Le Duguay-Trouin (indicatif visuel D611) est une des 3 frégate de type F67 de la Marine nationale spécialisée dans la lutte anti-sous-marine, bien qu'elle soit également dotée d'un armement anti-aérien et contre les navires de surface. Elle est le dixième bâtiment de la Marine française à porter le nom du célèbre corsaire du René Duguay-Trouin.

Construction et lancement Mise sur cale à l'arsenal de Lorient le , lancée le , la frégate Duguay-Trouin est admise au service actif le .

Bâtiment de combat polyvalent, il dispose d'un système d'armes anti-sous-marines complété par des moyens de lutte anti-navires et d'autodéfense anti-aérienne. Il est parrainé par la ville de Saint-Malo. Son parrainage est repris par la frégate Surcouf le .

Carrière militaire

Basé à Brest, le Duguay-Trouin est dans un premier temps affecté au sein de l'Escadre de l'Atlantique, puis du Groupe d'action sous-marine, et il navigue essentiellement rn l'Atlantique. Les 2 dernières années de son activité opérationnelle il sera la conserve du porte-hélicoptères , bâtiment-école d'application des officiers élèves de marine.

Au cours de sa carrière, le Duguay Trouin aura subi 2 incendies. Le premier en 1983 et le second en 1999. Ce dernier lui sera fatal en raison du coût des réparations, mais aussi de la politique de réduction du nombre de bâtiments de la Marine nationale. Le bâtiment sera désarmé après 24 années de service, il aura parcouru nautiques sous les ordres de 18 commandants.

Après ces seulement 24 ans de service, en 1999, le Duguay-Trouin a donc été désarmé prématurément, sacrifié le premier par la Marine parce qu'il était le seul à ne pas posséder le Système de lutte anti sous-marine (SLASM) qui comprend un sonar remorqué basse fréquence avec un poisson de 10 t et un dispositif d'alerte torpille. Le navire avait failli connaître une fin prématurée en 1983 en raison de l'important incendie mentionné plus haut qui s’était déclaré dans le compartiment machine et s'était propagé par les chemins de câbles électriques. Il fut éteint de justesse. La politique de diminution de bâtiments de la marine nationale aura conduit à son désarmement

Retrait du service actif Désarmée le , sa coque a servi de digue près de l'École navale à Lanvéoc-Poulmic jusqu'en 2014. En , le Duguay-Trouin a quitté les lieux pour le port de Brest afin d'être préparé à un démantèlement, il a rejoint le proche cimetière de Landévennec en , dans l'attente de sa destruction.

Le bateau a servi de lieu de tournage pour le téléfilm Peur sur la base (2017) de France Télévision dans lequel il tient le rôle du navire fictif La Constantine.

Il a été remplacé par le et le à Lanvéoc-Poulmic, qui appartiennent à la même classe. En , le chantier Galloo de Gand en Belgique remporte le marché pour la déconstruction de six navires dont le Duguay-Trouin.. Son remorquage en Belgique est effectué par le remorqueur néerlandais Multratug 3 le avant son démantèlement en juilletVincent Groizeleau, « La Marine nationale dit adieu aux ex-Loire et Duguay-Trouin », Mer et Marine, 2 juillet 2020..

Notes et références

Annexes Bibliographie

Liens externes

Articles connexes Liste des anciens navires de la Marine nationale depuis 1945 Liste des frégates françaises Classe Tourville Histoire de la marine française depuis 1789 Opération Cormoran

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