Louis-Joseph Nompar de Caumont, duc de La Force, né le à Paris et mort le à Saint-Brice-sous-Forêt), est un militaire et homme politique français des .
Biographie
Louis de La Force reçoit une solide éducation du père Géraudeau, son précepteur, indispensable personnage apte à remplacer un père mort avant que son fils aîné ait cinq ans. L'enfance se passe au Palais de Versailles, où sa mère a été nommée gouvernante du duc d'Angoulême, neveu du roi, jusqu'à l'âge de 15 ans. Suit l'intégration dans les rangs des cadets gentilshommes de l'école royale militaire. L'admission aux honneurs de la Cour se déroule le Revue des Deux Mondes, ..
Duc à brevet d'honneur de La Force
Louis-Joseph Nompar de Caumont est connu jusqu'en 1787 sous le titre de marquis de Caumont-La Force.
Il appartient à l'ancienne noblesse française du Midi de la France, la famille de Caumont, qui a produit deux branches, les Caumont-La Force, protestants, et les Caumont-Lauzun, catholiques. Ces deux branches se sont séparées dès la fin du ; mais elles gardent le prénom de Nompar, qui leur appartient depuis longtemps. La branche des Lauzun s'est éteinte à la mort du duc de Lauzun (1723) ; celle des La Force s'est continuée jusqu'à nos jours.
Le marquis de Caumont-La Force et son frère le comte de Caumont-La Force, sont les fils de Bertrand de Caumont, marquis de La Force et de Caumont, gentilhomme de la chambre de Monsieur, né en 1724, décédé en fonction à Versailles le , et d'Adélaïde-Luce de Galard de Béarn-Brassac, qu'il épouse le . Celle-ci, fille d'Anne-Hilarion de Galard de Brassac, comte de Béarn, et d'Olympe de Caumont-La Force, est la sœur du dernier duc chef de la branche aînée, décédé en 1755. Les frères Caumont-La Force descendent par leur mère du maréchal de Tourville..
Louis-Joseph Nompar, qui reçoit lorsqu'il a 4 ans pour parrain et marraine Monsieur le comte de Provence et Marie-Joséphine de Savoie, épouse le (contrat signé par le roi et la famille royale, le ), Sophie Pauline d'Ossun, fille de Charles-Pierre-Hyacinthe, comte d'OssunColonel du Royal Vaisseaux, soit un oncle maternel., grand d'Espagne de première classe et de Geneviève de Gramont. La duchesse de la Force a pris le tabouret chez la reine le . Le duc et la duchesse ont une fille, Adélaide Olympe, née en 1789, morte jeuneEn conséquence, ils n'ont pas de descendance directe ultérieure..
Louis-Joseph Nompar est destiné à la carrière des armes. Entré au service en 1780 comme sous-lieutenant dans le régiment de Royal-Vaisseaux, il est créé duc par brevet de 1787.
De l'armée des Princes à la Grande Armée
Il est major en second des carabiniers lorsqu'il émigre avec le comte de Caumont-La Force, son frère, en 1791. Il devient aide de camp de Monsieur (depuis Louis XVIII), fait la campagne des princes en 1792 et les campagnes suivantes au corps de Condé. À l'affaire de Mons, en 1792, le duc de la Force reprend aux républicains trois pièces de canon appartenant au régiment de BeauceLes différents textes typographient le régiment de Beauce en «régiment de Barce», ce qui n'a aucune correspondance.. L'empereur d'Autriche lui envoie De Reiset, , .. Le duc de la Force continue de servir à la tête d'un escadron du corps de BéonL'épisode ici évoqué est à resituer dans le contexte militaire de la mort du général Dillon en avril 1792 et se voit conforté par le récit de Victor de Chaudelot livré par l'historien belge Charles Terlinden. puis passe successivement à la solde de la Hollande et à celle de l'Angleterre au titre de son intégration, au grade de capitaine-commandant, à la légion de Béon cavalerieFac similé d'attestation de présence au corps manuscrite signée du duc de La Force le 23 novembre 1795..
