Alberto Fabra Part (), né le à Castellón de la Plana, est un homme politique espagnol membre du Parti populaire (PP). Il est président de la Généralité valencienne de à .
Après 14 ans dans l'exécutif municipal, il est élu en maire de Castellón de la Plana. Il est reconduit en et , sécurisant la majorité absolue dont dispose le Parti populaire. Il entre parallèlement en au Parlement valencien, une première pour le maire de la capitale provinciale.
Il est nommé en coordonnateur général du Parti populaire de la Communauté valencienne par Francisco Camps, alors mis en difficulté par l'affaire Gürtel. Il apparaît peu à peu comme un de ses successeurs potentiels. Après que Camps a été renvoyé devant un tribunal pour corruption, il le remplace effectivement en à la présidence du gouvernement et du PP de la Communauté valencienne, quelques semaines après les élections autonomiques. Il mène alors une politique de rigueur qui se traduit par une grève historique des pharmaciens, de nombreuses manifestations de personnes en situation de handicap et la fermeture brutale de l'audiovisuel public.
Candidat à sa succession lors des élections autonomiques de 2015, il préserve la première position du Parti populaire mais perd la majorité absolue dont jouissait celui-ci depuis 16 ans, au profit des partis de gauche et centre gauche. Il renonce alors à présider le PPCV, cède le pouvoir au socialiste Ximo Puig et entre au Sénat sur désignation de l'assemblée parlementaire régionale.
Il intègre le comité exécutif du PP en et retrouve un siège de député régional en . Deux mois plus tard, il est élu député aux Cortes Generales.
Vie privée Alberto Fabra Part naît à Castellón de la Plana le .. Sa mère, Maruja Part, est originaire de Gandia, dans la province de Valence.. Il n'appartient pas à la famille de Carlos Fabra, homme politique conservateur de la province de Castellón..
Au cours de ses études, il fait la rencontre de Cristina Fortanet Gómez, qu'il épouse en . Le couple a deux enfants, un fils né en et une fille née en . Ils divorcent en , bien que Cristina Fortanet ne le souhaite pas.. Il se remarie sept ans plus tard, en , avec la présentatrice de télévision Silvia Jato..
Jeunesse et ascension politique Études et débuts en politique Alberto Fabra suit ses études secondaires au collège Herrero, puis au lycée Francisco-Ribalta, tous deux sis à Castellón de la Plana. Il s'inscrit ensuite à l'université polytechnique de Valence (UPV), dont il ressort diplômé en architecture technique en ..
Il entreprend en parallèle son parcours politique : il adhère en aux Nouvelles générations (NNGG), le mouvement de jeunesse de l'Alliance populaire (AP), et fait la connaissance de Gerardo Camps et Esteban González Pons, ainsi que de Francisco Camps par leur intermédiaire.. Il devient par la suite président de la section municipale, puis de la fédération provinciale des NNGG.
Conseiller municipal de Castellón Alberto Fabra se présente aux élections municipales du à Castellón de la Plana, sur la liste du Parti populaire (PP) conduite par . Le PP ayant remporté le scrutin et mis fin à 12 ans de pouvoir socialiste, José Luis Gimeno le nomme conseiller délégué à la Jeunesse et à l'Environnement. Il le promeut adjoint au maire avec la délégation aux Travaux publics, deux ans plus tard.
Il prend la délégation des Services publics en . En , il est désigné premier adjoint au maire, délégué à l'Urbanisme et porte-parole du groupe des élus du Parti populaire. Il met en œuvre plusieurs révisions du plan local d'urbanisme (PGOU), assure le développement de la cité universitaire de l'université Jacques-Ier et des lotissements de la Marjaleria et du Sensal..
Maire de Castellón de la Plana Élection et réélection vignette|gauche|Alberto Fabra est maire de Castellón de la Plana entre et . Le maire José Luis Gimeno annonce le aux différents groupes politiques de son conseil municipal sa prochaine démission en vue de prendre la direction de la Cité de la langue, un projet encore indéfini porté par la Généralité valencienne. Il révèle cette information au public le lendemain, lors d'une conférence de presse où il apparaît flanqué d'Alberto Fabra, appelé à lui succéder.. Il est effectivement élu par le conseil municipal le suivant, devenant le premier maire élu en cours de mandat depuis ; assistent à la séance le vice-président et cinq membres du gouvernement régional valencien, la maire de Valence Rita Barberá et le sous-délégué du gouvernement espagnol dans la province de Castellón..
Dès l'été , la direction municipale du Parti populaire indique qu'il sera candidat à un nouveau mandat lors des élections municipales du 27 mai 2007.. Alors que les sondages indiquaient une possible alternance après seize années de pouvoir du Parti populaire, Alberto Fabra conquiert une cinquième majorité absolue avec sur 27 au conseil municipal, soit un siège et de moins que Gimeno quatre ans auparavant... Le , il est réélu maire lors de la séance constitutive de la nouvelle mandature avec le seul soutien de ses édiles..
Il est de nouveau proclamé candidat à sa succession le par le comité électoral provincial du PP, dans la perspective des élections municipales du 22 mai suivant.. Le scrutin est marqué par la sixième victoire consécutive du Parti populaire, dont la liste remporte sur 27, un de plus que lors du mandat précédent, tout en perdant environ par rapport aux élections de 2007.. Avec la maire d'Alicante Sonia Castedo, largement réélue également, il représente la génération émergente face à Rita Barberá, au pouvoir depuis vingt ans mais qui obtient son plus mauvais résultat depuis celui de .. Alberto Fabra est investi pour un troisième mandat le , au cours de la séance d'installation des nouveaux élus municipaux, marquée par l'absence du chef de file socialiste Juan María Calles et une manifestation publique des devant l'hôtel de ville..
