Chronologie Janvier 2011 Mardi : un homme d'affaires britannique d'origine ghanéenne, Henry Djaba (), enlevé, torturé et détenu arbitrairement en Libye entre mars et , estime avoir été abandonné à son sort, au nom d'intérêts commerciaux. À Londres, il a déposé une plainte au civil contre la Libye et trois de ses ressortissants – dont Mohammed Treki, fils du ministre libyen des affaires africaines et président en 2009 de l'Assemblée générale de l'ONU –, réclamant de livres ( d'euros)Le Figaro.fr, Un homme d'affaires britannique torturé dans une prison libyenne .

Février 2011 Mardi : Début de la guerre civile de 2011. Mercredi : Le gouvernement de la Jamahiriya arabe libyenne s'apprête à libérer 110 islamistes du Groupe islamique de combat libyen (Gicl), portant à plus de 360 le total des prisonniers politiques relâchés. Violents affrontements à Benghazi faisant . Vendredi : Selon l'ONG Human Rights Watch, les forces de sécurité ont tué depuis mardi soir au moins 24 manifestants et blessé des dizaines d'autres en tirant pour disperser des protestations « pacifiques » contre le régime en LibyeLe Figaro.fr, Au moins 24 manifestants tués. Benghazi : De nombreux prisonniers se sont évadés ce matin de la prison à la suite d'une mutinerieLe Figaro.fr, Évasion de prisonniers à Benghazi. Le siège de la radio a été incendié par des manifestantsLe Figaro.fr, Le siège d'une radio incendié. Au moins 20 manifestants ont été tués depuis mercredi Al-Baïda : Deux policiers ont été pendus par des manifestants. 23 manifestants ont été tués depuis mercredi et des dizaines d'autres ont été blessés et 25 autres vendredi lors de l'attaque d'un commissariat et d'une caserne. Les autorités accusent un groupe d'extrémistes islamistes se faisant appeler « émirat islamique de Barka »Le Monde.fr, Chronologie du 18 février. Samedi : Selon l'ONG Human Rights Watch, le bilan s'élève à , la plupart à Benghazi, depuis le début du mouvement de révolte mardi contre la Jamahiriya arabe libyenne, le régime du colonel Mouammar Kadhafi, au pouvoir depuis 1969Le Figaro.fr, à Benghazi. Benghazi : Au moins ont été tuées dans des heurts entre manifestants anti-régime et militaires. La Turquie commence à organiser le rapatriement de ses ressortissants. Dimanche : Benghazi : Des milliers de personnes, dont de nombreux avocats, manifestent devant un tribunal et d'autres attaquent la garnison, affrontant des tirs. Les manifestants réclament un changement de gouvernement et une nouvelle Constitution. Les locaux du journal Quryna, proche de Saïf al-Islam Kadhafi, fils de Mouammar Kadhafi, sont occupés par des manifestants. Des centaines de Tunisiens ont quitté la Libye par le poste-frontière de Ras-Jdir pour fuir « un vrai carnage ». Les autorités libyennes annoncent avoir arrêté plusieurs dizaines de ressortissants arabes, de nationalité tunisienne, égyptienne, soudanaise, palestinienne, syrienne et turque, appartenant à un « réseau étranger » ayant pour mission de déstabiliser le pays. Tripoli : Le siège de la télévision Al-Jamahiriya 2 et de la radio publiques Al-Shababia ont été saccagés dans la soirée par des manifestants qui ont aussi incendiés des postes de polices et des locaux des comités révolutionnaires dans plusieurs quartiers. Des affrontements violents ont eu lieu au centre-ville entre pro et anti-régime, faisant une soixantaine de morts. La Salle du peuple, bâtiment où siège le Congrès général du peuple, l'équivalent du parlement, a été incendié. Le représentant permanent de la Libye auprès de la Ligue arabe, Abdel Moneim al-Honi, annonce sa démission pour « rejoindre la révolution » et protester contre « la répression et la violence contre les manifestants » dans son pays. Selon l'ONG Human Rights Watch le bilan s'élève à depuis le début du