dizaine d'autres ruisseaux de faible débit serpente à travers le territoire communal.
Géologie
D’un point de vue géologique, Breuillet appartient au bassin aquitain. La commune s’étend en partie sur un socle calcaire crétacé constitué de terrains datant du campanien (C6b et C6c) partiellement recouvert de formations superficielles (argiles à silex, sables, limons) quaternairesin Géologie de la Charente-Maritime, par Pierre Guillermin, 1970. Les terrains crétacés affleurent en de nombreux points de la commune, notamment au Montil, à Taupignac, à Chalézac et à Coulonges.
Ce petit plateau forme une ligne de crête, à vrai dire peu élevée, d’orientation nord-ouest/sud-est qui part des Mathes et se poursuit jusqu’à Châtelard (commune de Vaux-sur-Mer), en passant par Champagnoles (commune de Saint-Sulpice-de-Royan). D’une hauteur moyenne de 20 à 30 mètres (24 mètres à Chalézac, 27 mètres au Candé, 30 mètres au Montil et 31 mètres à La Brousse, point culminant de la commune), il comprend des couches calcaires de type galuconieux, à nodules limoniteux, riches en bryozoaires. Les formations sablonneuses et gravillonnaires se retrouvent à l’ouest du bourg de Breuillet, notamment près du bien nommé hameau de La Sablière.
vignette|Vastes prairies verdoyantes du marais de Saint-Augustin : un ensemble naturel particulièrement riche.
Le socle premier est bordé par deux importantes zones marécageuses, qui l’entaillent profondément, notamment entre Taupignac, La Simandière, Le Breuil (commune de Saint-Augustin) et Courlay-sur-Mer (commune de Saint-Palais-sur-Mer). L’une est constituée d’eaux douces : le marais de Saint-Augustin, qui recouvre un ancien golfe marin (golfe d’Arvert ou du Barbareu) aujourd’hui reconverti en pâturages. Longtemps relié à l'estuaire de la Gironde par un chenal naturel au niveau du Bréjat, il s'est progressivement comblé lorsque cet exutoire a été barré par des massifs dunaires, en constant mouvement sur le littoral jusqu'au . Le trait de côte reste encore bien visible, spécialement près du Montil et de La Brousse, où on peut facilement deviner l’ancien littoral ; il passe également au nord-ouest du Logis de Chalézac et à l’ouest du Bois du Breuil et des Gouins.
La seconde zone palustre est constituée d’eaux saumâtres, et s’étend au nord du hameau de Coulonges : ce sont les marais de la Seudre, qui bordent la basse vallée de la Seudre, dans sa partie estuarienne. Couverte d’alluvions marines anciennes et modernes, appelées « bri » (ce terme est à l'origine du nom de Brouage ou de Broue), elle fut longtemps utilisée comme marais salants avant d’être utilisée comme zone ostréicole.
Un risque sismique faible concerne la commune qui est située non loin de la faille d'Oléron. Le 7 septembre 1972 le séisme d'Oléron d'une magnitude de 5.7 a produit quelques dégâts dans la région et a pu être ressenti jusqu'en région parisienne. L'un des derniers séismes ressentis sur cette faille, d'une magnitude de 4.7, a eu lieu le 18 avril 2005Séisme d'Oléron sur le site du CEA..
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