Albert Lévy, né le à Lyon, mort en 1926, était un syndicaliste français. Trésorier de la Confédération générale du travail (CGT), il est en 1908-1909 un des protagonistes de l'affaire de la qui provoque en la démission de Victor Griffuelhes du secrétariat de la CGT.

Biographie Originaire de LyonNotice , Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français (Le Maitron en ligne)., Albert Lévy était employé.

Vers l'âge d'environ 17 ans, il travaille dans les bureaux du journal boulangiste Le PiloriAndré de Boisandré, « Le "citoyen Lévy" », La Libre Parole, 27 avril 1906, ..

En 1901, il est élu trésorier de la Fédération des Bourses (du travail), avant de devenir celui de la CGT, en 1904. Lors du Congrès de la CGT tenu à Amiens en 1906), il est un des signataires de l'ordre-du-jour syndicaliste révolutionnaire, qui adopté très majoritairement, Bernard Vivier, Institut CGT d'Histoire supérieur du travail, 2006, liste des signataires de l'., devient la Charte d'Amiens. Trésorier de la CGT, il est emprisonné durant dix-huit mois à la suite d'une condamnation pour . Quand il sort de prison en , il accuse celui qui tenait les comptes en son absence, de négligence, voire de malversationDictionnaire biographique..., déjà cité et Georges Lefranc, Le mouvement syndical sous la Troisième République, . Colette Chambelland, Pierre Monatte, une autre voix syndicaliste, éditions de l'Atelier, 1999. Ce remplaçant n'est autre que le secrétaire général, Victor Griffuelhes. Peu enclin à admettre des critiques, Victor Griffuelhes démissionne en . Albert Lévy fait de même pour la trésorerie, et quitte peu après le mouvement syndical. Les syndicalistesEn particulier Pierre Monatte, dans La lutte syndicale, françois maspero éditeur, 1976, . accusent Lévy d'avoir été à la solde d'Aristide Briand, ancien propagandiste de la , devenu ministre dans le gouvernement Clemenceau. Les historiensGeorges Lefranc, , Jacques Julliard, dans Clemenceau briseur de grèves, , Michel Dreyfus, Histoire de la CGT, éditions Complexe, 1995, . n'infirment pas cette accusation, qui toutefois manque de preuves formelles. Le fait qu'Albert Lévy soit alors un des rares dirigeants d'origine juive à la tête de la CGT a fait naître le soupçon d'antisémitisme à son égardMichel Dreyfus, L'antisémitisme à gauche, histoire d'un paradoxe de 1830 à nos jours, éditions La Découverte, 2009..

Albert Lévy se fixe ensuite à Rouen, où il exerce son métier d'expert-comptable. Pierre Monatte annonce son décès dans le numéro de de sa revue, La Révolution prolétarienneLe Maitron, .

Notes et références

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