Joseph Théophile Parfait de Béziade ( à Paris - à Paris), comte, puis marquis (1817) puis duc d'Avaray (1829), est un militaire et homme politique français du .

Biographie Joseph de Béziade, d'abord connu sous le nom de comte de Béziade, était le dernier fils de Claude Antoine de Béziade (1740-1829), marquis d'Avaray, l'ainé étant mort en 1811, et le second ayant été fusillé à Quiberon en 1795.

Il suivit, comme son père et comme ses frères, la carrière des armes. Entré au service, en 1787, dans les gardes du corps de Monsieur (depuis Louis XVIII), il servit, en 1788, au camp de Saint-Omer, en qualité d'aide de camp du marquis d'Avaray, son père.

Émigré en 1791, il fit la campagne de 1792 à l'armée des Princes, passa ensuite au service de la Grande-Bretagne, dans le régiment de Mortemart, et parvint au grade de colonel en 1798.

Le roi nomma le comte d'Avaray, en 1814, chevalier de Saint-Louis, lieutenant de la compagnie de chevau-léger de la Garde de S. M., et maréchal de camp le . Il a été employé avec ce grade dans la division militaire en 1816, et dans la division en 1818. Il a commandé le département du Pas-de-Calais ( militaire), depuis 1818 jusqu'en 1820. À cette dernière époque, il a été nommé au commandement du département de Loir-et-Cher, dans la militaire, auparavant la . Il parvint, le , au grade de lieutenant-général.

Le comte devint marquis d'Avaray en 1817, lorsque son père fut revêtu du titre ducal. Il exerçait d'autre part la charge de maître de la garde robe du roi, dont le duc d'Avaray s'est démis en 1825, en s'en réservant les honneurs.

Comme son père et ses frères, le marquis d'Avaray avait lui aussi prêté un appui constant, quoique plus modeste, à la cause royaliste. Le , la mort récente de son père et le prédécès de ses deux frères l'appelèrent à la pairie par droit héréditaire. En même temps, il hérita du titre de duc d'Avaray.

Après la Révolution de , il continua de siéger, jusqu'au jour où, l'hérédité de la pairie ayant été abolie, il donna () sa démission de pair de France, en compagnie de douze de ses collègues : d'Arjuzon, de Beurnonville, Lecoulteux de Canteleu, etc. Le baron Pasquier, qui présidait la séance de la Chambre haute, annonça ces démissions en disant qu'elles reposaient toutes sur le fait que Le marquis de Dreux-Brézé réclama la lecture des lettres de démission ; Tascher et le comte d'Argout, ministre du Commerce et des Travaux publics, demandèrent, au contraire, qu'elle n'eût pas lieu. À l'unanimité moins une voix, la Chambre des pairs en décida ainsi.

Mis à la retraite, le , comme lieutenant-général, le général d'Avaray ne joua plus aucun rôle politique.

Décorations Chevalier de Saint-Louis (1814) ; (1825).

Vie familiale

Notes et références

Annexes Articles connexes Chambre des pairs Hérédité de la pairie

Liens externes

Bibliographie

Catégorie:Naissance en octobre 1770 Catégorie:Naissance à Paris au XVIIIe siècle Catégorie:Émigré sous la Révolution française Catégorie:Armée des émigrés Catégorie:Général promu pendant la Première Restauration Catégorie:Officier de la Légion d'honneur promu en 1825 Catégorie:Chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis Catégorie:Duc d'Avaray Catégorie:Duc français du XIXe siècle Catégorie:Membre de la Chambre des pairs à titre héréditaire Catégorie:Pair de France (Restauration) Catégorie:Pair de France (monarchie de Juillet) Catégorie:Décès en avril 1859 Catégorie:Décès dans l'ancien 10e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 88 ans