Gaillard est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie Localisation Commune de l'agglomération d'Annemasse, la commune est située à la frontière suisse, à environ de Genève. Elle s'étend sur avec une densité de par km.

Communes limitrophes

Hydrographie La commune est traversée par l'Arve, ainsi que par un cours d'eau moins important, le Foron, qui marque la frontière franco-suisse.

Climat Le climat y est de type montagnard en raison de la présence du massif alpin.

La station météorologique de Météo-France installée sur la commune et mise en service en 1987 permet de connaître en continu l'évolution des indicateurs météorologiques.. Le tableau détaillé pour la période 1981-2010 est présenté ci-après.

Voies de communication et transports La commune est desservie par l'« Autoroute Blanche » (A40), elle ne possède pas de gare ferroviaire, la gare la plus proche est celle d'Annemasse, desservie par des TER Rhône-Alpes et des TGV de et vers Paris via Bellegarde-sur-Valserine. La gare de Genève-Cornavin est également reliée par TGV Lyria à Paris, mais elle impose depuis Gaillard de traverser la frontière.

L'aéroport de Genève Cointrin L'aéroport international, desservi par de nombreuses compagnies d'aviation, est accessible en une quinzaine de minutes. Il impose également un passage de frontière.

Transports en commun vignette|Autobus du réseau TAC (Annemasse) vu près de l'Église de Gaillard. Les bus font partie des TAC (Transports annemassiens collectifs) qui est le réseau de transports publics desservant l'agglomération d'Annemasse.

Les horaires ainsi que les lignes ont été redéfinis (presque conjointement) avec les TPG pour faciliter le transit des travailleurs frontaliers.

Urbanisme Typologie Au , Gaillard est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Genève (SUI)-Annemasse (partie française)Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération internationale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Genève (SUI)-Annemasse (partie française) comprend une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Genève - Annemasse (partie française), dont elle est une commune du pôle principalLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (61,9 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (57,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (50,3 %), terres arables (22,2 %), forêts (12,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (9,1 %), zones agricoles hétérogènes (3,2 %), mines, décharges et chantiers (2,6 %)..

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran..

Morphologie urbaine Une zone urbaine, sur le plateau, qui regroupe aujourd’hui près de rassemblant plus de . Gaillard est composé principalement du quartier de Sigem-Fossard classée zone urbaine sensible (ZUS), remplacé par le quartier prioritaire « Chalet - Helvetia-Park - Hutins » en 2015 pour habitants en 2020Quartier Prioritaire 2024 : Le Chalet - Helvetia-Park - Hutins - QN07402M sig.ville.gouv.fr sur sig.ville.gouv.fr.

Vu du ciel, il n'y a pas de différence entre Gaillard, Ambilly, Annemasse et même la ville de Thonex en Suisse.

Sigem-Fossard Le quartier Sigem-Fossard est située près de la douane de Fossard et est composée de nombreuses nationalités différentes. Sigem-Fossard est classée zone urbaine sensible (ZUS) par l'Insee.

Gaillard, ville frontalière Située à la frontière franco-suisse, Gaillard est reliée à la ville de Thônex par plusieurs points de passage.

La douane de Vallard La douane de Vallard est une grande douane ouverte 24 heures sur 24. L'autoroute Blanche A40 qui vient de la vallée de l'Arve et de Chamonix ou de Lyon en passant par La Roche-sur-Foron, est reliée à la douane par l'autoroute A411. Cette dernière se prolonge en Suisse sur la route de Malagnou qui arrive à proximité du pont du Mont-Blanc au centre de Genève.

La douane de Moëllesulaz vignette|La douane de Moëllesulaz. Le second passage depuis Gaillard vers la Suisse est la douane de Moëllesulaz (« Moillesulaz » du côté suisse), nom francoprovençal signifiant « mouille soulier », car il fallait traverser à pied le Foron avant la construction du pont.

La douane de Moillesulaz est le terminus de la ligne 12 du tramway de Genève. La ligne 17 passe la frontière, traverse Gaillard, Ambilly avec son terminus à Annemasse. De nombreux habitants de Gaillard et Annemasse passent par cette douane pour aller à Genève, en particulier pour travailler.

Du côté français, le quartier de la douane de Moëllesulaz s'appelle la « Porte de France ».

Le général Giraud, après son évasion de la Forteresse de Königstein, le , emprunte la douane de Moëllesulaz plutôt que celle de Saint-Julien-en-Genevois pour quitter la Suisse.

La douane de Fossard La douane de Fossard donne sur les abords de la ville de Thônex. Le passage des valeurs marchandes n'y est pas autorisé.

Avec l'accord de Schengen auquel la Suisse a adhéré, les vérifications sont devenues modestes, mais il y a toujours les douaniers qui peuvent vérifier le passage.

Toponymie Le château est mentionné lors de sa création, en 1304, sous la forme .. On trouve dans les années qui suivent les formes castro Gaillart (1304-1305) ou encore (1306).

