Saint-Germain-sur-Ay est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de Population municipale ..
Géographie Localisation Saint-Germain-sur-Ay se trouve à l'ouest du département de la Manche, en Normandie, dans le nouveau canton de Créances. Le village est environné des bourgs de Créances et de Bretteville-sur-Ay. Au large de la commune, on aperçoit les îles Anglo-Normandes : Jersey et les Écréhou. Pour parvenir à Saint-Germain, la route départementale 650 est le moyen le plus rapide en voiture.
Entre le bourg et la plage, à proximité du lieu-dit la Gaverie, se situe le havre de Saint-Germain-sur-Ay. C'est un paysage rare, ressemblant à celui de la baie du Mont-Saint-Michel. En effet, on peut y voir des prés salés, la mer recouvrant, par haute marée, la terre.
Géologie et relief vignette|Saint-Germain-sur-Ay dans son milieu naturel. La commune a une superficie de soit .. Elle se tourne essentiellement vers la mer, sur les de ses limites administratives, bordent les rivages de la Manche.
Le point culminant de la commune atteint à la Lande Houlgatte. Le point le plus bas est le niveau de la mer le long du rivage, et 90 % de l'espace communal se trouvent au-dessus de Carte IGN, 121E, série Bleue.. Certaines parties de cet espace ont été gagnées sur la mer par la méthode des polders.
Paysage Saint-Germain-sur-Ay a sur son territoire quatre types de paysages : de bocage, de prés salés, de marais, de dunes.
Hydrographie La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Brosse, le Hocquet., l'Ouve., l'Asterie., la Brosse. et le fossé 01 du Hameau Ermisse....
l'Ay : l'embouchure du fleuve côtier normand se trouve au sud ; la Brosse : rivière prenant sa source sous le nom de ruisseau de Gerville au niveau de la forêt du mont Castre, elle parcourt la commune sur environ deux kilomètres et alimente le bourg en eau, notamment à l'ancien moulin. La zone de la Brosse a été aménagée au Moyen Âge par les moines du Mont-Saint-Michel et canalisée afin d'assécher les zones humides plus au nord. La Brosse se jette dans l'Ay à l'intérieur du havre.. ; l'Ouve : rivière naissant de la jonction de trois ruisseaux, la Frette (source : Surville), le Duy (source : Montgardon), le Clopey (source : Montgardon). Cette rivière parcourt sur la commune. Ses berges sont classées comme site protégé par Natura 2000. Elle se jette dans l'Ay à l'intérieur du havre ; l'Astérie : petit ruisseau prenant sa source au nord de la commune. Il serpente entre Bretteville-sur-Ay et Saint-Germain, pour se jeter dans l'Ouve aux Ponts Louis.
vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Saint-Germain-sur-AyLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.. Deux plans d'eau complètent le réseau hydrographique : la carrière de Saint-Germain-sur-Ay () et les Mares ()..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée () et un été frais () et venté.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Gouville-sur-Mer à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Saint-Germain-sur-Ay est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. et hors attraction des villes...
La commune, bordée par la Manche, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral.. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, comme le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des , ou plus si le plan local d'urbanisme le prévoit..
Toponymie Le nom apparaît pour la première fois dans les textes en 1081, par le biais d'une donation. « En ce lieu, les trois frères Renaud, Guillaume et Geoffroy, de la famille Fulcharius, fils de Jean et d'Ève, font la donation de la terre à l'abbaye du Mont Saint MichelCartulaire Avranches, ms 210, f° 24 V° et B.N., ms, n. acq. lat. 1024, ..
Le nom de la localité est attesté sous les formes Sanctus Germanus de Focherevilla en 1186., Saint Germain sur E en 1793, Saint-Germain-sur-Ay en 1801.
Sanctus Germanus de Focherevilla tient son nom de son patron, saint Germain le Scot (Ce saint a joué un rôle important dans la conversion au christianisme du Nord-Cotentin)Acta Sanctorum, mai, Tome 1, [1680-1688]. 1680. ( au format pdf) en ligne..
L'Ay : l'embouchure du fleuve côtier normand se trouve au sud de la commune.
Le gentilé est les Saint-Germinais..
Histoire Le contexte géologique et naturel avant l'arrivée des hommes L'évolution du littoral vignette|redresse=0.8|Les îles se sont progressivement détachées des côtes saint-germinaises. Le littoral normand a évolué au cours des millénaires. Au moment de la Pangée, l'Europe était accolée au continent nord-américain. Elle s'en écarte progressivement, pour que l'océan Atlantique s'y engouffre. Le littoral saint-germinais va donc connaître plusieurs phases au gré des régressions et des transgressions marines. Durant le Pléistocène, le niveau de la mer va remonter très au-dessus du niveau actuel. Il y a , le niveau de la Manche était à plus NGF (nivellement général de la France) si on se réfère au croquis stratigraphique de D. Michelet, de la fouille archéologique de Port-Pignot dans le Nord CotentinMichelet D. (1982)- Le gisement préhistorique de Port-Pignot à Fermanville (Manche), Gallia Préhistoire, t. 25, 1982, , 65 fig., 11 plans.. Le territoire de la commune était donc sous les eaux, excepté le petit hameau de la Houlgate. Inversement, le littoral va se retirer à plus de des côtes actuelles. Il y a , le développement des calottes de glaces autour des pôles et des principaux glaciers va faire baisser le niveau de la mer d'un peu plus de .
