Saint-Jores est une ancienne commune française du département de la Manche et de la région Normandie, devenue le une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Montsenelle..
Elle est peuplée de habitantsPopulation municipale ..
Géographie La commune est au sud de la péninsule du Cotentin, au nord du Coutançais. Son bourg est à à l'est de La Haye-du-Puits, à au nord de Périers, à à l'ouest de Carentan, à au nord-est de Lessay et à au sud-est de Saint-Sauveur-le-VicomteDistances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr..
Les limites communales sont associées aux rus et rivières. En partant du nord et en suivant le périmètre de la commune dans le sens horaire, la première est la Senelle, puis le ruisseau de la Bonne Eau, la Judée, la Sèves, le Canal (le Mouloir), le ruisseau de l'Issue Courte, le ruisseau du Catelet et enfin le ruisseau Sainte-Suzanne.
Le relief de la commune est une dénivellation générale d'ouest en est d'une altitude d'une quarantaine de mètres jusqu'à moins d'une dizaine. Cette différence d'altitude marque la transition entre les derniers reliefs du bocage et le marais où se situent d'importantes tourbières. Dans ce relief monotone, les vallées des ruisseaux constituent les seuls accidents notables.
Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Sancti Georgii en 1186., S. Georgius en 1350 et 1361. et Saint Joire en 1499.
Jores est une forme du nom de Georges de Lydda, martyr du à qui la paroisse était dédiée, représenté en chevalier par une statue classée en son église.
Le gentilé est Saint-Jorais.
Histoire Antiquité À l'époque gallo-romaine, pendant la Pax Romana et sous le règne d'Auguste, il est probable qu'une agglomération romaine secondaire voit le jour., sur la voie de Valognes à Coutances.
Moyen Âge Au , la paroisse relevait de l'honneur de Néhou..
Temps modernes En 1514, Jehan/Jean de Saint-Germain, vicomte de Carentan, est qualifié de seigneur de Saint-Germain et de Saint-Joire..
Au , la paroisse a pour seigneur Jean-Antoine de Franquetot (1652), comte et seigneur de Saint-Jores, député aux États de Normandie en 1630, lieutenant de la compagnie des gendarmes de la reine en 1642 et maréchal de camp des armées de en 1646.
Révolution française et Empire En 1796, des chouans de la région se réunirent à Lastelle et dressèrent une liste de personnalités à abattre. Le , un massacre est commis et plusieurs personnalités enlevées dont les curés constitutionnels du Plessis et de Saint-Jores. Tous ces hommes furent emmenés dans l'église, aujourd'hui disparue, du Plessis et fusillés..
Époque contemporaine vignette|La gare de Saint-Jores en 1900. Lors de la Seconde Guerre mondiale, Saint-Jores est libéré le par le du américain. Une journée a été nécessaire pour chasser la d'infanterie allemande après avoir essuyé un assaut de blindés allemands.
La ligne de chemin de fer traversant le territoire communal a été démantelée dans les et remplacée par une voie verteVoie Verte Transcotentine sur le site des véloroutes et voies vertes de France réservée aux piétons cycles et animaux. La gare de Saint-Jores qui desservait la commune est désormais une maison d'habitation.
Politique et administration vignette|gauche|redresse=0.8|La mairie.
Le conseil municipal était composé de onze membres dont le maire et deux adjoints.
Population et société Démographie
Saint-Jores a compté jusqu'à en 1821.
Manifestations culturelles et festivités Fête patronale Saint-Georges dans la deuxième quinzaine d'avril : fête foraine, messe, défilés spectaculaires, vide-greniers, bal populaire sont les événements habituels associés à cette fête. Fête du quinze août, avec en général un repas « sous la tente ».
Sports et loisirs L'Association sportive saint-joraise fait évoluer une équipe de football en division de district..
Économie La commune se situe dans la zone géographique des appellations d'origine protégée (AOP) Beurre d'Isigny et Crème d'Isigny..
Culture locale et patrimoine Lieux et monuments vignette|redresse|Le bas-relief Le Baiser de Judas. Église Saint-Georges des , . Elle abrite six bas-reliefs du , dont un représentant le baiser de Judas et un autre la flagellation du Christ, provenant d'un retable de la Passion classés au titre objet aux monuments historiques et ., une vierge assise allaitant l'enfant du - et une statue de pierre peinte du , de de haut, représentant saint Georges à cheval également classées et . ainsi que des fonts baptismaux, datés de 1958, dont la cuve est un coquillage de Tahiti, une verrière du de Max Ingrand. L'abbaye de Blanchelande avait le patronage de l'église. L'édifice du , qui a subi d'importants dégâts d' à , a été restaurée à partir de 1949 et ce jusqu'en 1957. L'église avec sa nef imposante du , restaurée au a deux clochers. Le chœur du comprend deux chapelles latérales.. Oratoire daté de 1903. Stèle érigée près de la mairie en l'honneur des Américains de la d'infanterie, libérateurs de la commune le . Les Belles Croix, croix couplées antérieures au . Une tradition rapporte que deux frères avaient fait le vœu d'élever une croix à l'endroit où ils se retrouveraient au terme d'un long voyage… ce fut à Saint-Jores. Lavoir des Perrées.
Pour mémoire Motte signalée par Renault au lieu-dit la Butte du Castel. Le lieu-dit n'existe plus, la motte non plus. Manoir de la Saint-Jorerie, au village éponyme, possession d'une ancienne famille du nom de Saint-Jores..
Personnalités liées à la commune Thomas Guillotte qui prit le nom de Franquetot seigneur de Franquetot de Saint-Jores et de Coigny vers 1560.
Voir aussi
Bibliographie . .
Articles connexes Liste des communes de la Manche
Liens externes
Notes et références Notes
Références Altitudes, coordonnées, superficie : répertoire géographique des communes 2012 (site de l'IGN, téléchargement du 24 octobre 2013)
Catégorie:Ancienne commune dans la Manche Catégorie:Commune déléguée dans la Manche