La Roche-sur-Foron (anciennement dénommée La Roche) est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle fait partie de l'agglomération transfrontalière du Grand Genève. Centre urbain de la communauté de communes du pays Rochois, la commune comptait en , ce qui en fait la quatorzième ville haut-savoyarde pour le nombre d'habitants.

Géographie Localisation

La cité est située dans une zone géographique au carrefour : du Genevois et du Faucigny (à une vingtaine de kilomètres du canton de Genève en Suisse) ; au débouché de l'industrieuse et dynamique moyenne vallée de l'Arve ; Altitude : (à la mairie) porte du bassin annécien (à une vingtaine de kilomètres) ;

Communes limitrophes La Roche-sur-Foron est bordée par sept communes :

Climat La situation de La Roche se trouve dans un climat continental montagnard caractérisé par une humidité marquée .. Les hivers sont plus froids et neigeux que ceux observés dans l'avant-pays et la saison estivale douce avec parfois des épisodes orageux. Les intersaisons (avril et octobre) sont aussi en moyenne humides.

Ville Ensoleillement Pluie Neige Orage Brouillard Paris h/an /an 15 j/an 19 j/an 13 j/an Nice h/an /an 1 j/an 31 j/an 1 j/an Strasbourg h/an /an 30 j/an 29 j/an 65 j/an La Roche-sur-Foron ... h/an ... mm/an ... j/an ... j/an ... j/an Moyenne nationale h/an /an 14 j/an 22 j/an 40 j/an

Voici un aperçu dans le tableau ci-dessous des moyennes pour la période de 1991 à 2021 :

Mois J F M A M J J A S O N DTempératures moyennes °C -1.3 -0.5 3.3 7.6 11.6 15.7 17.5 17.1 13.3 9.4 3.4 -0.4Précipitations (hauteur moyenne en mm) 132 117 123 128 172 158 151 134 120 122 141 148Base climat-data.org de 1991 à 2021Base climat-data.org de 1991 à 2021.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Alpes du nord, caractérisée par une pluviométrie annuelle de à , irrégulièrement répartie en été.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bonneville à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Urbanisme Typologie Au , La Roche-sur-Foron est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de ClusesUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération intra-départementale regroupant , dont elle est ville-centreDans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50 % de la population de l’agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Cluses comprend quatre villes-centres (Bonneville, Cluses, La Roche-sur-Foron, Scionzier) et quatorze communes de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Genève - Annemasse (partie française), dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (56,5 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (60,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (51,6 %), forêts (19,8 %), zones urbanisées (15,4 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (5,1 %), zones agricoles hétérogènes (4,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3,2 %)..

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran..

Morphologie urbaine

Logement Le nombre total de logements dans la commune est de Données INSEE compulsées par le JDN - La Roche-sur-Foron. Parmi ces logements, 88 % sont des résidences principales, 6 % sont des résidences secondaires et 6 % sont des logements vacants. Ces logements sont pour une part de 34,6 % des maisons individuelles, 59 % sont des appartements et enfin seulement 6,5 % sont des logements d'un autre type. Le nombre d'habitants propriétaires de leur logement est de 46,7 %. Ce qui est inférieur à la moyenne nationale qui se monte à près de 55,3 %. Le nombre de locataires est de 48,5 % sur l'ensemble des logements qui est supérieur à la moyenne nationale qui est de 39,8 %. On peut noter également que 4,9 % des habitants de la commune sont des personnes logées gratuitement ce qui est égal au niveau de l'ensemble de la France le pourcentage est de 4,9 %. Toujours sur l'ensemble des logements de la commune, 8,5 % sont des studios, 15 % sont des logements de deux pièces, 24 % en ont trois, 27,2 % des logements disposent de quatre pièces, et 25,3 % des logements ont cinq pièces ou plus.

Projets d'aménagements

Voies de communication et transports L'aéroport international le plus proche est celui de Genève (Suisse), à 45 km d'autoroute et 1h de train en Léman Express (correspondance à Genève Cornavin).

La Roche-sur-Foron est desservie par l'autoroute A410.

La gare de La Roche-sur-Foron est desservie par les TER et les Léman Express permettant d'accéder directement au nord à Annemasse, Bellegarde-sur-Valserine ou Évian-les-Bains ou Genève / Coppet, au sud vers Pringy et Annecy ainsi qu'à l'est vers Bonneville, Cluses, Sallanches et Saint-Gervais-Les-Bains Le Fayet.

