vignette|Affiche de l'appel du Comité central de la Garde nationale du 25 mars 1871.

L’Appel du comité central de la garde nationale le est un appel à la vigilance et à la réflexion émis par le comité central de la Garde nationale et diffusé par affiches aux électeurs parisiens la veille des élections municipales du organisées par la Commune de Paris.

Le texte de l'appel

Contextualisation À Paris, depuis la fuite du gouvernement après l'insurrection du , le Comité central de la Garde nationale, composé d'inconnus, prend à ce moment des décisions efficaces d'organisation, même s'il se dénie à lui-même la qualité de gouvernement. Il a promis de se retirer après l'élection du ..

Ce texte s'insère dans un ensemble de nombreux appels placardés dans les rues.. L'affiche qui le porte est imprimée par l'Imprimerie nationale, réquisionnée depuis le par la Garde nationale. Sous la direction d'un ouvrier, Louis-Guillaume Debock, qui y a pris le pouvoir, elle imprime alors 5 à 6 affiches par jour..

L'historien William Serman, dans son ouvrage de référence sur la Commune de Paris, montre que ce texte reflète un courant d'opinion qui appelle . Par ce manifeste, . William Serman voit dans ce texte un ..

Le Comité central républicain des vingt arrondissements rédige un autre manifeste, publié le par le journal de Jules Vallès, Le Cri du Peuple, qui liste les candidats qu'il soutient..

Mémoire et interprétations Le politologue Mattei Dogan voit dans cet appel un exemple ancien d'expression de la méfiance envers les hommes politiques.. Des extraits de l'appel sont repris par Olivier Besancenot comme argumentation de sa non-candidature pour le Nouveau Parti anticapitaliste à l’élection présidentielle de 2012.. Selon la politologue Olivia Leboyer, « ce texte garde toute sa fraîcheur ».

Pour le journaliste Edwy Plenel, ce texte illustre le nouveau défi que devait relever la Commune de Paris: « Comment renverser un ordre injuste sans en créer un autre ? Comment assumer cet inévitable mouvement d’exception, qui suppose rapport de force et luttes de pouvoir, sans céder aux sirènes de nouvelles dominations, entre pouvoir personnel et hiérarchies bureaucratiques ? C'était bien là « l'inconnu » que cherchaient à inventer les Communards. »Jeanne, de guerre lasse, Daniel Bensaïd, préface d'Edwy Plenel, Don Quichotte, 2017..

Ce texte est régulièrement repris sur les réseaux sociaux en période électorale.. En 2021, il est partiellement cité en guise d'épilogue à un livre que les journalistes Gérard Davet et Fabrice Lhomme consacrent à Emmanuel Macron, Le traître et le néant.

Notes et références

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