Bilan Le bilan d'Alberto Fabra à la mairie de Castellón est contrasté. Selon une analyse réalisée lors de son départ en par El País, il n'a réalisé aucun des grands travaux promis comme la construction d'un nouvel hôtel de ville, d'un palais des congrès, du rectorat de l'université internationale de Valence et la réalisation de . Les projets bâtimentaires portés conjointement avec l'université Jaume I restent lettre morte. Son plan local d'urbanisme (, PGOU) a été annulé par le Tribunal suprême. En termes de mobilités, il n'a pas finalisé le boulevard périphérique ni ouvert le prolongement de la ligne de bus à haut niveau de service TRAM, mais il a mis en place le vélopartage Bicicas, qui a permis de soulager la circulation dans une commune très encombrée. L'établissement pour personnes dépendantes touchées par la maladie d'Alzheimer, un handicap mental ou une déficience neurologique, terminé en , n'est pas ouvert faute de budget accordé par la Généralité valencienne, envers qui il se montre peu critique. Le taux de chômage atteint 25 % de la population active alors qu'il était quasi-inexistant en . Il est enfin mis en cause par des associations d'habitants pour avoir augmenté les impôts au-delà de l'inflation..
Cadre du Parti populaire valencien Dans la perspective des élections autonomiques du 27 mai 2007, le président de la Généralité valencienne Francisco Camps impose qu'Alberto Fabra soit investi en sur la liste conduite par Alejandro Font de Mora dans la circonscription de Castellón. Sa candidature, ratifiée officiellement le par le comité électoral, constitue une surprise et une première, car jamais le maire de la capitale provinciale n'avait postulé à l'assemblée de la communauté autonome.. Il est élu député à l'issue du scrutin. vignette|Alberto Fabra devient coordonnateur général du PPCV en . Après que la direction nationale du Parti populaire a imposé en à Francisco Camps de remplacer le secrétaire général du Parti populaire de la Communauté valencienne (PPCV) Ricardo Costa, mis en cause dans l'affaire Gürtel, puis a suspendu ce dernier de sa condition de militant.., le président de la Généralité convoque le une réunion du comité exécutif régional afin de procéder à un remaniement de la direction du PPCV.. Au cours de cette rencontre, Francisco Camps annonce la création de plusieurs nouveaux postes à responsabilité, dont celui de coordonnateur général qu'il confie à Alberto Fabra, chargé de l'unification du discours politique...
À l'occasion d'une conférence de presse qu'il tient cinq semaines après sa nomination, Alberto Fabra fait savoir que pour conduire le PPCV aux élections autonomiques, alors que son nom apparaît au sein de l'appareil du parti comme un potentiel successeur.. À l'approche du scrutin de , le maire de Castellón, très apprécié par la direction nationale du PP, est de nouveau évoqué comme remplaçant du président de la Généralité, notamment du fait de son absence totale d'implication dans l'affaire Gürtel, pour laquelle Francisco Camps est mis en examen pour corruption passive... Le , Francisco Camps annonce qu'Alberto Fabra sera tête de liste du PPCV pour les élections au Parlement valencien dans la province de Castellón..
Président de la Généralité valencienne Successeur de Francisco Camps thumb|Alberto Fabra arrive au Parlement pour son investiture avec Francisco Camps, Rita Barberá et Sonia Castedo.
Le , cinq semaines après avoir été reconduit au pouvoir, Francisco Camps annonce sa démission à venir de la présidence de la Généralité et du PPCV, peu après qu'un juge d'instruction l'a renvoyé devant un tribunal pour « corruption » dans un dossier baptisé « l'affaire des costumes ».. Quelques heures après, le comité directeur régional () soutient la proposition de Camps de porter Alberto Fabra à la direction du gouvernement autonomique et de la branche régionale du PP : il bénéficie à la fois du soutien de la secrétaire générale nationale María Dolores de Cospedal, des présidents des trois fédérations provinciales et du refus de la maire de Valence Rita Barberá de postuler..
Il s'engage deux jours plus tard, lors d'une rencontre avec des journalistes, à rendre public l'ensemble des marchés publics conclus entre l'administration de la communauté autonome et les entreprises du réseau de corruption de l'affaire Gürtel ainsi qu'à rencontrer les proches des victimes de l'accident de métro du 3 juillet 2006 à Valence. S'il prend le contrepied de son prédécesseur dans les deux cas, il défend en revanche que les députés régionaux mis en examen conservent leur mandat au nom de la présomption d'innocence mais se montre plus précautionneux concernant le cas personnel de Francisco Camps..
Accession au pouvoir et gouvernance Alberto Fabra prononce le son discours d'investiture devant le Parlement valencien. D'une durée d'environ , prononcé en alternance entre le castillan et le valencien, il promeut un plan d'austérité de centré sur la santé, l'éducation, les investissements et la réorganisation des services publics.. Il obtient le jour-même la confiance du Parlement par 55 voix pour et 43 voix contre, bénéficiant du seul soutien du Parti populaire et devenant alors le premier président de la Généralité issu de la province de Castellón.. Il prête serment et entre en fonction le lors d'une cérémonie dans l'hémicycle parlementaire en présence du ministre de l'Éducation Ángel Gabilondo mais sans représentant de la direction nationale du PP..
Il est remplacé le par son dauphin Alfonso Bataller à la mairie de Castellón., dont il avait démissionné trois jours plus tôt..