La fosse 8 de la Compagnie des mines de l'Escarpelle, dite Port-Arthur, est un ancien charbonnage du Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, situé à Auby. Le fonçage du puits débute en 1906, pour une mise en service en 1910. À cette époque, la Compagnie se met à ouvrir de nouveaux puits, après près de vingt ans sans nouvelles fosses, un puits 7 bis est rajouté à la fosse 7, rachetée à une société en faillite, et une fosse 9 est ouverte pour améliorer l'aérage des fosses 1 et 3.

Détruite pendant la Première Guerre mondiale, elle est reconstruite avec des installations assez similaires. Un terril conique 142 s'édifie au sud de la fosse, et des cités s'établissent au nord et au sud-est de la fosse. Après la Nationalisation, la fosse 8 reprend l'extraction de la fosse 7 - 7 bis en 1948. La fosse est destinée à devenir siège de concentration. Un puits 8 bis devait être ouvert, mais cette solution a été abandonnée : la fosse 9 est devenue le siège de concentration, et la fosse 8 a été modernisée. Un chevalement à molettes superposées a été mis en place en 1958. Mais la fosse cesse d’extraire en 1968, date à laquelle les principales installations sont détruites.

Quelques bâtiments annexes ont été conservés, et sont toujours visibles au . Le terril a été exploité, il n'en reste plus que la base. En revanche, les cités ont été conservées, et ont toutes été rénovées. La cité pavillonnaire de la Justice et son dispensaire de la Société de Secours Minière, ainsi que la cité-jardin du Moulin, ont été classés le au patrimoine mondial de l'Unesco.

La fosse

Après une vingtaine d'années sans avoir ouvert de nouvelle fosse, la Compagnie ouvre de nouveaux puits. Ainsi, en 1902, elle commence le fonçage du puits 7 bis sur le site de la fosse qu'elle a acheté en 1880 à Courcelles-lès-Lens à la suite de la faillite de la Société de Courcelles-lez-Lens. Ce puits est mis en service en 1906. Le creusement du puits 8 commence en à Auby par le procédé de congélation et rencontre de nombreuses difficultés. Elle commence en 1909 le fonçage du puits 9 à Roost-Warendin qui ne sera mis en service qu'après-guerre.

Exploitation

L'exploitation ne débute qu'en 1910, mais les travaux communiquent avec ceux de la fosse 6 dès 1908, située au nord-nord-est. Les installations, pourtant neuves, sont totalement détruites lors de la Première Guerre mondiale. La fosse 8 est le théâtre d'un coup de grisou, le qui a tué huit mineurs.

À partir de , la modernisation du siège 8 est entreprise. Un nouveau chevalement à molettes superposées est installé au-dessus de l'ancien chevalement, sans arrêter la production. Une machine d'extraction à poulie Koepe entraînée par deux moteurs de remplace l'ancienne. En 1964, la fosse exploite entre les étages de 300 et . Le personnel est de au fond et 111 au jour. Le rendement net s'élève à .

La fosse s'arrête le après avoir extrait . Le puits profond de est remblayé la même année. Le chevalement est abattu en fin d'année. La machine d'extraction est démontée pour être installée au puits Dechy 2.

Reconversion

Bien que la partie production ait été démolie en 1968, des bâtiments annexes ont été conservés. Il s'agit des bains-douches, des ateliers, des bureaux, et du poste électrique. L'habitation du garde est également visible, ainsi qu'une partie non négligeable des murs d'enceinte. Une entreprise de logistique s'est installée sur le carreau de fosse. Au début du , Charbonnages de France matérialise la tête de puits, et y installe un exutoire de grisou. Le BRGM y effectue des inspections chaque année.

Le terril

Le terril 142, dit 8 de l'Escarpelle, situé à Auby, est le terril conique de la fosse 8 des mines de l'Escarpelle, il a été édifié au sud de la fosse. Exploité, il ne reste plus que la base.

Les cités

La Compagnie des mines de l'Escarpelle a bâti des cités au nord et au sud-est de la fosse. Il s'agit de maisons groupées par deux et possédant un étage, voire un grenier. Ces modèles sont propres à la Compagnie. Il est ainsi possible de retrouver les mêmes habitations près d'autres fosses de la Compagnie. Après la Nationalisation, le Groupe de Douai a fait construire tout à l'ouest des cités des habitations en plain-pied. Ces habitations sont courantes dans le bassin minier. La cité pavillonnaire de la Justice et son dispensaire de la Société de Secours Minière, ainsi que la cité-jardin du Moulin font partie des répartis sur qui ont été classés le au patrimoine mondial de l'Unesco. Ils constituent le site 37.

Notes et références

Notes

Références

Références aux fiches du BRGM

Références à

Voir aussi

Articles connexes Compagnie des mines de l'Escarpelle Groupe de Douai Liste des biens du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais classés au patrimoine mondial de l'Unesco, site 37

Bibliographie

Fosse 08 Escarpelle 08