Ce va-et-vient maritime a progressivement détaché les îles Anglo-Normandes des côtes saint-germinaises. Il était encore possible de se rendre à pied à Guernesey, il y a Robert Lerouvillois, Scicy la forêt engloutie, d'archéologie en Cotentin, édition 1999, les plus grandes découvertes de l'Antiquité à nos jours, Paoland Connaissance, cf. Croquis .. Il faudra attendre avant notre ère pour que Jersey, Chausey et les Minquiers ne soient plus accessibles par voie de terreRobert Lerouvillois, Scicy la forêt engloutie, d'archéologie en Cotentin, édition 1999, les plus grandes découvertes de l'Antiquité à nos jours, Paoland Connaissance, cf. Croquis ..
De cette transgression marine, il subsiste le mythe de la forêt de Scissy qui devait alors s'étendre entre les îles anglo-normandes et les côtes du Cotentin. De nombreuses souches fossilisées ont été collectées sur la côte et sont actuellement au musée de CherbourgRobert Lerouvillois, Scicy la forêt engloutie, d'archéologie en Cotentin, édition 1999, les plus grandes découvertes de l'Antiquité à nos jours, Paoland Connaissance, cf. Photos , "Bois préhistorique en Cotentin".. Les pêcheurs rapportent que certaines zones de pêches sont inaccessibles, du fait que leur filets s'arrachent sur des amoncellements de boisSource : tradition orale relevée par mes soins lors de mes études, à prendre avec circonspection, mais néanmoins pouvant être notifiée pour mettre en évidence une croyance populaire, bien réelle, d'une forêt engloutie sur les côtes..
De cet événement, seule l'île ou banc des Bœufs a été épargnée, au large de Saint-Germain-sur-Ay. la pointe du banc, encore visible avant 2003, a été engloutie lors d'une tempête. La pointe a laissé place à deux grands bancs de sable situés à l'entrée de l'estuairevue aérienne..
De l'autre côté du havre, Créances a également perdu une partie de ses dunes sous l'effet de l'érosion marine.
Les paysages De , durant les périodes glaciaires, le climat était aussi rude que dans les régions arctiques. La fonte des glaces générait des torrents impétueux qui se jetaient dans la mer. Les roches se fracturaient sous l'effet du gel. L'absence de couverture forestière exposait les sols aux rafales de vent. Le climat se fait plus clément il y a . L'étude des tufs de Saint-Pierre-lès-Elbeuf, en Seine-Maritime, prouve qu'il faisait plus chaud qu'à l'heure actuelleLes Terrasses de la Seine de Pont-de-l'Arche à Elbeuf, Bulletin du Centre de Géomorphologie du CNRS de Caen, 1982-1986.. Une forêt de lauriers Canaries, de figuiers et d'arbres de Judée s'était répandue dans la vallée de la Seine. Par sa proximité avec la Haute-Normandie, la commune jouissait alors d'un climat méditerranéen.
La faune et la flore On ne dispose pas d'étude sur l'évolution de la flore à proximité même de Saint-Germain-sur-Ay. Néanmoins, les travaux menés durant les vingt dernières années permettent de se faire une idée sur la vie de la faune et de la flore.
La flore Dans la région, des observations ont été relevées dans la carrière de Tourville-la-Rivière (Seine-Maritime)Bulletin du Centre de géomorphologie du CNRS, , Caen, 1987, . Il y a , 83 % du pollen relevé était du pollen d'arbre. Sur cette couverture forestière, les noisetiers représentaient 75 %.
Dans le département, le travail palynologique réalisé par Martine Clet-Pellerin à Vauville est une mine de renseignementsArchéologie, histoire et anthropologie de la presqu'île de la Hague, Année 2006 . pour l'histoire du littoral contentinois. Il a été réalisé dans le cadre du projet collectif de recherche de la Hague. Il en ressort que le littoral saint-germinais a sans doute lui aussi connu comme Vauville : de , une végétation qui se compose principalement de landes à fougères avec quelques arbres et arbustes tels Quercus (chêne) et Corylus (noisetier) ; de , la forêt s'étend avec, dans un premier temps, des arbres colonisateurs, tels orylus (noisetier) puis s'affirme avec les uercus (chêne)en plus grand nombre.
La faune L'étude de la faune au niveau régional repose sur l'article de Descombes J.-C. et Carpentier GDescombes J.-C. et Carpentier G., La faune des grands mammifères de Tourville-la-Rivière.. Durant le Quaternaire, trois phases peuvent être distinguées en Normandie, de la plus ancienne à la plus récente : phase A : le mammouth, l'auroch, le bison, le cerf élaphe, le renne, le rhinocéros laineux et le cheval de Mosbach ;