mouvement de révolte mardiLe Monde.fr, Répression sanglante des émeutes. Les autorités libyennes menacent l'Union européenne de cesser de coopérer dans la lutte contre l'immigration si l'UE continue à « encourager » les manifestations. Lundi : Le ministre de la Justice, Moustapha Abdel Jalil, a démissionné de son poste « pour protester contre l'usage excessif de la force » contre les manifestants. Tobrouk : Des heurts ont fait par balles. Des Égyptiens fuient la ville vers leur pays. Plus de d'Égyptiens vivent en Libye. Tripoli : Des avions et des hélicoptères de l'armée auraient tiré sur plusieurs secteurs de la capitale. Des massacres ont eu lieu dans les quartiers de Fachloum et de Tajoura par des mercenaires africains armés. Fermeture de l'espace aérien aux avions civils. L'ambassadeur adjoint de la Libye à l'ONU, Ibrahim Dabbashi, estime que le Guide de la révolution Mouammar Kadhafi est coupable de « génocide » contre son propre peuple et doit « partir le plus vite possible ». L'équipe diplomatique libyenne à l'ONU a écrit une lettre appelant Mouammar Kadhafi à la démission. ll dénonce Saïf al-Islam Kadhafi, qui a promis de « combattre jusqu'à la dernière balle » pour mettre fin aux manifestations, incitant « à la guerre civile »Le Figaro.fr, Diplomates: Kadhafi doit partir . Le très influent théologien qatari d'origine égyptienne cheikh Youssef Al-Qardaoui a émis une fatwa appelant l'armée libyenne à assassiner Mouammar Kadhafi pour « en débarrasser la Libye ». Une polémique se développe en Belgique sur une vente d'armes livrées en 2009 et sur l'usage actuel de ces armes. La région wallonne, propriétaire à 100 % de la société liégeoise FN Herstal, avait délivrer une licence d'exportation pour une livraison portant sur 367 fusils d'assaut F2000, 367 pistolets mitrailleurs P90, 367 pistolets 5.7, 20 mitrailleuses légère Minimi, grenades pour fusils et de munition pour ces armes, d'une valeur de d'euros. Elle a également autorisé la vente de FN 303, des lanceurs semi-automatiques à air comprimé, des armes dites « à létalité réduite », pour d'euros. Selon le « certificat d'usage final », ces armes sont exclusivement destinées à être utilisées par le des forces d'élite de l'armée libyenne dans le cadre d'une « mission de protection des convois d'aide humanitaire vers le Darfour ». La Ligue belge des Droits de l'homme a émis l'hypothèse qu'elles aient pu servir à mater les manifestationsLe Figaro.fr, Polémique en Belgique sur les ventes d'armes à la Libye. Selon l'OPEP, la Libye était en 2009 le quatrième producteur de pétrole en Afrique, après le Nigeria, l'Algérie et l'Angola, avec de barils par jour et possède des réserves évaluées à de barils. Les réserves prouvées de gaz naturel sont de milliards de mètres cubes avec une production annuelle de de mètres cubes qui a doublé depuis 2005Le Figaro.fr, de pétrole en Afrique . Mardi : Selon Saïf al-Islam Kadhafi, les violences qui ont accompagné la révolte contre le régime libyen ont fait dont et . La télévision officielle Al-Jamahiriya dément les informations sur des « massacres » dénonçant des « mensonges et des rumeurs ». Ces informations « visent à détruire votre moral, votre stabilité et vos richesses ». Seul est reconnu que les forces de sécurité prenaient d'assaut des « nids de saboteurs ». Dans un discours télévisé, le colonel Mouammar Kadhafi a menacé les rebelles d'une riposte « similaire à Tiananmen et Fallouja » et les manifestants armés de la « peine de mort » appelant l'armée et la police à reprendre la situation en mains : « Rendez vos armes immédiatement, sinon il y aura des boucheries »Le Figaro.fr, Vidéo: Le spectre des mercenairesLe Figaro.fr, Kadhafi prend le risque d'encourager une guerre civile. Tripoli : De violents affrontements ont