Le toponyme provient de Château-Gaillard, dans le sens « bravoure ».

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Guèlyâr (graphie de Conflans) ou Galyârd / Gàlyârd (ORB).

Histoire Début de la période féodale Durant le Moyen Âge, Gaillard est le centre d'une châtellenie..

Chastel-Gaillard et devint simplement Gaillard après la démolition du château en 1589.

Gaillard, par sa position géographique particulière, a joué un rôle actif dans l’histoire de Genève et de la Savoie. En effet, même si l’urbanisation a souvent effacé les traces du passé, l’agglomération frontière actuelle est l’héritière de Château-Gaillard, bourg fortifié fondé par les comtes de Genève au , qui commandait les passages terrestres et fluviaux vers la cité voisine. Au Moyen Âge , la forteresse, sise dans le diocèse de Genève, abritait une garnison de .

La maison de Savoie

thumb|Le Marché aux chevaux à Gaillard), Agasse et Toepffer, vers 1799 thumb|Paysage de Gaillard, près d'Annemasse (Haute-Savoie), Toepffer, vers 1820 Au début du , après la disparition des comtes de Genève et l’achat du comté par Amédée VIII, duc de Savoie, toute l’ancienne province du Genevois – vaste étendue englobant une grande partie du bassin du Léman, les vallées de l’Arve jusqu’au mont Blanc, celle du Rhône savoyard et toute la région des Préalpes françaises – devint savoyarde. Au moment de l’instauration de la Réforme, en 1536, Genève est en effervescence. Pour réagir contre ce mouvement d’indépendance, les parents fribourgeois du chanoine Pierre Verly se réunissent à Gaillard et menacent Genève. Les évènements se précipitent. Les Genevois somment le château de se rendre ; ils l’attaquent et le reprennent.

Le bailliage de Gaillard est rendu au duc de Savoie par le traité de Lyon en 1601. Ce document cède en même temps à la France la Bresse, le Bugey, le Valromey et le pays de Gex. Pour compenser la perte de ces provinces, le duc de Savoie lance une action militaire contre Genève, dont le point fort est l'Escalade, le , qui se solde par la défaite du duc de Savoie. Aux termes du traité de Turin de 1816, le territoire de Gaillard est incorporé à la « zone sarde », zone de libre-échange avec la Suisse qui deviendra après 1860 et le rattachement de la Savoie à la France la zone franche de la Haute-Savoie toujours en vigueur aujourd'hui. Après avoir été, au cours des siècles, Genevois, Savoyens, Français et Sardes vivant en communauté avec Thônex, les Gaillardins sont associés à Ambilly lors du retour à la Savoie le .

Mais cette nouvelle union sera de courte durée puisque, selon les « Lettres patentes royales » du , Charles-Albert, roi de Sardaigne, reconnaît « convenable dans l’intérêt public » de séparer « de la commune d’Ambilly-Gaillard, les hameaux de Gaillard, Moillesulaz, Valard et Vernaz et les érige en commune sous le nom de Gaillard, laissant que le village d’Ambilly continue à former une commune à lui seul sous le nom d’Ambilly ».

Gaillard devient française En 1860, par le traité de Turin, la Savoie est cédée à la France.

Lors des débats sur l'avenir du duché de Savoie, en 1860, la population est sensible à l'idée d'une union de la partie nord du duché à la Suisse. Une pétition circule dans cette partie du pays (Chablais, Faucigny, Nord du Genevois) et réunit plus de , dont 136 pour la commune... Le duché est réuni à la suite d'un plébiscite organisé les 22 et où 99,8 % des Savoyards répondent « oui » à la question « La Savoie veut-elle être réunie à la France ? »..

En 1896, Gaillard dénombre , et . C’est donc un bourg essentiellement rural, avec une activité maraîchère en plein essor. Au fil des années, sa population va croissant.

De 1945 à nos jours Peuplée de en 2012, la ville présente aujourd’hui une physionomie urbaine qui contraste avec la vie quotidienne un siècle auparavant. La vocation maraîchère, partiellement conservée dans la plaine de l’Arve, nous rappelle cependant le rôle qu’a joué cette activité dans le développement de la ville et dans les relations frontalières.

Politique et administration Administration territoriale La commune est rattachée administrativement à l’arrondissement de Saint-Julien-en-Genevois.

Elle appartient au canton d'Annemasse dès 1860, puis à celui d'Annemasse-Nord en 1973. En 2015, la commune devient le chef-lieu du canton de Gaillard, créé à la suite du redécoupage cantonal de 2014.. Enfin, elle est rattachée à la quatrième circonscription de la Haute-Savoie.

Tendances politiques et résultats

Pour les législatives de 2012, les Gaillardins ont voté à 51 % pour le candidat de gauche, Guillaume Mathelier, maire de la commune voisine d'Ambilly, qui n'a pas été élu comme député.

Administration municipale Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre et , le nombre de membres du conseil municipal est de trente-trois..

Liste des maires

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Politique de développement durable