Le duc de La Force rentre en France en 1802 pour tenter de retrouver quelques biens. Il vient alors à Caumont-sur-Garonne et est hébergé au château de Sainte-Marthe par les Séré de Lanauze.
Légionnaire (), il est, sous l'Empire, membre du collège électoral de l'arrondissement de Montauban, commandant de la garde d'honneur de cette ville. Il est créé chevalier de Caumont-La Force et de l'Empire (avec dotation, ), et officier de la Légion d'honneur sur le champ de bataille de la Moskowa le .
Il est désigné par le sénat conservateur le pour représenter au Corps législatif le département de Tarn-et-Garonne.
Première Restauration et Cent-Jours
Il adhère à la déchéance de , envoie son adhésion aux actes du gouvernement provisoire (1814) et devient maréchal de camp le , après avoir été fait pair de France, par ordonnance royale du .
Après le , il se rend à Nîmes auprès du duc d'Angoulême. Ce prince le charge de plusieurs missions importantes et le nomme commissaire du roi dans les départements de Lot-et-Garonne, de Tarn-et-Garonne et du Lot. Lorsqu'on vient informer le duc de La Force que les partisans de ont fait arborer le drapeau tricolore dans la ville de Cahors, il se transporte sur-le-champ à la préfecture de cette ville, espérant rappeler au devoir les habitants et les troupes de la garnison, mais ce zèle faillit lui coûter la vie. Environné par une populace furieuse, il est arrêté, conduit aux casernes au milieu des vociférations les plus atroces, et ensuite amené à Paris dans une voiture, escortée, de brigade en brigade, par la force publique. Le duc de La Force est emprisonné et ne doit sa liberté qu'aux événements de qui renversent l'Empereur.
Seconde Restauration et chambre des pairs
Le roi le confirme dans son grade de maréchal de camp le et le nomme président du collège électoral du département de Tarn-et-Garonne le du même mois, inspecteur général des troupes de la division militaire au mois de , commandant la subdivision de la militaire (Montauban) le . Il est promu commandeur de la Légion d'honneur le de la même année et nommé chevalier de Saint-Louis le même jour.
Il est retraité le comme maréchal de camp.
Dans le procès du maréchal Ney (1815), il se prononce pour la mort. Il vota d'ailleurs avec les royalistes modérés et garde son siège sous le gouvernement de Juillet, jusqu'à sa mort, qui arrive à Saint-Brice le .
Titres de La Force (duc à brevet : 1787) ; Grand d'Espagne (1791) ; Chevalier de Caumont-La Force et de l'Empire, à la suite du décret du le nommant membre de la Légion d'honneur (lettres patentes du , Trianon, avec dotation) ; Pair de France : Pair par l'ordonnance du , Titre de duc et pair héréditaire le (lettres patentes du , sans majorat).
Distinctions Légion d'honneur : Légionnaire () puis, Officier () puis, Commandeur de la Légion d'honneur () puis, Grand officier de la Légion d'honneur () Ordre royal et militaire de Saint-Louis : Chevalier de Saint-Louis () puis, Commandeur de Saint-Louis () Décoration de la Fidélité
À titre étranger : Royaume des Pays-Bas : ordre militaire de Guillaume ()
Œuvre
Un soldat de Napoléon, Revue des Deux mondes, 23 p. (578-599), 1829
Armoiries
Figure Blasonnement Armes du chevalier Caumont-La Force et de l'Empire D'azur à trois léopards l'un sur l'autre d'or armés et lampassés de gueules, bordure de gueules du tiers de l'écu au signe des chevaliers posé au second point en chef. Livrées : les couleurs de l'écu.. Armes du duc de La Force, pair de France D'azur à trois léopards l'un sur l'autre d'or armés et lampassés de gueules
Notes et références Notes
Références
Annexes Bibliographie
Anne de Caumont La Force, comtesse de Balbi. Les Reines de l'Emigration, vicomte de Reiset, 1908.
Articles connexes Famille de Caumont ; Duché de La Force ; d'infanterie de ligne ; Armée des émigrés ; Liste des députés de Tarn-et-Garonne ; Liste des membres de la noblesse d'Empire ; Armorial des chevaliers de l'Empire ;
Liens externes
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