eu lieu dans les quartiers de Fachloum et Tajoura. L'aviation a bombardé des secteurs de la capitale. Benghazi : L'aviation a bombardé des dépôts de munitions de la grande ville de l'Est. De violents affrontements ont eu lieu. La rébellion aurait pris le contrôle de la ville bombardés à l'arme lourde par les forces fidèles au régime. Sabratha : L'armée libyenne s'est déployée en force dans cette localité côtière située à environ à l'ouest de Tripoli, après la destruction par des insurgés de la quasi-totalité des bâtiments des services de sécurité. De nombreux pays ont commencé à organiser le rapatriement de leurs ressortissants par avions et par bateaux. Plusieurs milliers de Tunisiens et d’Égyptiens fuient vers leur pays respectif. L'Organisation de la conférence islamique condamne « l'usage de la force excessive contre des civils » par les organes de sécurité qui répriment le soulèvement populaire en Libye et « dénonce une catastrophe humaine contraire aux valeurs de l'islam et de l'humanité » faisant état d'un « nombre considérable de décès et de blessés ». Le mouvement islamiste palestinien Hamas a condamné « les massacres » perpétrés par le régime du colonel Mouammar Kadhafi contre son propre peuple : « Nous condamnons vivement la répression organisée par le régime de Kadhafi contre son propre peuple qui manifestait pacifiquement […] Ce régime a fait intervenir l'aviation contre la foule, et nous appelons le peuple palestinien, les musulmans et les Arabes à condamner ces massacres ». Mercredi : Selon le ministre italien des Affaires étrangères Franco Frattini, la province de Cyrénaïque n'est plus désormais sous le contrôle du gouvernement de Mouammar Kadhafi alors que des affrontements et des violences sont en cours dans tout le pays. Cependant selon le ministre Frattini la Cyrénaïque pourrait donner naissance à un « émirat islamique de la Libye orientale » « à quelques centaines de kilomètres de l'Union européenne »Le Figaro.fr, La Cyrénaïque n'est « plus contrôlée par Tripoli ». De son côté, le vice-ministre aux Affaires étrangères affirme qu'al-Qaida a bien établi un émirat islamique à Derna, dirigé par Abdelkarim Al-Hasadi, un ancien détenu de Guantanamo et son adjoint Kheirallah Barâassi. Un avion de chasse libyen, de type Sukhoï 22 de fabrication russe, s'est écrasé à l'ouest de la ville d'Ajdabiya, située à au sud-ouest de Benghazi, après que son pilote et son copilote, refusant d'obéir à des ordres de bombarder la ville de Benghazi, se soient éjectés. Selon la Fédération internationale des Ligues des Droits de l'homme (FIDH), les violences liées au soulèvement ont fait au moins , dont 275 à Tripoli et 230 à Benghazi. Selon un médecin français les affrontements à Benghazi ont fait « plus de morts ». Le président de la Commission de l'UA, Jean Ping, « suit avec une grande préoccupation la situation en Libye. Il condamne l'usage disproportionné de la force contre les civils et déplore profondément les nombreuses pertes en vies humaines ». Selon l'ancien ministre de la Justice Moustapha Abdel Jalil, passé du côté de la rébellion, le colonel Mouammar Kadhafi a personnellement ordonné l'attentat de Lockerbie qui a fait en 1988Le Figaro.fr, Lockerbie : un ex-ministre accuse Kadhafi. Selon des câbles diplomatiques publiés par WikiLeaks, le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a bâti un vaste empire financier qui est source de sérieuses disputes entre ses enfants. Le clan Kadhafi détient d'importantes participations dans les secteurs du pétrole et du gaz, dans les télécommunications, dans les infrastructures de développement, dans des hôtels, dans les médias et dans la grande distributionLe Figaro.fr, L'empire Kadhafi, source de querelles. Jeudi Le Monde.fr, Point journalier du 24 février :