François Philibert Bertrand Nompar de Caumont, duc de La Force ( à Paris - à Paris), est un militaire et homme politique français des .
Biographie
François Philibert Bertrand, comte de Caumont, était « propriétaire, et colonel de la garde nationale à cheval de Paris ».
Il fut élu député par le département de Tarn-et-Garonne, le , et siégea dans la majorité ultraroyaliste. Il proposa d'accorder le cumul des pensions aux blessés des armées royales, et exprima « combien il était touché des sentiments qui animent les habitants de l'Ouest ». Combattant, à propos des impôts indirects, le projet de budget du ministère, il déclara que ce projet « mettrait le comble aux maux de la France » et réclama des économies sur « l'état-major de l'armée vexante » (agents des contributions indirectes).
Réélu député à la Chambre du , il siégea au côté droit, et parla, dans cette nouvelle législature, sur le projet de loi relatif aux élections. Il se prononça pour l'élection à deux degrés, soutint que la représentation ne doit être composée que de propriétaires, que tout citoyen payant de contributions n'était pas électeur par ce seul fait, et qu'il fallait, pour lui mériter ce droit, une élection primitive. Il vota pour le rejet pur et simple du projet.
Dans le débat sur le budget, il appuya l'emprunt, s'éleva contre le crédit en rentes, contre l'aliénation des biens du clergé et demanda des économies.
En 1817-1818, sur le projet relatif au recrutement, il se déclara favorable au système des engagés volontaires : « Les hommes engagés », dit-il, « inspirent autant de confiance que ceux qu'appellent un recrutement forcé. » Il appuya l'exemption des frères de la doctrine chrétienne.
Le comte de Caumont fit encore partie, toujours comme l'élu du département de Tarn-et-Garonne, de la Chambre du , et continua de voter avec la droite.
À la mort de son frère aîné, Louis-Joseph Nompar de Caumont (1768-1838), il lui succéda dans son titre de duc de La Force.
Plus tard (), le duc de La Force accepta du gouvernement de la dignité de pair de France () qu'il ne perdit qu'à la révolution de .
Généalogie Il est le fils de Bertrand Nompar de Caumont, marquis de la Force, et d'Adélaïde de Galard de Brassac de Béarn, le jeune frère de la comtesse de Balbi (1758-1842).
Le , il épouse Marie Constance de Lamoignon, fille de Chrétien François de Lamoignon, marquis de Basville, lors garde des Sceaux, et Marie-Élisabeth BerryerJournal de Paris, 2 mai 1788, p. 543. En ligne.. De ce mariage célébré en la chapelle de l'hôtel de Lamoignon à Paris par Mgr de la Luzerne, évêque de Langres, naissent : François Édouard (1795-1832); Constance Madeleine Louise (1802-1869) qui épouse 1° en 1823, Joseph Marie de Guilhem, comte de Clermont-Lodève; 2° le , à Paris, Adélaïde Édouard Lelièvre de la GrangeArchives de Paris (V3E/M 765) ; Marie Élisabeth (1802-1877) ; Auguste Luc (1803-1882) qui épouse, le , Edmée Charlotte Antonine Vischer de Celles, dont postérité.
Titres Duc de La Force () (titre non héréditaire); Pair de France ().
Distinctions Officier de la Légion d'honneur (Base Léonore, notice LH/452/17.) Chevalier de Saint-Louis
Notes et références
Voir aussi Bibliographie
Articles connexes Liste de personnalités liées à Toulouse
Liens externes
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