La section des Piques était, sous la Révolution française, une section révolutionnaire parisienne Plan avec les sections révolutionnaires de Paris.
Représentants Robert Jean Jacques Arthur, fabricant de papiers peints, né en 1761 à Paris. Président de la section, c'était un ami personnel de Maximilien Robespierre qui habitait sur cette section. Il demeurait 20 rue des Piques à l'angle de la rue des Piques et du boulevard Cerutti. Jean Jacques Beaurieux, horloger, né à Arles en 1749 ou 1751, qui habitait 19 rue Saint-Honoré. René Grenard, fabricant de papiers peints, né à La Garenne (Seine-et-Oise). Il demeurait rue des Piques.
Historique Appelée, à l’origine, « section de la place Vendôme », elle compte lors de sa création, en 1790, citoyens « actifs » (imposables) habitant le quartier Vendôme-Madeleine ( habitants, dont 785 pauvres). Elle tient ses assemblées à l’ancienne église des Capucines, aujourd’hui disparue. Elle est alors l’une des plus modérées de Paris. Elle se radicalise après le par l’arrivée des citoyens « passifs », comme toutes les sections de Paris et change de nom le quand la place Vendôme devient la place des Piques. Elle compte alors citoyens.
Limites La rue de la Madeleine, à droite, en partant de la rue Saint-Honoré : la rue de l'Arcade, à droite : la rue de la Pologne, à droite : la rue Saint-Lazare, à droite, depuis la rue de la Pologne jusqu’à la rue de la Chaussée-d'Antin : la Chaussée-d’Antin, à droite, jusqu’au boulevard : la rue Louis-le-Grand, à droite, depuis le boulevard jusqu’à la rue Neuve-des-Petits-Champs : la rue Neuve-des-Petits-Champs, depuis la rue de Louis-le-Grand, à droite, jusqu’à la Place Vendôme : la Place Vendôme, à droite, jusqu’à la rue Saint-Honoré : la rue Saint-Honoré, à droite de la Place Vendôme, à la rue de la MadeleineProcès-verbal de l’Assemblée nationale, t. 22, Paris, Baudouin, 1789, 50-51..
Intérieur Les rues Neuve-des-Capucines, Sainte-Croix, de l'Égout, Neuve-des-Mathurins, de la Ferme, Thiroux, Caumartin, Trudaine, Boudreau, Basse-du-Rempart, le Boulevard, les rues de Luxembourg, des Capucines, etc. ; et généralement tous les rues, culs-de-sac, places, etc., enclavés dans cette limite.
Local La section des Piques se réunissait dans l’église des Capucines.
Membres célèbres Robespierre en fait partie. Il est l’un des cinq commissaires délégués le par la section des Piques au conseil général de la Commune de Paris avec Moulins, Duveyrier, Piron, Laignelot. Il est nommé président de la section. le . Il fait alors le va-et-vient entre la Commune, l’Assemblée législative, sa section et le club des Jacobins. Une fois élu à la Convention, il ne viendra presque plus à la section, mais y laissera comme commissaire son logeur, le menuisier Duplay.
Vincent, dit « le carnassier », meneur hébertiste, qui sera guillotiné en en compagnie de son ami Ronsin.
Le chef de la « brigade infernale » de Napoléon, Antoine Charles Louis de Lasalle en fit partie, après avoir dû renoncer à un poste d'officier dans la cavalerie.
Le marquis de Sade, de la section depuis 1790, en est élu président en 1793.. Il est contraint de quitter sa fonction le jour même de son élection en raison de sa maladie ; il s'en réjouit cependant, étant ainsi exempté de , ce qui correspond, selon Maurice Lever, aux votes de la Convention qui préconisait l’ouverture des sépultures des rois de France, la destruction de la Vendée et le transfert de Marie-Antoinette à la Conciergerie. Via Cairn.info.. Il lit à la section son Idée sur le mode de la sanction des lois qui lui vaut les félicitations de ses collègues ; on en décide unanimement l’impression et l’envoi aux autres sections, avec invitation de . Il rédige également son Discours aux mânes de Marat et de Le Pelletier qu’il lit lors de la cérémonie organisée en hommage aux « deux martyrs de la liberté » et un projet pour changer les noms des rues de l’arrondissement.
Le il est le rédacteur de la Pétition antireligieuse de la Section des piques aux représentants du peuple français. Sade y plaide pour l'installation d'un culte de la Raison, en faveur des vertus morales à la place du « charlatanisme religieux » d'autrefois : BNF Gallica – « Pétition de la Section des Piques aux représentans du peuple français. », auteur : Marquis de Sade.
9 thermidor an II thumb|left|250px|L’attaque de la Commune par les troupes de la Convention le 9 thermidor. Lors de la chute de Robespierre le , la section des Piques soutint la Convention nationale, mais trois de ses représentants prêtèrent serment à la Commune de Paris : Robert Jean-Jacques Arthur, fabricant de papiers peints d’origine anglaise, J.-J. Beaurieux (1749-1794), horloger, René Grenard (1749-1794), fabricant de papiers peints (associé d'Arthur). Ils furent guillotinés le .
On trouve au musée Carnavalet, une très curieuse pièce autographe, un appel à la section des Piques lancé dans la nuit fatale du 9 thermidor. Louis Blanc, dans son Histoire de la Révolution française, la décrit ainsi :
Évolution Après le regroupement par quatre des sections révolutionnaires par la loi du 19 vendémiaire an IV () qui porte création de 12 arrondissements, la présente section est maintenue comme subdivision administrative, puis devient, par arrêté préfectoral du , le quartier de la Place-Vendôme ( de Paris)Dictionnaire historique des rues et monuments de Paris, de Félix et Louis Lazare, 1855..
Lien externe Plan avec les sections révolutionnaires de Paris
Notes et références
Louis Blanc, dans son Histoire de la Révolution française, Paris, Langlois et Leelereq, 1847-69. Ernest Mellié, Les Sections de Paris pendant la Révolution française, Paris, 1898, . Maurice Lever, Sade, Fayard, 1991, . Hélène Sabbah, Marie-Caroline Carlier, et al., Histoire de la littérature française - XVIII, .
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