Le tableau Divina Tragedia de Paul Chenavard, présenté au Salon de 1869 Divina Tragedia, sur musee-orsay.fr (consulté le 22 juillet 2011) est une huile sur toile de 400 cm sur 550 cm représentant la mort des dieux de l’Antiquité et celle du Christ lui-même, qui s’élèvent au Ciel, auprès de Dieu le Père. Cette œuvre se trouve actuellement au musée d'Orsay en salle 24 (rez-de-chaussée) consacrée à la peinture d'histoire et aux "grandes machines".

L'iconographie

Elle est d’une extrême complexité, mais l’artiste nous a laissé une clé de lecture qui nous permet d’identifier les différentes figures représentées:

Transcrit par Théophile Gautier, article cité.

Réception

Présentée au Salon de 1869, cette œuvre, jugée trop complexe et noyée dans les références et les idées que le peintre souhaite exprimer, se heurte à l'incompréhension de la critique et du publicMusée d'Orsay : Paul Chenavard, Divina Tragedia . Pour Théophile Gautier, Ibid. et Edmond About est de la même opinion : Edmond About, Le salon de 1869, Revue des deux Mondes T.81, 1869. Dans un écrit inédit, rédigé probablement en 1859Yves Florenne, in Baudelaire Écrits sur l’art, Livres de Poche, 1971 Baudelaire s'insurgeait contre Baudelaire, L'art philosophique.

Analyse du tableau

Cette œuvre a frappé les esprits contemporains tout d’abord par son coloris ton livide, Théophile Gautier, cit. ci-dessus. ; , Edmond About, cité ci-dessus ; , Paul Casimir-Périer, Propos d'art à l'occasion du Salon de 1869, Paris, 1869, .

Paul Chenavard voulait ainsi signifier que la scène se passe en dehors du temps. À travers la mort des dieux, on expose l’évolution de toute l’Humanité à travers les croyances des peuples de l’Histoire depuis les époques les plus reculées, évolution non pas linéaire mais procédant par bonds successifs appelés Palingénésie, mot qui signifie « renaître de nouveau ». M. A. Grunewald, « Paul Chenavard », Dictionnaire du monde religieux dans la France contemporaine, Jean-Marie Mayeur, Xavier de Montclos, Vol. VI, Paris, 1994, .

L’éternelle Androgyne, figure la plus complexe de cette œuvre semble la meilleure illustration de la philosophie de son auteur : c’est un personnage nimbé (le seul dans ce tableau), ailé, jouant d’une lyre et coiffé d’un bonnet phrygien comme OrphéeComme par exemple : Orphée charmant les bêtes sauvages avec sa lyre, sarcophage du av. J. C., Musée archéologique de Thessalonique (Inv. 1246), dominant la force brutale mais efficace de Chimère.

Bibliographie

Théophile Gautier, Le Salon de 1869, article paru dans L’Illustration du Edmond About, Le salon de 1869, Revue des deux Mondes T.81, 1869

Notes et références

Liens externes

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