Toponymie La Roche-sur-Foron est un toponyme formé du mot « roche » auquel on a associé le nom de la rivière Foron à partir du décret du ..

Le nom de « La Roche » provient de la présence d'un énorme rocher au sommet duquel fut bâti le donjon de l'ancienne forteresse des comtes de Genève. Il provient de l'ancien français « roche » qui désigne au Moyen Âge « château-fort bâti sur une roche », lui-même originaire du mot latin * (« roche »). Le rocher, comme tous ceux de la vallée de l'Arve, fut transporté par le glacier qui la couvrait, il y a encore, en provenance du massif du Mont-Blanc.

Les mentions du nom en latin sont et , qui semble-t-il tient d'une interprétation fantaisiste. On trouve plus tard, au cours du Ruppe et Rupe. On trouve également une planche de la ville dans le Theatrum Sabaudiæ, publié en 1682, sous la mention .

La cité appartenant au comté de Genève ou province du Genevois, elle est parfois désignée sous la forme « La Roche en Genevois » dans certains ouvrages. Durant l'annexion de la Savoie par les troupes révolutionnaires françaises (Voir Révolution en Savoie), la ville est attachée au district de Bonneville en 1798. Lors de la restauration des États de Savoie (1815), la commune est maintenue dans la province historique du Faucigny, bien que l'on trouve les mentions « La Roche / La Roche sur Foron » dans le Dictionnaire du duché de Savoie (Tome II, 1856, ), on trouve désormais plus régulièrement la précision de « La Roche-Faucigny » ou « La Roche en Faucigny », comme il est rappelé dans l'ouvrage Histoire de la ville de La Roche.. Les auteurs de ce dernier sont contre l'usage dit fautif du Dictionnaire des Postes du nom « La Roche sur Foron » sans avoir consulté la population. Si l'existence d'une distinction doit exister pour différencier la ville d'autres localités, ceux-ci préfèrent l'expression « en Faucigny » plutôt que « sur Foron » qui désigne en langue locale un « torrent ».. Ils poursuivent au motif que « ces mots sur Foron sont aussi peu distinctifs que si l'on disait La Roche sur rivière, ou La Roche sur torrent. Le mot foron, néologisme aussi vieux que nos provinces, n'est pas un nom propre, mais un nom commun ».

Le nom actuel de La Roche-sur-Foron est officialisé par décret du , paru au Journal officiel du . Toutefois, les populations locales continuent d'appeler la ville La Roche. Ses habitants sont les Rochoises et les Rochois.

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit La Roshe (graphie de Conflans) ou La Roche (ORB)..

Histoire Préhistoire et époque gallo-romaine Le site de la Roche semble accueillir, selon la déduction des historiens contemporains, très précocement, probablement dès la période préhistorique, un habitat fortifié.. Il est repris par les Burgondes au , en raison de ses atouts stratégiques : ce plateau à flanc de montagne, adossé au col d'Évires et facile à défendre, ouvre une vue largement dégagée sur la vallée de l'Arve et le bassin lémanique.. Leur présence est attestée dans les environs dès les . Cependant, les premières mentions de l'occupation du site ne remontent qu'au début du .

Les comtes de Genève Tout comme neuf autres castra « genevois », le château de La Roche, est mentionné au début , au cours de l'année 1120..

Plus tard, en 1033, le comte Gérold de Genève, chassé de sa capitale par l'empereur Conrad II le Salique (à la suite de la guerre de succession au trône de Bourgogne) s'établit dans ce bourg fortifié et en fait sa capitale. Gérold, fondateur de la maison de Genève, en modernise les fortifications. Plus tard, à la fin du , une première enceinte défendue par trois châteaux est élevée. La Roche demeure capitale du comté de Genève jusqu'en 1219, époque à laquelle le comte renonce à Genève et s'installe à Annecy. Mais après l'incendie d'Annecy (1320), Amédée III de Genève fixe sa résidence à La Roche (1320-1322), le temps que la ville et son château soient rebâtis. La Roche ayant débordé de sa première enceinte, Amédée III ordonne la construction d'une seconde. À cette occasion, La Roche reçoit son statut de ville et des franchises et libertés en 1335...

La maison de Savoie