La fosse 10 de la Compagnie des mines de l'Escarpelle est un ancien charbonnage du Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, situé à Leforest. Il s'agit de la dernière fosse ouverte par la Compagnie, mais aussi de sa fosse la plus septentrionale. Lors de sa mise en service, elle reprend l'exploitation de la fosse 6. En parallèle, des cités sont construites au nord et au sud du carreau.

Après la Nationalisation, un lavoir est ouvert en 1952, mais il est arrêté en 1968, et détruit six ans plus tard. La fosse cesse d'extraire en 1976. Elle assure alors l'aérage de la fosse 9, et lui sert également de puits de secours. La fosse ferme en même temps que la fosse 9 le , un peu moins de deux mois avant la fosse 10 du Groupe d'Oignies. Le puits est remblayé en 1991.

Le chevalement est détruit le . De la fosse, seuls subsistent les bureaux et le logement du garde. Le terril conique 122 a été conservé, alors que le terril 122A, et le cavalier minier qui y mène 212 ont été exploités, mais subsistent encore. Les terrils cavaliers 212A et 212B ont en revanche complètement disparu. Les cités ont été rénovées, des lotissements ont été construits sur la partie ouest du carreau de fosse, alors que la partie est est partiellement occupée par des entreprises.

La fosse

Exploitation

La fosse 10 est la dernière mise en service par La Compagnie des mines de l'Escarpelle, en 1923, au nord de Leforest. Des accrochages sont ouverts en à 220 et , alors que le puits atteint . Un chevalement haut de est installé, ainsi qu'un chemin de fer ralliant la fosse 10 à la fosse 6, puis à la ligne Paris-Nord - Lille et au réseau de la Compagnie, un criblage, un château d'eau, une lampisterie pour , un encagement et un décagement automatique. La fosse 6, située au sud-sud-est, sert alors à l'aérage, alors que la fosse 10 assure l'extraction. La production est de par jour en 1938.

En 1946, l'extraction se fait entre les étages de 226 et . En 1964, la fosse exploite entre le tourtia et et prépare un nouvel étage à . En , le nouvel étage à est mis en route, en remplacement de celui de qui a duré trente ans. Le , cinq mineurs empruntent une cage de bure qui s'écrase plus bas. Les cinq hommes sont tués, laissant cinq veuves et seize orphelins. La fosse remporte le prix régional de productivité en 1972 et cesse d'extraire le après avoir remonté de charbon. Elle assure alors l'aérage de la fosse 9, située à Roost-Warendin, à au sud-est. Le puits profond de est remblayé au début de l'année 1991. Le chevalement est abattu le mercredi à . Le est inaugurée une plaque commémorative sur le clocher de l'église Saint-Nicolas.

Reconversion

Au début du , Charbonnages de France matérialise la tête de puits. Le BRGM y effectue des inspections chaque année. Le carreau de fosse est progressivement reconverti en zone industrielle pour la partie est, et en lotissements pour la partie est. De la fosse, il ne subsiste plus que les bureaux et le logement du garde.

Les terrils

Cinq terrils sont rattachés à la fosse 10. Trois d'entre eux sont des cavaliers miniers.

Terril 122, 10 de l'Escarpelle Est

Le terril 122, situé à Leforest, est le terril conique de la fosse 10 des mines de l'Escarpelle. Il est entièrement boisé.

Terril 122A, 10 de l'Escarpelle Ouest

Le terril 122, situé à Leforest, est le terril plat de la fosse 10 des mines de l'Escarpelle. Il est boisé, et a été exploité.

Terril 212, Cavalier du 10 de l'Escarpelle

Le terril 212, situé à Leforest, est le terril cavalier qui reliait la fosse 10 des mines de l'Escarpelle à ses terrils 122 et 122A. Il a été exploité, mais le site est toujours un moyen d'accéder aux terrils.

Terril 212A, Cavalier du 10 de l'Escarpelle

Le terril 212A, disparu, situé à Roost-Warendin, était un terril cavalier situé au nord de la ligne Paris-Nord - Lille.

Terril 212B, Cavalier du 10 de l'Escarpelle

Le terril 212B, disparu, situé à Auby, était un terril cavalier.

Les cités

La Compagnie des mines de l'Escarpelle a bâti des cités au nord et au sud de la fosse. Il s'agit de maisons groupées par deux et possédant un étage, voire un grenier. Ces deux modèles sont propres à la Compagnie. Il est ainsi possible de retrouver les mêmes habitations près d'autres fosses de la Compagnie. Après la Nationalisation, le nombre de logements étant suffisant, seuls huit maisons représentant seize habitations ont été construites dans la cité au sud de la fosse, au fond de la rue d'Abbeville.

Notes et références

Notes

Références

Références aux fiches du BRGM

Références à

Voir aussi

Articles connexes Compagnie des mines de l'Escarpelle Groupe de Douai

Bibliographie

Fosse 10 Escarpelle 10